Le ton monte autour du projet de déploiement de bouclier américain en Europe
Le grand problème, c'est qu'il n'y a que les Russes qui ne dorment pas. Tout le monde a gentiment laissé les Américains installer des bases sur des dizaines de pays. En quel honneur ? Primo, cela leur sert de dépotoir nucléaire, secundo ils sont en train de préparer la troisième guerre mondiale, ils ont donc disséminés des bases dans toutes l'Europe mais aussi dans le monde entier. Lire "Un empire américain mondial constitué de bases militaires". Ainsi que US Nuclear weapons in Europe avec les cartes... voir aussi l'excellent article sur Planète non violence, Armes nucléaires US en Europe... ainsi que Les Etats-Unis font de l'espace leur colonie... rien qu'en Allemagne, il y en a trois. La France n'est pas loin. Il ne faut pas oublier que ce qu'ils ont fait en Afghanistan et en Irak sous de faux prétextes, ils le feront aussi ailleurs demain si on refuse de chanter sur la même mélodie. Il serait grand temps de renvoyer ces armadas chez elle et de commencer à vivre sans les US du moins tant que Bush et sa clique seront au pouvoir avec le Haut Sionistan. Car il y a vraiment péril en la demeure. Alors que Poutine ramène sa fraise, c'est très bien. D'autres devraient suivre. Seulement ils sont tous couards.
Le ton monte autour du projet de déploiement
de bouclier américain en Europe
De Moscou à Berlin, à Prague et à Varsovie, le ton est monté ces derniers jours autour du projet de déploiement du bouclier antimissile américain en Europe centrale.
Alors que Moscou ne cesse de multiplier les mises en garde contre le projet américain, le commandant en chef des forces stratégiques russes, le général Nikolaï Solovtsov, est allé lundi jusqu'à menacer de braquer des missiles de portée intermédiaire sur les deux bases que Washington veut installer en République tchèque et en Pologne.
"Il s'agit clairement d'une tentative d'intimidation", a estimé mardi le Premier ministre polonais Jaroslaw Kaczynski dans un entretien avec la radio polonaise publique.
Le ministre tchèque des Affaires étrangères Karel Schwarzenberg, a lui aussi jugé que ces propos relevaient de la "pression politique". "Si l'on cède une seule fois au chantage, on n'aura plus où reculer", a-t-il dit selon l'agence tchèque CTK.
La menace russe "constitue exactement la raison pour laquelle nous devrions avoir une défense antimissile", a de son coté déclaré le vice-Premier ministre Alexandr Vondra au quotidien Dnes qui consacre sa une, mardi, aux déclarations du général Solovtsov.
Le premier ministre tchèque Mirek Topolanek qui achève mardi une visite en Pologne consacrée à ce dossier, compte rencontrer à son retour l'ambassadeur de Russie à Prague à ce sujet.
Globalement favorables au projet de déploiement malgré l'opposition de leur opinion publique, Varsovie et Prague ont décidé lundi de coopérer étroitement pour négocier avec Washington les conditions du déploiement qui prévoit une station radar en République tchèque et un silo souterrain de tir en Pologne.
Ces dernières semaines, les dirigeants politiques des deux pays n'ont cessé de répéter que le projet américain qui vise à contrer les menaces potentielles de l'Iran n'était nullement dirigé contre la Russie.
De son côté, le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier a critiqué l'approche des Etats-Unis en considérant lundi qu'il "aurait fallu en discuter avant avec la Russie" et en plaidant pour "une approche prudente et un dialogue intensif avec tous les partenaires directement ou indirectement concernés".
Le 10 février, le président russe Vladimir Poutine a estimé à Munich dans un discours à forts relents anti-américains que le projet d'extension du bouclier n'avait "rien à voir avec les menaces actuelles dans le monde" et qu'avec d'autres mesures prises par l'Otan, il rompait l'équilibre militaire au détriment de la Russie.
La semaine dernière, le chef de l'état-major des forces armées russes, Iouri Balouïevski, a menacé de sortir du traité américano-soviétique (FNI) sur les forces nucléaires intermédiaires qui interdit depuis sa signature, en 1987, une classe entière de missiles de courte ou moyenne portée, c'est-à-dire ceux susceptibles d'atteindre l'Europe.
Dans le cadre du FNI, "les missiles à portée intermédiaire ont été éliminés mais toute la documentation technique est restée et reprendre leur production ne sera pas difficile si une décision dans ce sens est prise", a dit lundi le général Solovtsov avant de menacer de les pointer sur les installations prévues en République tchèque et en Pologne.
L'Otan a critiqué lundi ses "propos extrêmes" en les jugeant "déplacés", comme l'a dit de Bruxelles James Appathurai, porte-parole du secrétaire général de l'Alliance atlantique Jaap de Hoop Scheffer.
Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov est revenu à la charge mardi en critiquant la "politique unilatérale de réaction par la force" de Washington et en souhaitant "une discussion franche" sur le sujet. Selon lui, "une politique de force est difficilement qualifiable autrement que comme une tentative de retour en arrière", soit à l'époque de la Guerre froide.
Sources AFP
Posté par Adriana Evangelizt