2 - Main basse sur l'Afrique : la stratégie de l'Empire pour contrôler le continent

Publié le par Adriana Evangelizt

L'article ne rentrant pas dans sa totalité, j'ai dû le décomposer en deux parties... la première....

 

Main basse sur l’Afrique :

la stratégie de l’Empire pour contrôler le continent

2ème partie

1ère partie

La nouvelle course à l’Afrique

S’il y a un Nouveau Grand Jeu en cours en Asie, il y a aussi une nouvelle “Course à l’Afrique” de la part des grandes puissances. (12)  The National Security Strategy of the United States de 2002 déclarait que  le “combat contre le terrrorisme mondial” et la nécessité d’assurer la sécurité énergétique des USA requéraient des USA qu’ils augmentent leur engagement en Afrique et appelaient à une « coalition volontaire » pour établir des arrangements sécuritaires sur ce continent.  Peu après, le Commandement US d’Europe, basé à Stuttgart, en Allemagne —et chargé des opérations militaires U.S. en Afrique subsaharienne —a augmenté ses activités en Afrique de l’Ouest, se centrant sur les pays ayant d’importantes productions ou réserves de pétrole dans ou autour du Golfe de Guinée (en gros de la Côte d’Ivoire à l’Angola). Le Commandement militaire US pour l’Europe consacre maintenant 70% de son temps aux affaires africaines, alors qu’elles avaient une part insignifiante encore en 2003. (13)

 

Comme l’a remarqué Richard Haass, actuellement président du Conseil sur les Relations étrangères, dans sa préface au rapport publié par le Conseil en 2005 sous le titre Plus que de l’humanitarisme : une approche stratégique US de l’Afrique [More Than Humanitarianism: A Strategic U.S. Approach Toward Afric]a: “À la fin de la décennie, l’Afrique subsaharienne est susceptible de devenir une source d’importations énergétiques US aussi  importante que le Moyen-Orient.». (14)  L’Afrique de l’Ouest dispose de quelques 60 milliards de barils de réserves pétrolières avérées. Son pétrole, à faible teneur en soufre, est un brut doux fort apprécié par l’économie US. Les agences et les boîtes à idées US prévoient qu’un baril de pétrole sur cinq entrant dans le circuit économique mondial dans la deuxième moitié de cette décennie viendra du Golfe de Guinée et que la part  provenant du Golfe de Guinée dans les importations US passera de 15 à 20 % en 2010 et à 25% en 2015. Le Nigeria fournit déjà 10% du pétrole importé par les USA. L’Angola en fournit 4% et sa part devrait doubler d’ici la fin de la décennie. La découverte d e nouvelles réserves e l’expansion de la production pétrolière sont en train de faire d’autres pays de la région des exportateurs importants de pétrole, notamment la Guinée équatoriale, São Tomé et Principe, le Gabon, le Cameroun et le Tchad. La Mauritanie deviendra un exportateur de pétrole en 2007. Le Soudan, limité par la Mer rouge à l’Est et le Tchad à l’Ouest, est un important producteur de pétrole.

 

À l’heure actuelle, la principale base militaire permanente US en Afrique est celle établie à Djibouti, dans la Corne de l’Afrique, qui permet aux USA le contrôle stratégique de la route maritime qu’emprunte un quart de la production pétrolière mondiale. La base de Djibouti est aussi à proximité du pipeline soudanais (les militaires françaises ont depuis longtemps une présence militaire importante à Djibouti ainsi qu’une base aérienne à Abéché, au Tchad, près de la frontière soudanaise). La base de Djibouti permet aux USA de dominer l’extrémité orientale de la vaste bande pétrolière traversant l’Afrique, qui est désormais considérée comme vitale pour leurs intérêts stratégiques  — une vaste bande allant du pipeline Higleig-Port Soudan ( 1600 km ) dans le sud-est au pipeline Tchad-Cameroun ( 1000 km ) et au Golfe de Guinée dans l’Ouest. Un nouveau poste d’opérations avancées en Ouganda donne aux USA la possibilité de contrôler le sud-Soudan, où se trouve la plus grosse patrie du pétrole soudanais. 

