La confession de Khaled Cheikh Mohammad pose question

Publié le par Adriana Evangelizt

Comme nous le disions hier, le superman terroriste pose effectivement quelques problèmes de crédibilité. Nousposons juste après les aveux complets de Khaled Cheikh Mohammad et vous allez voir que ça vaut son pesant d'or !

Le « cerveau » du 11-Septembre revendique 31 actes ou tentatives terroristes

La confession de Khaled Cheikh Mohammad pose question


La confession de Khaled Cheikh Mohammad sur sa responsabilité dans les attentats du 11 septembre 2001 et une trentaine d’autres pose autant de questions sur la manière dont elle a été obtenue que sur la crédibilité de l’homme.


Au cours d’une audience qui a duré à peine plus d’une heure samedi, Khaled Cheikh Mohammad a revendiqué les projets d’attentats, aboutis ou non, dans un texte écrit, avant de s’engager dans une longue tirade exprimant de manière confuse sa détermination de « guerrier », selon la retranscription, parfois incomplète, rendue publique mercredi soir par le Pentagone.

Arrêté en mai 2003, le terroriste présumé, qui n’a toujours pas rencontré d’avocat, était présenté pour la première fois à un juge, en l’occurence un panel de trois officiers réunis à Guantanamo et chargés d’examiner son statut de « combattant ennemi », en vue d’un éventuel procès devant un tribunal militaire d’exception.

Pour Eugene Fidell, expert en droit militaire, la retranscription est « un compte- rendu exact de ce qui s’est passé », même s’il manque de clarté et qu’aucun témoin ne peut préciser l’apparence physique ou le comportement de Khaled Cheikh Mohammad. Mais pour plusieurs associations de défense des droits de l’homme, ces déclarations de l’ancien chef du Comité militaire d’el-Qaëda ne font que renforcer les doutes sur la manière dont elles ont été obtenues après des années passées dans les risons secrètes de la CIA.

Le choix des passages censurés « semble répondre non pas à une exigence légitime de sécurité, mais plutôt au désir d’éviter tout embarras aux responsables du gouvernement et de cacher l’utilisation de techniques d’interrogatoire illégales », dénonce Jameel Jaffer, avocat de l’ACLU. Mais le président du tribunal fait plusieurs fois référence aux accusations de torture, et Khaled Cheikh Mohammad, qui s’exprime dans un mauvais anglais, affirme que ces techniques l’ont obligé à incriminer à tort d’autres détenus.

« Je suis responsable de l’opération du 11-Septembre de A à Z », a ainsi affirmé le Pakistanais, ex-numéro 3 du réseau terroriste d’Oussama Ben Laden. Jusqu’à son arrestation au Pakistan en mai 2003, Cheikh Mohammad, âgé de 41 ans, a été chef militaire et responsable du département des opérations extérieures d’el-Qaëda.

Cheik Mohammad a reconnu sa responsabilité dans 31 opérations dont des tentatives d’assassinat contre les anciens présidents américains Bill Clinton et Jimmy Carter et contre le pape Jean-Paul II lors d’un voyage du souverain pontife aux Philippines.

Reste la crédibilité de sa confession sur ses propres actions : du 11-Septembre à l’attentat de Bali, de l’assassinat de Daniel Pearl à un projet de destruction du canal de Panama, « il se revendique en gros responsable du moindre incident terroriste qui ait jamais eu lieu ! » ironise Geoffrey Corn, ancien avocat militaire, professeur de droit dans le Texas.

En cas de procès, si les principes fondamentaux du droit américain sont respectés, l’accusation ne pourra cependant pas s’appuyer uniquement sur ces déclarations pour obtenir la condamnation de Khaled Cheikh Mohammad : « Une confession doit être corroborée par des preuves », explique M. Corn.

Pour le juriste militaire comme pour John Sifton, chercheur à Human Rights Watch, les déclarations du terroriste présumé montrent cependant les limites de l’approche militaire dans les affaires de terrorisme.

Dans sa longue tirade, Khaled Cheikh Mohammad se présente comme un guerrier luttant contre un oppresseur, de la même manière que George Washington avait pris les armes contre le pouvoir britannique pour obtenir l’indépendance des États-Unis. « Il est évident qu’il semble fier d’être traité comme un combattant », explique M. Corn. « Il devrait être traité comme un criminel, pas comme un combattant ennemi », ajoute M. Sifton.

Certains pourtant l’ont pris au sérieux, comme le chef de la minorité républicaine à la Chambre des représentants, John Boehner, qui a évoqué dans un communiqué « encore un nouveau rappel que nous sommes engagés dans une guerre mondiale », rappelant que l’« ennemi » menaçait toujours « la sécurité des familles américaines ».

Sources Lorient le Jour

Posté par Adriana Evangelizt

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