LES USA S'EXCUSENT POUR LEURS CRIMES RACISTES
La dernière nouvelle dont il faudrait se réjouir c'est que le Sénat américain s'est excusé Lundi de ne pas avoir interdit les lynchages et les crimes racistes qui ont fait des milliers de morts de 1881 à 1964. Mais bien sûr dans ce décompte macabre ils ne comptent pas les millions de victimes mortes anonymement avant 1881 qui étaient toutes noires et qui n'avaient jamais demandé à venir vivre aux Etats-Unis. Elles y ont été contraintes et forcées parce que des gens très intelligents avaient décidé que les africains n'étaient pas des humains et que leur statut ne valait même pas celui d'un chien.
Les USA ont bâti leur empire sur le crime et le sang des indiens pour commencer. Ils ont fait comme les sionistes en Palestine, ils ont colonisé une "terre sans peuple" sans se soucier de ces êtres humains qu'ils appelaient "sauvages" ou "primitifs". Ils font partie de cette sorte d'individus qui sous-estiment ceux qui ne vivent pas comme eux. Nous avons vécu aux USA et nous avons vu des écriteaux accrochés aux portes de restaurant où il était écrit "Interdit aux chiens et aux Indiens"...
Le racisme a fait dès le départ partie intégrante de ces colons anglais, lie pourtant d'une société qui ne voulait pas d'eux et oublieux de l'ostracisme dont ils avaient pourtant été victimes, ils ont reproduit le même schéma en pire. Ceci prouve le degré de conscience et de mentalité. Et nous inclurons aussi dans cette triste épopée les exploits des français qui déjà en 1534 à 1551 firent de même en Amérique du Nord sous la bannière de Cartier. Une hécatombe humaine pour s'emparer de territoires. Pas de quoi pavoiser. Et comme ils avaient pratiquement liquidés tous les autochtones à partir de 1581, ils commencèrent à pratiquer l'esclavage. Cela ne date pas d'hier. Même les banquiers furent complices.
C'est sans compter que ces premiers colons étaient protestants pour la plupart. Le puritanisme allié à la religiosité leur donnait l'impression qu'une mission leur était confiée. Ils se sentaient investis d'une mission divine "celle de faire fructifier la terre pour en faire une nouvelle Sion"... voyez un peu l'analogie avec ce qui se passe depuis plus d'un demi-siècle en Palestine.
Alors quand George Bush au sujet de ces excuses bien tardives ose dire "Nous travaillons à progresser au-delà de la part d'ombre de notre propre histoire". Non seulement cela nous laisse perplexe mais nous émettons un sérieux doute et une non moins sérieuse réserve. Car rien n'a changé aux States... la discrimination y est toujours bien active et les noirs sont toujours autant persécutés et emprisonnés bien plus que les blancs. Mais en plus, ils sont obligés de travailler pour presque rien et exploités au maximum... voir le Goulag américain et le travail forcé aux Etats-Unis.
Mais comme les Indiens et les Noirs ne suffisaient pas, maintenant ce sont les Musulmans qui à leur tour sont victimes des pires calamités depuis le "providentiel" 11 septembre 2001. Seulement Bush a fait mieux que ses prédécesseurs, il a élargi les frontières de sa chasse aux "étrangers". L'Amérique ne lui suffisant plus, il s'est autorisé une purge mondiale au nom de la religion. Alors ses excuses, hein ? Elles nous semblent malvenues et hypocrites. Voilà le fond de notre pensée...

CRIMES RACISTES : LES USA S'EXCUSENT
Le Sénat américain s'est officiellement "excusé" lundi pour avoir renoncé à interdire explicitement les lynchages entre 1881 et 1964.
Le Sénat américain s'est officiellement "excusé" lundi 13 juin d'avoir renoncé à interdire explicitement les lynchages, des crimes racistes qui ont fait quelque 4.750 morts, pour les trois quarts des Noirs, entre 1881 et 1964.
"Le Sénat a trahi ces Américains, si nous voulons vraiment avancer, il faut reconnaître cet échec et en tirer un enseignement", a souligné lundi la sénatrice de Louisiane Mary Landrieu, une démocrate qui estime que le nombre des victimes pourrait se rapprocher des 10.000 morts si on prenait en compte les victimes anonymes d'avant 1881.
Plusieurs descendants de victimes avaient fait le voyage à Washington pour l'occasion, ainsi que le seul survivant connu d'un lynchage, James Cameron, 91 ans, fondateur du "Musée de l'Holocauste noir" à Milwaukee (Wisconsin, nord) et auteur de "Un temps de terreur : l'histoire d'un survivant".
Nud coulant
Paradoxalement, le vote du Sénat coïncide avec l'ouverture dans le Mississippi (sud) du procès d'une très célèbre affaire de lynchage, ayant inspiré le film "Mississippi burning".
Edgar Ray Killen, ancien membre du Ku Klux Klan, âgé de 80 ans, risque la peine de mort pour avoir organisé le meurtre en 1964 de trois jeunes militants des droits civiques, un Noir et deux juifs new-yorkais.
Il n'avait guère été inquiété depuis lors - de fait, moins de 1% des responsables de lynchages ont été condamnés, selon une association ayant milité pour les excuses sénatoriales.
Bush : "nous travaillons"
Des lynchages ont eu lieu dans la quasi totalité du territoire américain, à l'exception de quatre Etats de Nouvelle-Angleterre (nord-est), avec une prévalence particulièrement marquée dans les Etats du Sud, en particulier Mississippi, Georgie, Texas et Louisiane.
"C'est un sombre et terrible chapitre de notre histoire", a souligné le porte-parole de la Maison Blanche Scott McClellan, qui a souligné que dans la matinée le président George W. Bush avait expliqué à cinq chefs d'Etat étrangers reçus à la Maison Blanche: "nous travaillons à progresser au-delà de la part d'ombre de notre propre histoire".
Mary Landrieu a confié qu'elle avait travaillé à des excuses sénatoriales après avoir lu un recueil de photos de lynchages, "Without sanctuary", album d'une bouleversante exposition itinérante révélant que les persécutions étaient des occasions de fête pour certains blancs.
A trois reprises, entre 1920 et 1940, la Chambre des représentants avait adopté un texte anti-lynchage. Chaque fois, ces initiatives étaient restées lettre morte en raison de l'opposition du Sénat.
Guérison
La proposition de loi rappelle également que "près de 200 propositions de loi contre le lynchage ont été présentées au Congrès durant la première moitié du 20è siècle, et qu'entre 1890 et 1952, sept présidents des Etats-Unis avaient demandé au Congrès de mettre fin" à cette pratique.
"Les excuses sont une bonne idée, mais elles ne feront revenir personne", a déclaré le survivant James Cameron. "J'espère que la prochaine fois on mettra moins longtemps à reconnaître nos fautes".
"Il restera toujours de profondes cicatrices, mais j'ai l'espoir que nous commencerons à guérir les blessures provoquées par le lynchage", a répondu le chef de file de la majorité républicaine, Bill Frist.
Sources : LE NOUVEL OBSERVATEUR
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