 

 

En Afrique de l’Ouest, le Commandement militaire US pour l’Europe a désormais établi des postes d’opérations avancées au Sénégal, au Mali, au Ghana et au Gabon—ainsi qu’en Namibie, à la frontière avec l’Angola, au Sud – qui impliquent l’amélioration de pistes aériennes, le stockage de réserves essentielles et de carburant ainsi que des accords (avec les gouvernements locaux) permettant le déploiement rapide de troupes US. (15) En 2003 a été lancé un programme de contreterrorisme en Afrique de l’Ouest et en mars 2004, des Forces spéciales US ont été directement engagées dans une opération militaire avec des pays du Sahel contre le groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), qui figure sur la liste des organisations terroristes dressée par Washington. Le Commandement US pour l’Europe es en train de développer un programme de sécurité côtière dans le Golfe de Guinée appelé la Garde du Golfe de Guinée. Il prévoit aussi la construction d’une base militaire navale US à São Tomé et Principe, qui selon, le Commandment US, pourrait rivaliser avec la base navale de Diégo Garcia dans l’Océan indien. Le Pentagone est donc est en train de se mouvoir agressivement pour établir une présence militaire dans le Golfe de Guinée qui permettra le contrôle de la partie occidentale de la route transafricaine du pétrole et les réserves vitales de pétrole qui y ont été découvertes. L’Opération Flintlock (“Pistolet à pierre”), une manoeuvre militaire de mise en route, a impliqué en 2005 1000 membres des Forces spéciales US. L’été prochain (2006), le Commandement pour l’Europe va conduire des manœuvres de sa nouvelle force de réaction rapide pour le Golfe de Guinée.

 

Ici, les canons suivent le commerce : les grandes entreprises pétrolières US et occidentales sont prises dans une course au pétrole ouest-africain et réclament de la sécurité.  Selon le Wall Street Journal du 25 avril 2006, le Commandement militaire US pour l’Europe est en train de travailler avec la Chambre de Commerce US pour étendre l’emprise des entreprises US en Afrique dans le cadre d’une « réponse US intégrée ».  Dans cette course économique aux ressources pétrolières africaines, les anciennes puissances coloniales, la Grande-Bretagne et la France, sont en compétition avec les USA. Mais sur le plan militaire, elles collaborent étroitement avec les USA pour assurer le contrôle impérial occidental sur la région.

 

L’escalade de la présence militaire US en Afrique est fréquemment justifiée par la nécessité de combattre le terrorisme et de contrer une instabilité croissante dans la région pétrolière de l’Afrique subsaharienne. Depuis 2003 le Soudan a été ravagé par une guerre civile et un conflit ethnique concentrés dans la région du Darfour, au sud-ouest (où se trouve une grande partie du pétrole soudanais), qui ont donné lieu à d’innombrables violations des droits humains et des massacres par des milices liées au gouvernement de populations de la région. Des tentatives de coups d’État ont eu lieu dans les nouveaux pétro-États de São Tomé et Principe (2003) e de Guinée équatoriale (2004). Le Tchad, dirigé par un régime brutalement oppressif protégé par un appareil de sécurité et de renseignements appuyé par les USA, a aussi vécu une tentative de coup d’État en 2004. Un coup d’État réussi a eu lieu en 2005 en Mauritanie contre l’homme fort soutenu par les USA Maaouiya Ould Taya. En Angola, la guerre civile a duré trois décennies – provoquée et alimentée par les USA, qui, avec l’Afrique du sud, ont organisé l’armée terroriste dirigée par l’UNITA de Jonas Savimbi – jusqu’au cessez-le-feu qui a suivi la mort de Savimbi en 2002. Au Nigeria, pays hégémonique dans la région, règnent la corruption, les révoltes et le vol organise de pétrole, avec des parts considérables de la production pétrolière du delta du Niger qui sont siphonnées – jusqu’à 300 000 barils par jour au début de 2004. (16) L’apparition d’une insurrection armée dans le delta du Niger et le conflit potentiel entre le Nord musulman et Sud non musulman sont des sources majeures d’inquiétude US.

