14 responsables d'Al Qaïda devant les juges

Publié le par Adriana Evangelizt

14 responsables de la nébuleuse Al Qaïda sont jugés sans la présence des journalistes ni de celle des avocats. On voit là la grande démocratie américaine et surtout tout ce qu'ils ont à cacher. Car il est clair et net que pas un seul de ces hommes n'a trempé dans les attentats du 11 septembre vu que c'est la clique de Bush qui a tout organisé. On a à faire là à une grosse manipulation et un gros mensonge. Rien de plus. La façon dont se déroule les procès en est la confirmation.

Guantanamo: quatorze responsables d'Al-Qaïda

devant des juges



par Jérôme Bernard

Les audiences destinées à déterminer le statut de «combattant ennemi» de 14 hauts responsables d'Al-Qaeda ont commencé vendredi à Guantanamo, à l'abri des regards de la presse et de leurs avocats.

«Nous avons débuté notre première audience et l'objectif est de déterminer si chaque détenu correspond aux critères permettant de le désigner comme un "combattant ennemi"», a dit un porte-parole militaire, le commandant Chito Peppler.

Détenus pendant des années par la CIA au secret absolu, ces 14 hommes avaient été transférés en septembre sur la base américaine de Guantanamo, sur l'île de Cuba.

Parmi eux, on compte Khaled Cheikh Mohammed et Ramzi ben Al-Shaiba, organisateurs présumés des attentats du 11-Septembre, Abou Zoubeida, un proche d'Oussama ben Laden, et Hambali, soupçonné d'être le cerveau de l'attentat qui a fait plus de 200 morts à Bali en 2002.

Le Pentagone n'a pas autorisé les journalistes à suivre les audiences pour la première fois depuis l'instauration de ces commissions militaires en 2005. Les avocats des détenus n'ont pas non plus été autorisés à être présents.

Selon un porte-parole du Pentagone, Bryan Whitman, il s'agit d'empêcher la divulgation d'informations confidentielles. Il a promis un compte-rendu écrit des audiences qui devrait être publié quelques jours plus tard sur le site Internet du Pentagone.

Dans la mesure où les juges et le procureur militaires ne sont pas autorisés à mentionner des informations confidentielles en présence des détenus, les éléments redoutés pourraient surtout venir des détenus eux-mêmes, s'ils venaient par exemple à évoquer leur sort dans les prisons de la CIA.

Le gouvernement a déjà avancé cet argument pour interdire pour l'instant à ces détenus de recevoir la visite d'un avocat.

Le commandant Peppler n'a pas indiqué quel dossier a été traité en premier devant la commission militaire et si le détenu concerné était présent à l'audience. «Certains veulent être présents et d'autres ont dit qu'ils ne voulaient pas assister à leur audience», a dit M. Whitman.

Si le statut de «combattant ennemi» est confirmé, les hauts responsables d'Al-Qaeda pourraient être inculpés. Ils auraient alors droit à un avocat militaire et seraient traduits devant un tribunal militaire d'exception, selon la procédure très contestée établie par une loi promulguée à l'automne.

Les quelque 370 autres détenus de Guantanamo sont tous passés devant une commission similaire chargée de déterminer leur statut.

Pour le Pentagone, cette procédure permet «de trouver un équilibre entre le risque posé par des combattants ennemis en détention et le désir du gouvernement américain de ne pas garder ces personnes plus longtemps que nécessaire».

Le Centre pour les droits constitutionnels (CCR), qui coordonne la défense de centaines de détenus, a dénoncé cette procédure administrative, estimant qu'elle entamait «la crédibilité» des États-Unis.

Depuis l'ouverture de la prison de Guantanamo en janvier 2002, des avocats réclament que les prisonniers puissent contester leur détention devant un juge. Quand la Cour suprême américaine leur a donné raison en 2004, l'administration a créé la procédure administrative actuelle.

Les détenus ont contesté cette procédure, mais le Congrès a voté une disposition leur interdisant de saisir la justice civile avant d'avoir été jugés par un tribunal d'exception. En février, une Cour d'appel fédérale a estimé que cette disposition était conforme à la Constitution.

Sources
Cyberpresse

Posté par Adriana Evangelizt



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