Ahmadinejad veut doter l'Iran de 60 000 centrifugeuses
Il ne faut pas sortir de Saint-Cyr pour se rendre compte que Mahmoud Ahmadinejad fait exprès d'en rajouter... 60 000 centrifugeuses ! Vous pensez ! Il y a longtemps que nous avons compris sa façon de procéder. Il sait que ses propos font "trépigner" les sionistes alors il s'en donne à coeur joie. Et bien évidemment, les autres saisissent la balle au bond. Ils ont si peu d'humour.
Nucléaire: Ahmadinejad veut doter l'Iran
de 60.000 centrifugeuses
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a affirmé mardi que l'objectif final de l'Iran était d'installer 60.000 centrifugeuses afin de produire du combustible pour les centrales nucléaires civiles, malgré les menaces de sanctions du Conseil de sécurité.
"Nous voulons produire du combustible (nucléaire), il faut donc aller jusqu'à 60.000 centrifugeuses, nous sommes au début du chemin", a déclaré M. Ahmadinejad au cours d'une conférence de presse.
Il était interrogé sur l'objectif déclaré de l'Iran d'installer d'ici mars 2007 quelque 3.000 centrifugeuses.
Cette annonce "devrait être un choc révélateur pour le reste du monde" et convaincre ceux qui en doutaient de l'ambition de Téhéran de se doter de l'arme atomique, a réagi à Washington le porte-parole du département d'Etat, Sean McCormack.
L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a confirmé par ailleurs dans un rapport confidentiel obtenu par l'AFP que l'Iran poursuivait son programme d'enrichissement.
Entre le 13 août et le 2 novembre, l'Iran a alimenté ses centrifugeuses de Natanz (centre) avec "un total d'environ 34 kg" de combustible d'uranium, ce qui a permis de produire une petite quantité d'uranium enrichi, selon ce rapport.
L'Iran a installé fin octobre une seconde chaîne de 164 centrifugeuses à Natanz, s'obstinant à maintenir son programme d'enrichissement d'uranium malgré les menaces du Conseil de sécurité.
"Cette question est dépassée", a déclaré mardi M. Ahmadinejad.
Dimanche, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Mohammad Ali Hosseini, a déclaré que l'Iran cherchait à "atteindre" l'objectif des 3.000 centrifugeuses d'ici à la fin de l'année. Ce qui permettra à l'Iran de passer du cadre actuel de recherche au stade industriel.
L'Iran fait actuellement de l'enrichissement à un niveau inférieur à 5%, nécessaire pour le combustible d'une centrale nucléaire. Il faut l'amener à 90% pour obtenir un effet optimal pour une bombe atomique.
Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne) et l'Allemagne examinent actuellement un projet de résolution préparé par les Européens et visant à imposer des sanctions contre les programmes nucléaire et balistique de l'Iran.
Mais les six grands peinent à s'entendre sur un texte en raison de l'opposition de la Russie et la Chine.
Les ambassadeurs des "six" s'étaient réunis lundi à la mission française auprès de l'ONU mais ils avaient décidé de laisser leurs experts clarifier certains aspects très techniques du projet de sanctions débattu depuis trois semaines. Ils doivent se retrouver mercredi.
"Les grandes puissances ont tenté de retirer à notre peuple ses droits en matière nucléaire. Mais avec l'aide de Dieu et la résistance du peuple, l'Iran maîtrise totalement le cycle du combustible nucléaire et le temps joue en faveur de l'Iran", a déclaré le président iranien.
"Beaucoup de pays (...) ont accepté de vivre avec un Iran maîtrisant l'enrichissement d'uranium", a-t-il ajouté.
"J'espère que nous allons organiser cette année la grande fête de la nucléarisation de l'Iran (...) la fête de de la confirmation du droit nucléaire" du pays, a-t-il poursuivi.
Enfin, le président iranien a affirmé que des négociations avec les Etats-Unis n'étaient pas à l'ordre du jour actuellement.
"Nous ne sommes pas prêts à discuter avec le régime d'occupation", a-t-il dit à propos d'Israël, qu'il a qualifié d'"illégitime".
"Mais nous sommes prêts à discuter avec les Etats-Unis mais à certaines conditions. A condition qu'ils changent d'attitude", a-t-il dit, répétant la position traditionnelle de l'Iran.
Lundi, le président américain George W. Bush et le Premier ministre Tony Blair avaient de nouveau exigé que l'Iran suspende son programme d'enrichissement d'uranium, au risque d'un isolement grandissant sur la scène internationale.
Sources AFP
Posté par Adriana Evangelizt