1 - Main basse sur l'Afrique : la stratégie de l'Empire pour contrôler le continent

Publié le par Adriana Evangelizt

Main basse sur l’Afrique :

la stratégie de l’Empire pour contrôler le continent

1ère partie


par John Bellamy Foster

Depuis 5 ans, les USA mettent en place un dispositif militaire en Afrique. Après leur base navale et aérienne de Diégo Garcia dans l’Océan indien, ils ont loué à la France le Camp Lemonier à Djibouti, à partir duquel ont décollé les C-130 qui, en janvier, ont bombardé des populations civile somaliennes, au nom de la « lutte contre le terrorisme ». l’occupation par l’armée éthiopienne de la Somalie a été coordonnée, encadrée, préparée et soutenue en matière de logistique et de renseignement par l’armée US, installée à Djibouti et à Dire Dawa, en Éthiopie. En Afrique de l’Ouest, les USA avancent à grands pas dans l’établissement de têtes de pont militaires, terrestres, aériennes et navales, ici aussi sous couvert de « lutte contre le terrorisme ». En février, la Maison blanche a annoncé la création du commandement militaire US pour l’Afrique, AFRICOM. Pour le moment basé à Stuttgart, auprès du Commandement pour l’Europe (United States European Command, USEUCOM), ce nouveau Commandement devrait acquérir son autonomie et s’installer sur le continent dans les années qui viennent Il devrait commencer à être opérationnel le 1er octobre.

Désormais, l’Empire est donc à même de contrôler militaierment tous les continents de notre planète, sur laquelle il déploie un réseau dense d’un millier de bases militaires et 350 000 hommes et femmes de troupe (dont 150 000 en Irak et en Afghanistan)

Dans le texte ci-dessous, John Bellamy Foster explique les objectifs et les visées de cette nouvelle « grande stratégie » de l’Empire, qui est celle de la suprématie mondiale : empêcher son inexorable déclin économique. (NdT)

 

Le Camp Lemonier à Djibouti  

 

La base aérienne de Diego Garcia

L’impérialisme est une constante du capitalisme. Mais il passe par diverses phases au fur et à mesure de l’évolution du système. Actuellement le monde est entré dans un nouvel âge de l’impérialisme marqué par une stratégie spectaculaire de domination mondiale des USA. Une indication de ce qui a changé nous est donnée par le fait que les militaires US mènent désormais des opérations vraiment mondiales et disposent de bases sur tous els continents, y compris en Afrique, où se déroule une nouvelle course au contrôle, qui est concentrée sur le pétrole.

 

Les élites d’opinion aux USA, dans la décennie qui a immédiatement suivi l’effondrement de l’Union soviétique, se plaisaient à décrier l’absence d’une stratégie d’envergure comparable à ce que George Kennan avait appelé le « containment » (=e ndiguement, limitation de l’expansion de l’ennemi, terme forgé pour qualifier l’encerclement de l’Union soviétique pendant la Guerre froide, utilisé par George Kennan dans une directive du Département d’État de 1948. Lire ici, NdT), sous la couverture duquel les USA étaient intervenus durant toute la Guerre froide. La question clé, telle qu’elle fut posée en novembre 20000 par  Richard Haass, analyse en sécurité nationale, était de déterminer la manière dont les USA allaient utiliser leur « surplus de puissance » pour remodeler le monde. La réponse de Hass, qui lui valut sans aucun doute d’être immédiatement embauché comme directeur de la planification politique au Département d’État sous Colin Powell, était qu’il fallait promouvoir une stratégie d’une « Amérique impériale » visant à assurer une domination mondiale des USA pour les décennies à venir. Quelques mois auparavant, une stratégie d’envergure très similaire, mais plus ouvertement militariste, avait été présentée par le Projet pour le Nouveau Siècle Américain, dans un rapport écrit par les futures figures de pointe de l’administration Bush, parmi lesquels Donald Rumsfeld, Paul Wolfowitz et Lewis Libby. (1)

