Quatre GI's enlevés et exécutés au sud de Bagdad

Publié le par Adriana Evangelizt

Ce qui est très bizarre dans cette histoire, ce sont les deux versions différentes. Dans la première, cinq GI's auraient trouvé la mort en repoussant une attaque. Dans la seconde, c'est du véritable rambo. Cinq véhicules tout terrain semblables à ceux de l'armée américaine seraient entrés dans le camp, les "militants" portaient des tenues de GI's, des armes américaines et parlaient anglais, ils auraient tiré, lancé des grenades et emmenés quatre soldats avec eux. Ca nous semble un peu gros. D'autant que Zawahiri se manifeste dans le même temps. Tout ce cinéma semble monté pour que le Congrès aille dans le sens de Bush. "Vous voyez, il faut plus d'hommes, nos soldats sont en danger." Sûr que Bush va sortir ça dans les heures qui suivent. Mais en attendant, après avoir appris la nouvelle, il a prévenu vendredi que les Etats-Unis emploieraient "tous les moyens nécessaires pour "stopper" quiconque menacerait leurs soldats en Irak." Or, le quiconque n'est pas ordinaire. Il n'a pas dit, comme à son habitude, les "terroristes"...

Irak: quatre GI's enlevés et exécutés au sud de Bagdad


L'armée américaine a révélé samedi que quatre GI's ont été enlevés et exécutés après une attaque la semaine dernière à Kerbala, tandis que le Premier ministre Nouri al-Maliki et le président américain George W. Bush ont discuté du plan de sécurité pour Bagdad.

Par ailleurs, 24 personnes ont été tuées samedi dans des attaques en Irak, dont 15 dans un double attentat suicide à la voiture piégée à Bagdad, où les corps de 40 personnes assassinées ont été découverts.

Huit employés d'une société d'électronique ont également été enlevés par des hommes armés en uniforme irakien dans le centre de la ville.

Les autorités irakiennes et l'armée américaine doivent lancer dans les prochaines semaines un plan destiné à ramener l'ordre à Bagdad, en proie à de sanglantes violences confessionnelles.

MM. Bush et Maliki ont discuté au téléphone des moyens d'assurer le succès du plan de sécurité pour Bagdad, a indiqué le bureau du Premier ministre dans un communiqué.

Près de 85.000 hommes, 50.000 policiers et soldats irakiens et 35.000 soldats américains doivent participer à cette opération, la troisième du genre en l'espace de huit mois, les précédentes ayant échoué à ramener l'ordre dans la capitale.

Plus de 16.800 civils ont été tués dans des violences à Bagdad en 2006, selon les Nations unies.

Selon le communiqué irakien, M. Bush "a renouvelé son engagement à soutenir le plan pour Bagdad et exprimé son entière disposition à fournir les conditions de son succès, tout en apportant son soutien politique au gouvernement de Nouri al-Maliki".

Les relations entre Washington et Bagdad s'étaient tendues suite aux déclarations de responsables américains critiquant l'incapacité de M. Maliki à mettre un terme aux violences.

L'armée américaine a rendu publique samedi une nouvelle version des faits de l'attaque du 20 janvier contre le centre de coordination conjoint de la province de Kerbala, la ville sainte chiite à 110 km au sud de Bagdad.

Cette version contredit celle initialement présentée, selon laquelle cinq militaires, dont deux officiers, étaient morts en repoussant l'attaque.

Evoquant "une brèche dans la sécurité", l'armée américaine a détaillé cette attaque de commandos particulièrement audacieuse: "Des militants armés, portant des uniformes ressemblant à ceux des soldats américains et des armes américaines et circulant à bord de cinq véhicules tout-terrain ont passé les postes de contrôle irakiens menant au local sans susciter de soupçons".

"Une fois à l'intérieur du site, une douzaine de ces hommes a tiré à l'arme automatique sur les forces américaines et lancé des grenades. Un soldat américain qui défendait le site a été tué et trois autres ont été blessés par le jet d'une grenade", poursuit le texte.

"Les assaillants se sont retirés en emmenant quatre soldats américains", indique-t-il.

La police a retrouvé les véhicules au niveau de Mahawil (90 km au sud de Bagdad), dont un contenait deux soldats morts à l'arrière, les mains liées et portant des impacts de balles. Un troisième tué par balle a été retrouvé sur le sol. Le quatrième, atteint d'une balle à la tête, est décédé durant son transport à l'hôpital, toujours selon le texte.

Les assaillants parlaient anglais et s'en sont pris uniquement aux Américains, a indiqué une source militaire irakienne qui a requis l'anonymat.

M. Bush a prévenu vendredi que les Etats-Unis emploieraient tous les moyens nécessaires pour "stopper" quiconque menacerait leurs soldats en Irak.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

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