Olmert va chercher ses ordres à Washington
Olmert le corrompu continue de faire son fier à bras, sûr de sa victoire, sûr de son succès. Il compare Ahmadinejad à Hitler alors que l'hitlérien c'est lui. Le Président Iranien est loin d'avoir autant de sang sur les mains que lui. S'il en a jamais eu d'ailleurs. On voit comment il traite les Palestiniens, on sait ce qui s'est perpétré au Liban grâce à lui. Il ferait mieux de se taire, on sait ce qu'il vaut. Bien que nous ne portions pas Sharon dans notre coeur, il faut bien se rendre à l'évidence... Olmert ne lui arrive même pas à la cheville. C'est dire sa valeur.
Israël et son allié américain face à la menace iranienne
par Michel Bôle-Richard
Pour la deuxième fois depuis son accession à la tête du gouvernement israélien, Ehoud Olmert devait rencontrer, lundi 13 novembre, le président américain, George Bush, à Washington. Cette visite aux Etats-Unis se poursuivra à Los Angeles pour l'assemblée générale des communautés juives américaines, à laquelle participe également une grande partie du cabinet israélien.
Les entretiens entre M. Bush et M. Olmert se situent dans un contexte totalement différent de ceux du 23 mai. Depuis cette date, il y a eu la guerre au Liban contre le Hezbollah et la victoire des démocrates aux élections américaines du 7 novembre, qui ont changé la donne. "Le soutien des Etats-Unis à Israël dépasse les frontières des partis et je ne vois aucune raison pour que cela change", a expliqué M. Olmert aux journalistes, dans l'avion qui l'emmenait aux Etats-Unis, afin de se rassurer sur le changement de majorité politique au Congrès.
Le premier ministre israélien savait déjà que son fidèle allié avait opposé, samedi, son veto à une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies après la tuerie de Beit Hanoun. Comme l'indique Walid Awad, membre de la commission des médias du Fatah, c'est la 35e fois depuis 1986 que l'administration américaine s'oppose à une résolution condamnant Israël. Le soutien de Washington ne devrait donc pas se réduire. Malgré tout, cette rencontre a lieu entre deux dirigeants affaiblis et M. Olmert entend jauger sa marge de manoeuvre face à d'éventuelles inflexions de la politique américaine.
L'Iran et la menace nucléaire qui se profile devraient être au centre des conversations. Israël ne cache plus son inquiétude face à la montée du péril iranien. "Le président Ahmadinejad est un homme prêt à commettre des crimes contre l'humanité et il faut l'arrêter", a déclaré M. Olmert à l'hebdomadaire américain Newsweek, se déclarant favorable à des sanctions, car, a-t-il estimé, "il faut que l'Iran commence à avoir peur". Ayant totalement "confiance" dans le président Bush, le chef du gouvernement israélien va plaider en ce sens afin d'empêcher que le régime des mollahs ne poursuive son programme d'enrichissement d'uranium en installant 3 000 centrifugeuses, comme l'a annoncé Mohammad Ali Hosseini, porte-parole du ministère des affaires étrangères iranien.
MONTÉE DES EXTRÉMISMES
M. Olmert a comparé le président Ahmadinejad à Hitler et indiqué que "le gouvernement et le peuple iranien doivent comprendre que s'ils n'acceptent pas les requêtes de la communauté internationale, ils vont le payer très cher". Questionné sur l'option militaire, il a fait remarquer qu'"Israël avait plusieurs options" sans préciser lesquelles. Téhéran a immédiatement répliqué à cette menace à peine voilée. "Israël n'a pas les moyens ni la capacité pour oser menacer l'Iran, car sa situation intérieure et sécuritaire est fragile", a dit M. Ali Hosseini, ajoutant : "Si Israël fait une telle bêtise, la République islamique et ses défenseurs donneront une réponse destructrice et cela ne prendra pas une seconde." Le vice-ministre de la défense israélien, Ephraïm Sneh, avait précisé, dimanche, que l'option militaire "doit être considérée comme un ultime recours car ses conséquences seraient graves".
Si le dossier iranien doit être au coeur des entretiens de Washington, l'Irak sera aussi au menu ainsi que la situation au Liban. M. Olmert s'inquiète de la montée des extrémismes dans la région avec le Hezbollah à sa frontière nord et la possibilité d'un retrait américain d'Irak. "L'Amérique devra envisager les retombées possibles sur les pays arabes voisins et leurs gouvernements modérés", a-t-il confié au Washington Post.
Alors que la stabilité au Proche-Orient est de plus en plus menacée et que Condoleezza Rice, la secrétaire d'Etat américaine, indique, dans un entretien au quotidien israélien Maariv, que "la Syrie est un Etat dangereux qui se comporte dangereusement", Israël fait de plus en plus figure, pour Washington, de rempart contre la montée des menaces. M. Bush devrait continuer de fournir un appui inconditionnel à M. Olmert tout en lui suggérant de réduire les tensions intérieures en lâchant du lest vis-à-vis des Palestiniens.
Ehoud Olmert avait déjà annoncé, le 9 novembre, que lorsqu'il rencontrerait Mahmoud Abbas, le président de l'Autorité palestinienne "serait surpris de constater jusqu'où nous sommes prêts à aller". "Je peux lui proposer beaucoup", avait-il ajouté. Voilà néanmoins deux mois que M. Olmert se dit prêt à rencontrer M. Abbas sans que rien ne se concrétise.
Sources LE MONDE
Posté par Adriana Evangelizt