 

La nouvelle grande stratégie impériale est devenue une réalité, suite aux attaques du 11 septembre 2001, avec l’invasion US de l’Afghanistan et de l’Irak et elle a été consacrée officiellement dans la déclaration de la Maison blanche sur la Stratégie de sécurité nationale de 2002. Résumant cette nouvelle poussée impériale, Stephen Peter Rosen, directeur de l’Olin Institute for Strategic Studies à Harvard et membre fondateur du Projet pour le Nouveau Siècle Américain, écrivait dans  Harvard Magazine :

 

« Une entité politique qui a une supériorité militaire écrasante et utilise cette puissance pour influencer le comportement interne d’autres États, cela s’appelle un Empire. Comme les USA ne cherchent pas à contrôler les territoires ou à gouverner les citoyens outre-mer de l’Empire, nous sommes un empire indirect, certes, mais nous n’en restons pas moins un empire. Si cela est vrai, notre but n’est pas de combattre un adversaire, mais de maintenir notre position impériale et de maintenir un ordre impérial. Planifier des guerres impériales est différent de la planification de guerres conventionnelles internationales…Les guerres impériales pour restaurer l’ordre ne sont pas autant contraintes [par des considérations sur la dissuasion]. Une quantité maximale de force peut et doit être utilisée aussi vite que possible pour obtenir un impact psychologique – pour démontrer que l’empire ne peut être défié impunément…La stratégie impériale se concentre sur la prévention de l’émergence de challengers puissants et hostiles à l’Empire : par la guerre si nécessaire, mais si possible par l’assimilation impériale. (2). »

 

Dans un commentaire paru fin 2002 dans Foreign Policy, John Lewis Gaddis, professeur d’histoire militaire et navale àYale, déclarait que le but de la guerre imminente contre l’Irak était d’infliger un “Azincourt sur les rives de l’ Euphrate.” Comme la fameuse victoire militaire d’Henry V au 15ème siècle, cela serait une démonstration de force si grande que le paysage géopolitique en serait changé pour des décennies. Selon Gaddis, ce qui était en dernière analyse en jeu, c’était la “gestion du système international par une seule puissance hégémonique », les USA. Cette stratégie visant à assurer l’hégémonie sur le monde entier par les USA par le biais d’actions préventives, était, soutenait-il, ni plus ni moins qu’une « nouvelle grande stratégie de transformation ». (3)
 

La nature de la grande stratégie 

 

Depuis l’époque de Clausewitz, la tactique est définie dans les cercles militaires comme « l’art d’utiliser des troupes dans une bataille » et la stratégie comme « l’art d’utiliser des batailles pour gagner la guerre ». (4) En revanche d’idée de « grande stratégie » telle qu’elle a été promue de manière classique par les stratèges et historiens militaires comme Edward Meade Earle et B. H. Liddell Hart se réfère à l’intégration du potentiel guerrier d’un État dans des objectifs politico-économiques plus vastes. Comme l’a remarqué l’historien Paul Kennedy dans son ouvrage Grand Strategies in War and Peace (1991), “une veritable grande stratégie” “est autant, sinon plus, concernée par la paix que par la guerre…à propos de l’évolution ou de l’intégration de politiques qui pourraient être opérationnelles pour des décennies, voire des siècles. ». (5)

 

Les grandes stratégies sont géopolitiques dans leur orientation, visant à la domination de zones géographiques entières – y compris les ressources stratégiques comme les minerais et les voies d’eau, les ressources économiques, les populations et les positions militaires vitales.  Les grandes stratégiques les plus réussies du passé sont celles des empires qui ont duré longtemps, qui ont été capables de maintenir leur pouvoir sur de grandes étendues de territoire sur des périodes prolongées. En général, les historiens de la grande stratégie se focalisent sur l’Empire britannique du XIXème siècle (Pax Britannica) et aussi sur l’ancien Empire romain (Pax Romana).

