Les deux proches de Saddam ont été pendus

Publié le par Adriana Evangelizt

La démocratie continue de sévir en Irak. Les deux proches de Saddam ont été pendus sans tambour ni trompette. Pas de témoins filmant la scène, cette fois. Attendons la suite car rien n'est moins sûr. On nous dit que l'exécution s'est déroulée dans la dignité. Et ils pensent qu'on va les croire. Comme si ces gens-là téléguidés par Bush et sa cohorte étaient capables de dignité. On apprend aussi qu'un corps s'est détaché de la tête, il paraît que c'est déjà arrivé pour d'autres "pendus". Quand on sait qu'ils sont tranchés la tête de Saddam, on les croit sur parole. Bientôt Maliki ira rejoindre la liste des condamnés à mort... c'est ce qui lui pend au nez.

Irak: deux proches de Saddam Hussein pendus


Deux proches de Saddam Hussein, Barzan al-tikriti et Awad al-Bandar , ont été pendus dans le plus grand secret lundi, deux semaines après l'exécution de l'ancien président irakien.

"Barzan al Tikriti et Awad al-Bandar ont été pendus ce matin" après leur condamnation à mort pour leur responsabilité dans le massacre de 148 villageois chiites dans les années 1980, a annoncé le porte-parole du Premier ministre Nouri al-Maliki, Ali al-Dabbagh.

"La tête de Barzan s'est détachée de son corps lors de sa pendaison. Cela est déjà arrivé auparavant",
a dit M. Dabbagh dans une conférence de presse à Bagdad.

"Comme prévu par la loi, les deux condamnés ont été informés du verdict de condamnation à mort prononcé par le Haut tribunal pénal irakien. L'exécution s'est déroulée dans la dignité", en présence du procureur Mounqith al-Faroun, d'un juge et d'un médecin, a-t-il ajouté.

"Nous avons informé tous les témoins assistant à l'exécution qu'ils devaient se comporter avec dignité et respect. Ces témoins se sont engagés par écrit à respecter la dignité des condamnés pendant l'exécution", selon lui.

On ignorait si des images officielles de la pendaison de Barzan al-Tikriti, demi-frère de Saddam Hussein et ex-chef des services de renseignement, et Awad al-Bandar, ex-président du tribunal révolutionnaire, seraient diffusées.

"Les corps ont été remis à la police. On nous a demandé de venir les chercher pour les enterrer", a déclaré à l'AFP sous couvert d'anonymat un membre de la famille. "Avant de mourir, Awad al-Bandar a demandé à être enterré 'près du président Saddam Hussein'", selon lui.

L'exécution des deux hommes avait été annoncée le matin par une source gouvernementale sous couvert de l'anonymat et les médias irakiens n'avaient rien donné à ce sujet. Aucune annonce préalable à leur pendaison n'avait été faite.

Un membre de leur comité de défense, l'avocat jordanien Issam al-Ghazzawi, a indiqué à l'AFP à Amman, avoir été surpris par leur pendaison. "Nous étions vendredi à Bagdad où nous avons rencontré Barzan et Bandar et personne ne nous a informé de la date de l'exécution malgré notre demande de la présence d'un représentant de notre comité à l'application de la sentence".

Barzan al-Tikriti, 55 ans, et Awad al-Bandar, 60 ans, ainsi que Saddam Hussein avaient été condamnés à mort le 5 novembre 2006 pour le massacre de 148 villageois chiites de Doujaïl, au nord de Bagdad, tués en représailles après un attentat manqué contre le convoi présidentiel en 1982.

L'appel de leur condamnation avait été rejeté le 26 décembre par la cour d'appel du Haut tribunal pénal irakien.

Les deux hommes devaient être pendus en même temps que Saddam Hussein, le 30 décembre, dans une caserne des renseignements militaires à Bagdad.

Mais leur exécution avait été ajournée au dernier moment pour une raison indéterminée et avait été depuis reportée, après l'indignation suscitée par la diffusion sur internet d'une vidéo pirate de la pendaison de l'ex-dictateur.

Ces images révélaient que Saddam Hussein a été insulté et pris à partie par plusieurs témoins à ses derniers instants. Des cris de vengeance ont retenti immédiatement après sa mort et certains spectateurs ont dansé autour du corps, selon un témoignage.

Une enquête a été lancée par M. Maliki sur cette vidéo, tournée avec un téléphone portable.

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, et des organisations internationales de défense des droits de l'homme, avaient appelé le gouvernement irakien à suspendre les exécutions des condamnés à mort.

Malgré ces appels, M. Maliki avait prévenu que le gouvernement mènerait à bien ces exécutions, estimant qu'il s'agissait d'une "affaire interne ne concernant que les Irakiens".

A Washington, la Maison Blanche a indiqué que le gouvernement irakien "exerçait" la justice contre "contre ceux coupables de crimes brutaux contre l'humanité".

Barzan al-Tikriti, Awad al-Bandar et Saddam Hussein avaient été les seuls condamnés à morts dans le procès de Doujaïl qui a duré du 19 octobre 2005 au 27 juillet 2006. L'ancien vice-président Taha Yassine Ramadan a été condamné à la perpétuité et trois ex-responsables du parti Baas à 15 ans de prison alors qu'un accusé avait été acquitté dans ce procès.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

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