Une frappe contre l'Iran possible

Publié le par Adriana Evangelizt

Une frappe contre l'Iran possible

 (Nezavissimaïa gazeta)





MOSCOU, 16 novembre - RIA Novosti. Le président des Etats-Unis George Bush n'hésitera pas à user de la force armée contre l'Iran, si d'autres moyens d'empêcher Téhéran de se doter de l'arme nucléaire s'avèrent inefficaces, a déclaré hier l'ambassadeur d'Israël aux Etats-Unis, Daniel Ayalon. "Ceux qui connaissent Bush savent qu'il est d'un naturel opiniâtre... Si les sanctions ont un effet, tant mieux... Sinon, il prendra toutes les mesures possibles, jusqu'à lancer une opération militaire", a-t-il estimé avec franchise dans une interview au journal israélien Maariv. Sur ces entrefaites, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a déclaré que son pays défendrait "son droit nucléaire jusqu'à la fin".

Le problème s'est aggravé au lendemain de la fuite d'une information issue du nouveau rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique que son directeur Mohamed El Baradei doit présenter lors de la session du Conseil des gouverneurs de l'AIEA le 23 novembre.

Selon une source diplomatique informée de Nezavissimaïa gazeta, parmi ses éléments nouveaux, le rapport fait mention du lancement le mois dernier d'une nouvelle cascade de 164 centrifugeuses à gaz. "D'autres questions ont déjà été abordées dans le rapport trimestriel précédent du chef de l'agence. La conclusion est la même: l'Iran respecte en principe l'Accord sur les garanties. Mais sans une plus ample coopération, l'AIEA n'est pas en état de faire la clarté sur les anciennes activités nucléaires iraniennes et ne peut pas garantir que le programme de Téhéran est strictement pacifique", a indiqué le diplomate.

Le rapport évoque aussi les traces d'uranium hautement enrichi et de plutonium découvertes dans un entrepôt dans l'Ouest du pays. Les Iraniens ont été interpellés sur la provenance de ces traces qui (à l'exception de celles de plutonium) avaient été mentionnées dans le rapport trimestriel précédent. Leur réponse - ces traces sont un produit auxiliaire de leur programme nucléaire civil - est actuellement étudiée par les experts, a expliqué le diplomate.

La centrale nucléaire de Bouchehr que la Russie construit dans le Sud-Ouest de l'Iran n'est pas mentionnée dans le rapport de l'AIEA. Le diplomate a expliqué que du point de vue juridique les Iraniens respectaient toutes les clauses de l'Accord sur les garanties. Mais l'AIEA attend une coopération plus large qu'implique le Protocole additionnel que l'Iran a signé mais n'a pas ratifié.

Le rapport de l'AIEA donne par tradition une évaluation technique et non politique des faits constatés.

Les évaluations politiques sont faites compte tenu, entre autres, des déclarations officielles de Téhéran. Mardi, le président Ahmadinejad a annoncé que l'objectif final de son pays était de mettre en service 60.000 centrifugeuses. Ce sera un nouveau pas vers la maîtrise du processus intégral de production d'uranium enrichi.


Sources Ria NOvosti

Posté par Adriana Evangelizt


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Publié dans IRAN

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