 

Pour les USA aujourd’hui, ce qui est en jeu, ce n’est plus le contrôle simplement d’une partie  du globe, mais bien une véritable Pax Americana mondiale. Bien que certains commentateurs aient vu dans la dernière poussée impériale le résultat d’une petite cabale de néoconservateurs au sein de l’administration Bush, il y a en réalité un large consensus dans la structure de pouvoir US sur la nécessité d’étendre l’empire US.  Une collection récente d’ouvrages qui contient des contributions critiques sur l’administration (en place) est intitulée The Obligation of Empire: United States’ Grand Strategy for a New Century [L’obligation d’Empire : la grande stratégie des USA pour un nouveau siècle]. (6)

 

Ivo. H. Daalder (chargé de recherche à la Brookings Institution et ancien conseiller en politique étrangère d’ Howard Dean) et James M. Lindsay (vice-Président du Conseil sur les Relations étrangères, auparavant employé au Conseil de sécurité nationale sous Clinton) arguent dans leur livre America Unbound que les USA ont longtemps eu un « empire secret », camouflé sous le multilatéralisme.  La politique unilatérale de la Maison blanche sous Bush consistant à “construire un empire fondé sur le seul pouvoir américain” n’a changé les choses que dans le mesure où elle a mis à nu son caractère caché et a réduit sa force d’ensemble en s’appuyant moins sur les États vassaux.   Selon Daalder et Lindsay, les USA sont maintenant sous le commandements de penseurs  “hégémonistes”, qui veulent assurer que les USA dominant le globe entier – à la fois dans leur propre intérêt national et pour remodeler le monde en accord avec « l’impérialisme démocratique ».  Mais une posture si agressive, font-ils remarquer, n’est historiquement rien de bien nouveau sous le ciel US. On peut retracer une tendance impériale unilatéraliste jusqu’à l’époque de Theodore Roosevelt et elle était présente dès le début de la Guerre froide dans les administrations Truman et Eisenhower. Daalder et Lindsay croient encore en la possibilité d’une stratégie plus coopérative comme stratégie supérieure d’approche de la gestion d’un empire, avec les autres grandes puissances se laissant distancer par les USA. (7)

 

Mais un tel impérialisme coopératif devient plus difficile à réaliser une fois que la puissance hégémonique commence à décliner. Non seulement les USA subissent une concurrence économique accrue, mais avec la disparition de l’URSS, l’alliance de l’OTAN s’est affaiblie. Les vassaux  européens de Washington ne suivent pas toujours ses directives, même s’ils ne sont pas en mesure de le défier directement.  La tentation qui s’offre à une puissance hégémonique déclinante mais qui reste armée et dangereuse dans de telles circonstances est celle de tenter de reconstituer et même d’étendre son pouvoir en agissant unilatéralement et en monopolisant le butin de guerre.

La guerre pour le “Nouveau siècle usaméricain”

 

Le système capitaliste est mondial dans sa dimension économique mais politiquement, il est divisé en États qui sont en compétition entre eux et développent leur économie de manières diverses. La contradiction du développement inégal du capitalisme a été exprimée de manière classique par Lénine dans son livre L’impérialisme, stade suprême du capitalisme (1916 ). Il ne peut y avoir d’autre base, dans le capitalisme, à la division en sphères d’influence, d’intérêt, de colonies etc. que le calcul de la force des participants dans cette division, leur force économique générale, financière, militaire etc. Et la force de ces participants dans la division ne change pas à un degré égal, car, dans le capitalisme, le développement de diverses entreprises, trusts, secteurs industriels ou pays ne peut pas être égal. Il y a un demi-siècle, l’Allemagne était un pays insignifiant et misérable,  pour ce qui était de sa force économique, comparé avec la force de l’Angleterre à cette époque.  Le Japon était également insignifiant, comparé à la Russie. Est-il “concevable” qu’en dix ou vingt ans, la force relative des puissances impérialistes demeure inchangée ? C’est asbolument inconcevable. (8) 