 

Il y a donc des appels incessants, avec un flot de justifications douteuses, à des « interventions humanitaires » US en Afrique. Le rapport du Conseil pour les Relations étrangères More than Humanitarianism insiste sur le fait que “les USA et leurs alliés doivent être prêts à prendre les mesures appropriées pour agir » au Darfour, au Soudan, « y compris des sanctions et, si nécessaire, une intervention militaire, si le Conseil de sécurité est bloqué pour le faire. » Parallèlement, l’idée que les militaires US pourraient être amenés avant longtemps à intervenir au Nigeria a été fortement agitée parmi les sommités et dans les cercles d’experts. Le correspondant de l’Atlantic Monthly Jeffrey Taylor écrivait en avril 2006 que le Nigeria était devenu “le plus grand État failli sur terre”, et qu’une poursuite de la déstabilisation de cet État ou son passage sous la coupe de forces islamiques radicales mettrait en danger «   les importantes réserves pétrolières que l’Amérique a juré de protéger. Si ce jour devait arriver, cela donnerait le signal d’une intervention militaire bien plus massive que la campagne d’Irak. » . (17). 

 

Mais les adeptes de la grande stratégie US s’accordent à penser que les vrais enjeux ne son pas les pays africains en soi et le bien-être de leurs populations, mais le pétrole et la présence croissante de la Chine en Afrique. Comme le Wall Street Journal l’a écrit dans “L’Afrique émerge comme champ de bataille stratégique” (“Africa Emerges as a Strategic Battlefield”),  «  La Chine a fait de l’Afrique une ligne de front dans sa recherche d’une plus grande influence mondiale, triplant son commerce avec le continent , qui est passé à $37 milliards ces cinq dernières années, verrouillant les ressources énergétiques, concluant des accords commerciaux avec des régimes comme celui du Soudan et éduquant les futures élites africaines dans les universités et écoles militaires chinoises » Dans More than Humanitarianism, le Conseil pour les relations étrangères décrit le menace principale comme venant de la Chine : “ La Chine a altéré le contexte stratégique en Afrique. À travers toute l’Afrique, aujourd’hui, la Chine est en train d’acquérir le contrôle sur des ressources naturelles, éliminant les fournisseurs occidentaux des principaux projets de construction d’infrastructures et fournissant des prêts à bas taux et autres stimulants pour améliorer son avantage dans la compétition. »18 La Chine importe plus d’un quart de son pétrole d’Afrique, en premier lieu d’Angola, du Soudan et du Congo. Elle est le premier investisseur étranger au Soudan. Elle a fourni au Nigeria d’importantes subventions pour augmenter son influence et lui a vendu des avions de chasse. La plus grande menace, du point de vue des grands stratèges US, est venue du prêt à bas taux de 2 milliards de $ à l’Angola en 2004, qui a permis à l’Angola de résister aux exigences du FMI  qu’il remodèle son économie et sa société selon des critères néolibéraux.

 

Pour le Conseil pour les relations étrangères , tout cela ne fait qu’aggraver la menace qui pèse sur le contrôle impérialiste occidental de l’Afrique. Vu le rôle de la Chine , écrit le Conseil dans son rapport,  « les USA et l’Europe ne peuvent pas considérer l’Afrique comme leur chasse gardée, comme les Français voyaient autrefois l’Afrique francophone. Les règles sont en train de changer dans la mesure où la Chine cherche non seulement à  accéder aux ressources, mais aussi à contrôler la production et la distribution de ressources, et peut-être même à se positionner pour obtenir un accès prioritaire à ces ressources, qui deviennent plus rares ».  La rapport du Conseil sur l’Afrique est tellement soucieux de combattre la Chine par le biais de l’expansion militaire US dans la région qu’il fait appel à nul autre que Chester Crocker, ancien secrétaire d’État adjoint aux Affaires africaines de l’administration Reagan , qui exprime sa « nostalgie mélancolique pour l’époque où les USA où l’Occident étaient les seuls puissances influentes et pouvaient poursuivre leurs… objectifs avec les mains libres. ». (19)
 

Ce qui est certain, c’est que l’Empire US s’est élargi à des parties de l’Afrique dans sa recherche rapace de pétrole. Il pourrait en résulter des ravages pour les peuples africains. Comme la vieille course à l’Afrique, cette nouvelle course est une lutte entre grandes puissances pour les richesses et le pillage – pas pour le développement de l’Afrique ou le bien-être de ses populations. 

