130 morts à Bagdad lors d'un attentat
Pauvres Irakiens. Quand on voit ce qu'il est advenu de leur pays et ce que ce Peuple endure, on en a gros sur la patate. Nous aimerions franchement avoir en face de nous les assassins qui ont programmé la destruction de l'Irak et celle de la Palestine car tout se tient. Ces individus sont innommables. Ils ne méritent aucun respect. Ils ne méritent que mépris et tant qu'ils seront là, à tirer leurs ficelles de meurtriers, il n'y aura pas de paix sur notre terre.
Un attentat suicide fait au moins 130 morts à Bagdad
Un camion bourré d'une tonne d'explosifs a frappé samedi un quartier populaire chiite de Bagdad, tuant au moins 130 personnes et en blessant 305, le deuxième attentat le plus meurtrier en Irak depuis l'invasion du pays en mars 2003.
Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a dénoncé un "crime ignoble", qu'il a attribué aux "saddamistes", les partisans de l'ancien président Saddam Hussein, et aux "takfiris", les extrémistes sunnites qui vouent une haine féroce aux chiites qu'ils considèrent comme des hérétiques.
Le porte-parole du gouvernement irakien, Ali al-Dabbagh a affirmé pour sa part que "50% des terroristes qui commettent des attentats en Irak venaient de Syrie", dans une déclaration sur la télévision publique Al-Iraqia.
"Je veux dire à tous les Arabes que ceux qu'ils considèrent comme des moudjahidine viennent de Syrie pour tuer le peuple opprimé de cette façon", a-t-il affirmé, en allusion à l'attentat de samedi.
"Un camion piégé conduit par un terroriste a explosé près du marché de Sadriya, sur la rive est du Tigre. Au moins 130 personnes ont été tuées et 305 blessées", a indiqué une source de sécurité, selon un bilan provisoire.
Un responsable de la lutte antiterroriste, le général Jihad Jaberi, a estimé que plus d'une tonne d'explosifs avaient été placés dans le camion, dans une déclaration à Al-Iraqia.
"Deux bâtisses fortement endommagées par l'explosion se sont effondrées et huit ont été partiellement détruites", a ajouté ce responsable.
Le bilan des victimes risque de s'alourdir, selon lui, plusieurs corps étant encore ensevelis sous les décombres.
La police a bouclé les lieux, ne laissant personne entrer ou sortir, selon un photographe de l'AFP sur place, qui a vu des survivants terrifiés jeter des pierres sur les forces de l'ordre, pour quitter la zone, les proches des victimes faisant de même, furieux de ne pouvoir accéder au site.
Un policier qui tentait d'évacuer des blessés, dans une camionnette couverte de sang, a été pris à partie et passé à tabac par des victimes en état de choc.
Peu après l'attentat, plus d'une dizaine d'obus sont tombés sur des quartiers périphériques sud de Bagdad, Nahraouane et Rostmoumiyah, tuant trois personnes et blessant 12 autres.
La Maison Blanche a condamné l'attentat et affirmé que "le monde ne doit pas rester inactif alors que les terroristes se livrent à des tueries de masse pour faire dérailler le processus démocratique en Irak et au Moyen-Orient".
Il s'agit du second attentat le plus meurtrier en Irak depuis l'invasion du pays par la coalition dirigée par les Etats-Unis en mars 2003.
Le 23 novembre 2006, une série de quatre attentats à la voiture piégée coordonnés et des attaques aux obus de mortier avait fait au moins 202 morts et 256 blessés à Sadr City, le bastion radical chiite de Bagdad.
Cet attentat survient alors que les autorités irakiennes et l'armée américaine doivent lancer dans quelques semaines un nouveau plan de sécurité pour la capitale, ensanglantée chaque jour par des violences, en grande partie confessionnelles, qui ont fait plus de 16.800 tués à Bagdad en 2006 selon les Nations unies.
Plus de 50.000 soldats et policiers irakiens et 35.000 soldats américains doivent participer à cette nouvelle opération, mais les renforts américains promis par le président George W. Bush arrivent au compte-goutte et les derniers soldats ne doivent arriver à Bagdad qu'en avril.
Un rapport des services de renseignement américain, partiellement rendu public vendredi, a prévenu que la situation risquait de se dégrader encore davantage en Irak si rien n'était fait pour arrêter les violences confessionnelles et parlé de signes de "guerre civile".
Par ailleurs, 11 autres personnes ont été tuées samedi dans des attaques à travers le pays, dont six policiers à Samarra, à 125 km au nord de Bagdad.
Sources AFP
Posté par Adriana Evangelizt