 

Il règne aujourd’hui un large consensus sur le fait que le monde est en train de subir une transformation économique globale. Non seulement le taux de croissance de l’économie mondiale connaît un ralentissement général , mais la force économique relative des USA continue à s’affaiblir. En 1950 les USA comptaient pour moitié du PNB mondial, pour descendre à un cinquième en 2003.  De même, ils contribuaient à presque la moitié de stock mondial d’investissements étrangers directs en 1960, comparés à un peu plus de 20% au début de ce siècle. Selon des projections de  Goldman Sachs, la Chine pourrait prendre la relève des USA comme première économie du monde en 2039. (9)

 

Cette menace croissante alimente l’obsession de Washington pour jeter les bases d’un “Nouveau siècle usaméricain”.  Son actuel interventionnisme vise à profiter de sa primauté présente, sur le court terme, sur les plans économique et militaire pour s’assurer des ressources stratégiques qui lui garantiraient à long terme une suprématie mondiale.   Le but est d’étendre la puissance US directement tout en privant les concurrents potentiels de ces ressource stratégiques vitales qui pourraient leur permettre de défier (les USA) au niveau mondial ou même à l’intérieur de certaines zones.

 

Le document La stratégie de sécurité nationale des USA (The National Security Strategy of the United States) de 2002 notait : « Nos forces seront assez fortes pour dissuader d’éventuels adversaires d’édifier une puissance militaire à même de surpasser, ou d’égaler celle des USA. » Mais la grande stratégie va au-delà de la simple puissance militaire. Les avantages économiques sur les rivaux potentiels sont l’enjeu réel de la compétition intercapitaliste. D’où l’intégration de la puissance militaire US dans la lutte pour contrôler le capital, le commerce, la valeur du dollar et les matières premières stratégiques.

 

Les objectifs stratégiques US ont peut-être été exposés le plus clairement par Robert J. Art, professeur de relations internationales à Brandeis et chercheur associé à l’Olin Institute, dans son livre Grand Strategy for America. « Une grande stratégie », écrit-il “indique aux leaders d’une nation quels buts ils doivent poursuivre et comment ils peuvent utiliser au mieux la puissance militaire de leur pays pour atteindre ces objectifs. Dans la conceptualisation d’une telle grande stratégie pour les USA, Art présente six «intérêts nationaux principaux » par ordre d’importance :

·          1° - Prévenir une attaque sur le sol usaméricain;

·          2° - Prévenir des guerre eurasiatiques entre grandes puissances et, si possible, les compétitions intenses en matière de sécurité qui les rendent probables ;

·          3° -Préserver l’accès à des réserves de pétrole à des prix raisonnables et de manière sûre;

·          4° - Préserver un ordre économique international ouvert;

·          5° - Promouvoir la diffusion de la démocratie et le respect des droits humains à l’étranger et prévenir les génocides ou les massacres dans les guerres civiles;

·          6° - Protéger l’environnement mondial, en particulier contre les effets néfastes du réchauffement global et d’un changement climatique grave ;

 

Après la défense nationale au sens propre, c’est-à-dire la défense de la “patrie” contre des attaques extérieures, les trois autres grandes priorités stratégiques sont donc:

 

(1)   l’objectif géopolitique traditionnel d’hégémonie sur le continent eurasiatique vue comme la clé de la puissance,

(2)    assurer le contrôle des réserves pétrolières mondiales et

(3)   promouvoir des relations économiques capitalistes au plan mondial.

