Rice au Proche-Orient avec l'Iran en ligne de mire
Rice en visite au Proche-Orient avec la première étape en Israël. La Palestine aura aussi droit à sa visite mais on se demande même pourquoi elle y va, si ce n'est pour se montrer en compagnie de Mahmoud Abbas et de ne rien faire pour les Palestiniens. Par contre, elle va rencontrer les dirigeants de ce que l'on nomme les "pays modérés" mais que nous qualifierons de traîtres -mis à part le Qatar qui a souvent dit ce qu'il avait à dire notamment au sujet de la Palestine et de l'Iran. Les monarchies pétrolières vont donc certainement servir de base à l'artillerie lourde qui sera lancée depuis leur pays vers l'Iran. Les paroles de Rice sont sans ambiguïté : "Mon voyage va beaucoup se concentrer sur le ralliement des Etats arabes responsables derrière le gouvernement irakien, pour qu'ils soutiennent ce qui doit être fait là-bas..." tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes... aux pays des lâches ils sont nombreux à se serrer la main.
Condoleeza Rice part pour une tournée au Proche-Orient
avec l'Iran en ligne de mire
La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice part pour le Proche-Orient avec dans sa ligne de mire l'Iran, qu'elle accuse de chercher à déstabiliser l'Irak, le conflit israélo-palestinien risquant de se retrouver une fois encore le grand oublié de ses discussions.
Mme Rice quitte Washington vendredi en début de soirée pour des entretiens samedi et dimanche dans les Territoires palestiniens et en Israël, avant de poursuivre sa tournée en Egypte, Jordanie, Arabie Saoudite et au Koweït. Elle fera escale à Berlin et Londres avant de rentrer le 19 janvier à Washington.
Elle avait promis le mois dernier de déployer "beaucoup d'énergie" en début d'année pour tenter de relancer le processus de paix israélo-palestinien, et le président George W. Bush l'a encore assuré la semaine dernière à la chancelière allemande Angela Merkel.
Mais à quelques heures de son départ, elle a indiqué jeudi qu'elle consacrerait l'essentiel de sa tournée à la défense de la nouvelle stratégie de l'administration Bush en Irak, basée sur l'envoi de plus de 20.000 soldats américains supplémentaires, une augmentation de l'aide à la reconstruction et le déploiement de missiles antimissile Patriot dans la région pour protéger les alliés arabes modérés des Etats-Unis.
"Nous devons solidifier le consensus des Etats qui s'inquiètent de ce que fait l'Iran dans la région, qui craignent une agression régionale de l'Iran", a déclaré jeudi la chef de la diplomatie américaine, prévenant que les Etats-Unis ne resteraient pas "inactifs" face aux agissements des Iraniens en Irak.
Cet avertissement a coïncidé avec une opération américaine à Erbil dans le Kurdistan irakien, dénoncée par l'Iran comme une attaque contre l'un de ses consulats. Six Iraniens ont été arrêtés lors de cette opération, selon un responsable du Pentagone.
Washington envisage de déployer pendant des mois deux groupes aéronavals dans le Golfe afin de renforcer la présence militaire américaine dans la région, selon un haut responsable militaire américain.
"Mon voyage va beaucoup se concentrer sur le ralliement des Etats arabes responsables derrière le gouvernement irakien, pour qu'ils soutiennent ce qui doit être fait là-bas, et bien sûr pour qu'ils soutiennent le Liban et les Palestiniens modérés", a-t-elle déclaré devant des élus de la Chambre des Représentants.
L'étape koweïtienne sera marquée par une réunion avec les ministres des Affaires étrangères du "CCG+2", le groupe de pays arabes modérés sur lesquels l'administration américaine compte s'appuyer pour faire échec à la montée de l'influence de l'Iran et la Syrie dans la région.
Le Conseil de coopération du Golfe (CCG) regroupe six monarchies pétrolières: Arabie Saoudite, Koweït, Emirats arabes unis, Oman, Qatar et Bahreïn.
L'Egypte et la Jordanie se sont jointes à ce groupe pour former le "CCG+2" qui s'est déjà réuni à trois reprises depuis septembre avec Mme Rice à New York, au Caire et en Jordanie.
"Je suis convaincue que les Etats du Golfe, les Egyptiens et les Jordaniens comprennent de mieux en mieux que pour résister autant qu'ils le souhaitent à la hausse de l'influence de l'Iran au Moyen-Orient, une chose qu'ils redoutent beaucoup, il va falloir qu'ils soutiennent l'Irak", a déclaré Mme Rice.
"Car l'Irak peut représenter une barrière à l'influence iranienne, mais il peut aussi lui servir de pont si on ne s'y attaque pas efficacement", a-t-elle ajouté.
Signe que des progrès sur le conflit israélo-palestinien paraissent peu probables, une réunion du Quartette pour le Proche-Orient (Etats-Unis, Union Européenne, ONU et Russie), prévue fin janvier à Paris, a été reportée pour des raisons de "conflits d'emploi du temps", selon le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon.
Et le porte-parole du département d'Etat, Sean McCormack, a prévenu cette semaine que ce voyage serait "davantage consacré à la pose de fondations pour d'éventuelles futures actions qu'à la conclusion d'accords précis".
Sources AFP
Posté par Adriana Evangelizt