 

Une grande stratégie d’élargissement

 

 

Malgré l’évolution rapide du contexte stratégique et le passage à un impérialisme plus nu ces dernières années, il y a une cohérence et une continuité dans la grande stratégie impériale US, qui provident du large consensus qui règne au sommet de la structure de pouvoir sur l”idée que les USA doivent rechercher la “suprématie mondiale”, comme l’a exprimé Zbigniew Brzezinski, l’ancien Conseiller à la sécurité nationale du président Jimmy Carter.  (20)

 

 

 

La rapport du Conseil pour les Relations étrangères de 2006,  More Than Humanitarianism…, qui soutient l’idée d’élargir la grande stratégie US pur englober l’Afrique, a été coprésidé par Anthony Lake, Conseiller à la sécurité nationale de Clinton de 1993 à 1997 et Christine Todd Whitman, ancienne chef d’Agence de protection de l’environnement sous Bush. Comme Conseiller à la sécurité nationale de Clinton, Lake a joué un rôle clé dans la définition de la grande stratégie US de l’administration Clinton. Dans un discours intitulé “From Containment to Enlargement,” (“De l’endiguement à l élargissement ») fait à la School of Advanced International Studies de la Johns Hopkins University le 21 Septembre 2003, il a déclaré qu’après l’effondrement de l’Union soviétique, les USA étaient le « pouvoir dominant (mondial)…Nous avons l’armée la plus forte du monde, sa plus grande économie, sa société multiethnique la plus dynamique…Nous avons endigué un menace mondiale qui pesait sur les économies de marché. Maintenant, nous devons chercher à élargir leur portée. Ce qui doit succéder à la doctrine de l’endiguement, c’est une stratégie du débordement.”

 

 

 

En d’autres termes, cela signife une expansion de la sphère du capitalisme mondial sous le parapluie militaro-stratégique US. Les ennemis en chef de ce nouvel ordre mondial étaient caractérisés par Lake comme les « États du retour de bâton », particulièrement l’Irak et l’Iran. L’insistance de Lake, au début de l’ère Clinton, sur une “grande stratégie d’élargissement” pour les USA a été réalisée aujourd’hui par l’élargissement du rôle des mlitaires US non seulement en Asie centrale et au Moyen-Orient, mais aussi en Afrique. (21)

 

 

 

La grande stratégie impériale US est moins le produit d’une politique définie à Washington par telle ou telle aile de la classe dominante U.S que le résultat inévitable de la position de puissance dans laquelle le capitalisme US se retrouve en ce début de XXIème siècle. La force économique US (avec celle de ses alliés les plus proches) connaît un déclin constant. Les grandes puissances ne sont pas susceptibles d’avoir les mêmes rapports économiques entre elles qu’il y a deux décennies. Parallèlement, la puissance militaire US a augmenté relativement avec la disparition de l’Union soviétique.  Les USA contribuent à environ la moitié de toutes les dépenses militaires de la planète – une proportion deux fois supérieure à leur part de la production mondiale.

 

 

 

Le but de la nouvelle grande stratégie impériale US est d’utiliser cette force militaire sans précédent pour prévenir l’émergence de forces historiques nouvelles en créant une sphère de domination tous azimuts telle – qui englobe maintenant tous les continents – qu’aucun rival potentiel ne sera en mesure de défier les USA pour des décennies. Il s’agit d’une guerre contre les peuples de la périphérie du monde capitaliste et pour l’expansion du capitalisme mondial, en particulier US. Mais c’est aussi une guerre pour assurer le “Nouveau siècle américain”, dans lequel les nations du tiers monde sont vues comme des “ressources stratégiques” dans le cadre d’une lutte géopolitique plus vaste.

 

 

 

Les leçons d l’histoire sont claires : les tentatives d’obtenir la domination sur le monde par des moyens militaires, quoiqu’inévitables sous le capitalisme, sont destinées à échouer et ne peuvent que conduire à de nouvelles guerres plus grandes. Il est de la responsabilité de ceux qui sont engagés pour la paix mondiale de résister à la nouvelle grande stratégie impériale US en remettant en cause l’impérialisme et sa racine économique : le capitalisme lui-même.

 

 

 

Notes

 

 

1.      La vision de Hass est étudiée dans John Bellamy Foster, “‘Imperial America’ and War,” Monthly Review 55, no. 1 (May 2003): 1–10; Project for the New American Century, Rebuilding America’s Defenses (September 2000), http://www.newamericancentury.org/ 

 

 

2.      Stephen Peter Rosen, “The Future of War and the American Military,” Harvard Magazine 104, no. 5 (May–June 2002): 29–31.