Pour atteindre ces objectifs, explique Art, Washington devrait “maintenir des forces positionnées” en Europe et en Asie orientale (les deux parties de l’ Eurasie avec les plus hautes concentrations de puissance) et dans le Golfe arabo-persique (où se trouve le plus gros des réserves pétrolières). “L’Eurasie  abrite la plus grande partie de la population du monde, de ses réserves avérées de pétrole, de sa puissance militaire ainsi qu’une grande part de sa croissance économique. » C’est pourquoi il est crucial que la grande stratégie US dans cette région vise à renforcer l’hégémonie dans la région, à commencer par les régions pétrolières clé du sud de l’Asie centrale. (10)

 

Alors que la guerre et l’occupation s’enlisent en Afghanistan et en Irak sans issue, Washington a procédé à une escalade des menaces d’attaque “préventive” contre le voisin le plus puissant de ces pays, l’Iran. La justification principale donnée à cela et le programme iranien d’enrichissement de l’uranium, qui pourrait éventuellement permettre à l’Iran de développer des armes nucléaires. Mais il existe d’autres raisons à l’intérêt des USA por l’Iran. Comme l’Irak avant lui, l’Iran est une puissance pétrolière de premier rang, disposant maintenant des plus grandes réserves avérées après l’Arabie saoudite et avant l’Irak. Le contrôle de l’Iran est crucial dans le projet US de domination du Golfe arabo-persique et de son pétrole.

 

L’importance géopolitique de l’Iran va en outre au-delà du Moyen-Orient. Il est une pièce clé (tout comme l’Afghanistan) dans le Nouveau grand Jeu pour le contrôle du sud de l’Asie centrale, y compris du bassin de la Mer caspienne avec ses énormes réserves d’hydrocarbures. Les planificateurs stratégiques US sont obsédés par la crainte que se constitue un bloc formé par la  Russie , la Chine , l’Iran et les pays d’Asie centrale (avec éventuellement le Japon), qui pourraient se rassembler économiquement et passer des accords dans le domaine energétique. Ce  bloc pourrait briser la mainmise US et occidentale sur le marché mondial du pétrole et du gaz et créer la base pour un changement de pouvoir en faveur de l’Orient. Actuellement, la Chine , dont l’économie connaît la croissance la plus rapide du monde, manque de sécurité énergétique, même si sa demande en énergie fossile est en croissance rapide.  Elle est en train d’essayer de résoudre partiellement ce problème en augmentant son approvisionnement énergétique à partir de l’Iran et des pays d’Asie centrale. Les tentatives US récentes d’établir une alliance plus forte avec l’Inde, dont Washington a favorisé l’accès au statut de puissance nucléaire, font clairement partie du Nouveau Grand Jeu pour le contrôle du sud de l’Asie centrale – ce qui évoque le Grand jeu entre la Russie et l’Angleterre au XIXème siècle pour le contrôle de cette partie de l’Asie. (11)

 

Dans sa propagande –il faudrait dire plutôt son marketing – le Pentagone diffuse des images tendant à étayer son argument principal : les armées US en Afrique font du travail humanitaire et d’aide au développement. Voici quelques-unes des photos diffusées sur le site e l’ United States European Command USEUCOM et prises généralement par des militaires chargés des « affaires publiques » ou de la « communication de masse ».

 

Un soldat de la 10ème Division de montagne assure la sécurité d’une opération de vaccination du bétail menée par le 478ème Bataillon des Affaires civiles (Opérations spéciales) à Dire Dawa, en Éthiopie.

Village de tentes et latrines bâtis par le 5ème Bataillon de construction navale mobile du Génie maritime à Dire Dawa pour venir en aide aux populations frappées par la sécheresse.

Tombouctou, Mali : des membres du 1er Bataillon du 10ème Groupe aéroporté de forces spéciales et des membres de l’armée malienne au cours d’une manœuvre conjointe en novembre 2006.

Le capitaine Kevin Donohue (dr.), 443ème bataillon des Affaires civiles de l’Armée de terre, forme des militaires et responsables muincipaux maliens à « l’évaluation efficace des besoins de leur ville », dans le cadre d’une manoeuvre dite « d’aide humanitaire » en mai 2006.

A suivre...

Sources Global Research

Posté par Adriana Evangelizt

Publicité

Publié dans AFRIQUE

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article