Le "nouveau" plan de guerre de Bush
Pour qui sonne le glas. Voilà comment pourrait s'intituler le nouveau plan de Bush si l'on peut qualifier de nouveauté ce vieil os à ronger qu'il nous jette en ricanant intérieurement à la face du monde. Et c'est là que l'on comprend bien que ce n'est pas lui qui tire les ficelles de la machine infernale. Les Invisibles mettent un pion qu'ils manipulent à leur gré mais Bush n'est pas toujours bon comédien notamment quand le travail qui lui est demandé est plus qu'ingrat. Tactique donc que sa fausse humilité lorsqu'il dit «Là où des erreurs ont été commises, la responsabilité m'en incombe», (voir la video ICI avec la traduction simultanée en Français.), il est d'autant plus pitoyable qu'il va jusqu'à dire que l'aide américaine ne sera pas éternelle comme si les Irakiens avaient demandé à être envahi. On voit là le degré d'arrogance et de mépris pour la vie humaine. Car la première erreur commise est d'avoir attaqué un pays souverain dans le seul but de s'emparer du pétrole. Mais il est bien évident qu'il n'est pas assez humble -contrairement à ce qu'il voudrait faire croire- pour reconnaître ce fait. Alors tout le reste du discours n'est qu'un salgimondis répétitif des mêmes scies que l'on entend depuis qu'il est arrivé au pouvoir. La guerre au terrorisme qui menace le monde libre, l'Iran bien évidemment et surtout... il continue de faire planer la peur en évoquant le 11 septembre dont presque tout le monde sait que ce n'est qu'une honteuse manipulation qui a tué près de 3000 américains. Les évènements vont donc se précipiter comme nous vous le répétons depuis des mois. Il est fort à craindre que devant l'opposition mondiale à laquelle il va se heurter, le Net soit coupé. Il faut commencer à prévoir d'autres moyens d'informations. Il en existe...
L'excellent article ci-dessous, comme vous le verrez, abonde dans notre sens. La jouranliste pose la question "Bush est-il un pantin, entre les mains de qui ? de quoi ?"... la seule chose que l'on retient c'est que le Peuple Américain est en grand danger avec ce fou au pouvoir.
Bush, le 'nouveau' plan de guerre pour les Etats-Unis en Irak
Written by Marianne Ranke-Cormier
EDITO - «Where's Plan C ? » titrait le Spiegel voici deux jours dans ses colonnes internationales. « More Blood, More Money, More Doubts » est la réponse de ce jour.
Je ne reviendrai pas sur le contenu tant commenté sur tous les médias de par le monde de ce jour.
Il n’y a rien de nouveau ni de surprenant, si ce n’est que l’annonce, qui aurait dû passer pour une opération de séduction auprès de l’opinion américaine, laquelle avait déjà tiré un premier signal d’alarme lors des élections de novembre et permis le renversement de la majorité des chambres américaines, tombe dans un vide sidéral. Il n’y a que le Président irakien pour accueillir avec soulagement, et on le comprend, cette pseudo-nouvelle stratégie de Bush, ce Plan qui n’est qu’une continuation dans l’enlisement de l’empire américain.
De toutes parts, tant auprès des grands ténors américains, que du peuple, dont 61% étaient contre un prolongement de l'action américaine en Irak et surtout contre l'envoi de troupes supplémentaires, au sein de la communauté internationale, qui avait unanimement condamné l'inutile pendaison de Saddam Hussein, ou encore de la communauté médiatique, résonne l’immense écho des désillusions, celui du gouffre incommensurable qui sépare désormais George Bush de l’Amérique, du monde.
Bush est-il un pantin, entre les mains de qui ? de quoi ? Une machinerie qui avance aveuglément sans comprendre ni son environnement, ni les enjeux, ni l’objectif, mais entraîne dans un rouage infernal, qui conduira soit lui-même, soit son empire, ou bien les autres, à la destruction. Au point où il en est, et nombreux sont ceux même chez les Républicains qui l’ont compris et commencent à lentement opérer certains replis stratégiques, il n’a plus rien à perdre, et reconnaître certaines erreurs n’est qu’un moindre mal, et stratégiquement un peu ou beaucoup de poudre aux yeux. George Bush qui s’abaisse à reconnaître des erreurs ! C’est que le Président a encore le sens de l’honneur…
Le grand vide sidéral résonne aussi au sein du Congrès et du Sénat qui assistent impuissants parce que, en dehors de leur conviction instinctive que ce n’est pas là le bon chemin, ils sont incapables de présenter toute autre idée alternative, toute autre initiative, d’ailleurs ils n’ont jamais été « éduqués » à cela.
La démocratie alternative américaine repose entièrement sur des principes de gentlemen politiciens (pour lesquels nous avons eu tant d’admiration de ce côté de l’océan !): on a joué ensemble sur les mêmes greens ou dans les mêmes stades de base-ball..., sur des commissions et des administrations bureaucratiques et militarisées qui pensent pour les politiques, y compris les députés et les sénateurs de l'opposition, sur des valeurs et des principes d’une seule vision de l’Amérique, celle de l’Amérique toute puissante et leader démocratique mondial, jamais mis en doute. Il ne faudra donc pas compter de si tôt sur cette « opposition » démocrate assise depuis des dizaines d’années sur les mêmes bancs et bercée aux mêmes sentiments de la Grandeur de la Nation Américaine, pour brandir aujourd’hui ou demain la menace suprême contre leur Président.
Après cet éclatant Plan C de George Bush, les Démocrates ont-ils encore le temps pour mûrir un Plan D et sauver non seulement l’Irak, mais aussi les Etats-Unis de la faillite ? Car en attendant, Bush a pris les Etats-Unis et les citoyens américains en otage. Le Plan de Bush, ce n’est pas de sauver l’Irak, ni les Etats-Unis, c’est de se sauver lui-même…
Sources Neweuropean
Posté par Adriana Evangelizt