Sommet de l'OTAN : On piétine

Publié le par Adriana Evangelizt

On imagine le sommet de l'OTAN, version diplomatique. Les pontes de l'Alliance parlent, avançant leurs arguments et les 25 pays dont la plupart des dirigeants ne veulent pas envoyer d'hommes écoutent. Ils n'osent pas dire ouvertement : "Qui a commencé cette guerre et pourquoi ?". Ils n'en pensent pas moins. Mais aucun n'aura le courage de dire à Jaap de Hoop Scheffer, "nous n'avons pas envie d'envoyer mourir nos hommes pour une cause qui finalement ne nous regarde pas." Car depuis

Sommet de l'Otan: l'Afghanistan reste la priorité numéro un

 




Les 26 pays de l'Otan réunis en sommet mardi à Riga ont réaffirmé la haute priorité de l'Afghanistan pour l'Alliance, sans toutefois décider de renforcer sensiblement le dispositif militaire pour contrer la guérilla des talibans.

"Les dirigeants ont confirmé que c'est la priorité numéro un de l'Otan", a déclaré un responsable de l'Alliance à l'issue d'un dîner de travail de plus de deux heures consacré à l'aggravation de la situation dans ce pays.

Juste avant le début de la réunion, deux soldats de l'Otan et un policier afghan ont été tués et sept personnes blessées dans trois attentats. Depuis dimanche, 20 personnes sont mortes, dont quatre soldats alliés.

Les attaques et les attentats
attribués aux "étudiants en religion" ont déjà fait 3.700 morts cette année, soit quatre fois plus qu'en 2005.

Le responsable de l'Otan a assuré que "quelques pays s'étaient engagés à envoyer d'autres forces en Afghanistan", sans autre précision, mais selon des diplomates européens aucune promesse de cet ordre n'a été formulée mardi soir.

En revanche, selon le même responsable, le commandant en chef des forces alliées, le général américain James Jones, a fait part de "progrès significatifs" quant aux restrictions imposées par plusieurs alliés au mouvement de leurs troupes d'une région à une autre du pays.

"Désormais 26.000 des 32.000 soldats déployés dans le pays sont d'un emploi plus facile qu'auparavant" pour les combats mais aussi pour des missions humanitaires, a-t-on dit de même source.

Les appels à la France, l'Italie, l'Allemagne et l'Espagne -dont les troupes opèrent dans des régions relativement calmes- se sont faits de plus en plus pressants, alors que quelque 10.000 soldats canadiens, britanniques, danois, australiens et néerlandais sont engagés depuis l'été dans de violents combats dans le sud.

Le secrétaire général de l'Otan Jaap de Hoop Scheffer "a indiqué clairement aux 26 alliés que dans des situations d'urgence ils auraient tous à venir au secours les uns des autres" et "les alliés ont acquiescé", a précisé ce responsable. Mais des pays comme l'Italie ou l'Espagne ont souligné qu'ils persisteraient à refuser d'envoyer des troupes dans le sud en dehors des cas d'urgence. "Notre position reste absolument inchangée, comme celle de la France, de l'Espagne et de l'Allemagne", a affirmé à la presse le chef du gouvernement italien Romano Prodi.

"En cas d'urgence, nous aiderons le sud", avait dit mardi la chancelière allemande Angela Merkel à la télévision N24, ajoutant cependant que les 2.800 soldats de son pays devaient rester postés dans le nord. Le président français Jacques Chirac a dit de son côté que le contingent français posté à Kaboul pourrait aller aider les troupes dans le sud afghan, mais "au cas par cas", a indiqué un diplomate français.

M. Chirac a présenté à ses partenaires sa proposition de "groupe de contact" sur l'Afghanistan, sur le modèle de celui fonctionnant déjà pour le Kosovo, selon la même source. Cette idée "a reçu un soutien général", a rapporté le responsable de l'Otan, précisant que M. de Hoop Scheffer, qui avait soutenu cette suggestion mardi matin, était chargé d'en définir la mission et la composition.

D'autres dirigeants ont insisté sur la nécessité de combiner l'intervention militaire et la reconstruction civile de l'Afghanistan, certains s'engageant à dépenser plus dans ce dernier domaine, selon des sources concordantes. Les dirigeants alliés devaient se retrouver mercredi matin pour une session plénière unique, consacrée à la transformation politique et militaire de l'Otan, à l'éventuel élargissement dans les Balkans, ainsi que probablement à l'Irak. Le sommet devait clore à la mi-journée.

L'Otan mène depuis 2003 en Afghanistan la mission la plus ambitieuse de son histoire, ayant pris la tête d'une Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) mandatée par l'ONU qui regroupe 32.000 soldats de 37 pays, pour appuyer le gouvernement de Hamid Karzai.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans OTAN

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