 

 

3.      John Lewis Gaddis, “A Grand Strategy of Transformation,” Foreign Policy (November/December 2002): 50–57.

 

 

4.      Clausewitz cité in Paul Kennedy, ed., Grand Strategies in War and Peace (New Haven: Yale University Press, 1991), 1.

 

 

5.      Edwin R. Earle, ed., Makers of Modern Strategy (Princeton: Princeton University Press, 1948); B. H. Liddel Hart, Strategy (New York: Praeger, 1967); Kennedy, ed., Grand Strategies, 1–4.

 

 

6.      James J. Hentz, ed., The Obligation of Empire: United States ’ Grand Strategy for a New Century ( Lexington , Kentucky : University of Kentucky Press, 2004).

 

 

7.      Ivo H. Daalder & James M. Lindsay, America Unbound ( Hoboken , New Jersey : John Wiley and Sons, 2005), 4–5, 40–41, 194.

 

 

8.      V. I. Lenin, Imperialism, the Highest Stage of Capitalism (New York: International Publishers, 1939), 119.

 

 

9.      Richard B. Du Boff, “U.S Empire,” Monthly Review 55, no. 7 (December 2003): 1–2; Dominic Wilson & Roopa Purshothaman, “Dreaming with BRICs,” Goldman Sachs Global Economics Paper, no. 99 (October 1, 2003), 4, http://www.gs.com/

 

 

10.  Robert J. Art, A Grand Strategy for America ( Ithaca : Cornell University Press, 2003), 1–11.

 

 

11.  Noam Chomsky, Failed States ( New York : Metropolitan Books, 2006), 254–55; Lutz Kleveman, The New Great Game ( New York : Grove Press, 2004).

 

 

12.  Voir Pierre Abramovici, “ United States : The New Scramble for Africa,” Le Monde Diplomatique (Engish edition), July 2004; “Revealed: The New Scramble for Africa ,” The Guardian, June 1, 2005.

 

 

13.  Fred Kempe, “ Africa Emerges as a Strategic Battlefield,” Wall Street Journal, April 25, 2006.

 

 

14.  Council on Foreign Relations, More Than Humanitarianism: A Strategic U.S. Approach Toward Africa, 2006, xiii.

 

 

15.  Council on Foreign Relations, More Than Humanitarianism, 59.

 

 

16.  Center for Strategic and International Studies, A Strategic U.S. Approach to Governance and Security in the Gulf of Guinea , July 2005, 3.

 

 

17.  Council on Foreign Relations, More Than Humanitarianism, 24, 133; Jeffrey Taylor, “Worse Than Iraq ?,” Atlantic , April 2006, 33–34.

 

 

18.  Council on Foreign Relations, More Than Humanitarianism, 40.

 

 

19.  Council on Foreign Relations, More Than Humanitarianism, 52–53, 131.

 

 

20.  Zbigniew Brzezinski, The Grand Chessboard (New York: Basic Books, 1997), 3.

 

 

21.  Anthony Lake , “From Containment to Enlargement,” speech to School of Advanced International Studies , Johns Hopkins University , September 21, 2003, http://www.mtholyoke.ed/ .

 

 


 

 

L'auteur au Forum social mondial de Bamako en janvier 2006

 

 

 

Titre original : A Warning to Africa : The New U.S. Imperial Grand Strategy

Source : http://www.monthlyreview.org/0606jbf.htm

 

 

 

John Bellamy Foster  est professeur de sociologie à l’Université d’Orgeon, auteur de Marx’s Ecology et Ecology Against Capitalism, et co-rédacteur en chef de la Monthly Review. Son dernier livre paru est Naked Imperialism: The U.S. Pursuit of Global Dominance (New York: Monthly Review Press, 2006) [Impérialisme nu : la recherche de la domination mondiale par les USA].

 


Le présent texte est une version augmentée et révisée d’un discours au Forum social mondial de Bamako, Mali, tenu le 20 janvier 2006.

 

 

 

Traduit de l’anglais par Fausto Giudice, membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est en Copyleft pour tout usage non-commercial : elle est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner sources et auteurs.

Sources Global Research

 

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans AFRIQUE

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