La mystérieuse disparition du général iranien
Le Monsieur ne s'est pas volatilisé. On va nous faire croire qu'il s'est vendu aux Américains et qu'il raconte tout ce qu'il se passe en Iran. A notre avis, il parle oui... mais sous la torture parce qu'il a été enlevé. Par qui ? On ne voit que deux possibilités. L'axe sionisto-américain. Ces affreux sont capables de tout. Mais surtout du pire.
Enlèvement ou défection, mystérieuse disparition
d'un général iranien
ANKARA – Le sort d'un ancien haut responsable de la défense iranien, disparu en Turquie le mois dernier mystérieusement, alimente la rumeur dans les médias qui suggèrent une défection vers l'Occident auquel il pourrait fournir des informations de tout premier ordre sur l'Iran
Téhéran, de son côté, accuse les agences de renseignement occidentales d'avoir enlevé le général Ali Reza Asghari, ex-commandant des Gardiens de la révolution et ancien vice-ministre iranien de la Défense, tandis que pour plusieurs médias, dont le Washington Post, il aurait fait défection sur une base volontaire et ferait preuve de «coopération» avec le renseignement américain.
Les informations qu'il «fournit sont à la discrétion totale du renseignement américain». Elles ont trait à la milice chiite libanaise du Hezbollah et ses liens avec l'Iran, selon le grand quotidien des États-Unis, mais sans doute aussi au programme nucléaire iranien que les Occidentaux soupçonnent d'être à forte implication militaire.
Le ministre turc des Affaires étrangères, Abdullag Gül, a affirmé la semaine dernière que les autorités turques menaient d'intenses recherches pour tenter de retrouver le général, disparu en février lors d'un séjour privé dans un grand hôtel d'Istanbul.
Pour sa part, la presse israélienne est allée jusqu'à suggérer que son rapt aurait pu être l'oeuvre du Mossad, les services de renseignement israéliens, ce qu'a démenti vivement le ministre de la Défense, Amir Peretz.
Pour la presse panarabe, qui cite «une source militaire iranienne», Asghari est dans un pays d'Europe du nord «sous les auspices des Américains» dans l'attente d'un prochain transfert.
«Son interrogatoire est en cours en vue de le transférer aux États-Unis», selon cette source anonyme citée par Asharq Al-Awsat. Selon elle, Asghari était le conseiller en chef du ministère de la Défense iranien «pour les affaires stratégiques et les achats d'armement».
«Toutes les informations selon lesquelles le Mossad serait impliqué dans cette affaire sont sans fondement. Nous ne menons pas ce genre d'opération», a affirmé le ministre israélien de la Défense, cité par la radio publique.
D'anciens officiers du Mossad ont de leur côté rappelé que le général iranien, haut responsable du précédent gouvernement du président réformiste Mohammed Khatami, avait été un homme clé lors de la création du Hezbollah dans les années 80 et était responsable des «missions spéciales» menées en 1986 au Liban par les Gardiens de la révolution, corps d'élite considéré comme l'armée idéologique du régime islamique.
Au-delà du Hezbollah, Asghari pourrait communiquer des informations sur l'exacte portée, militaire ou non, du programme nucléaire iranien qui inquiète tant les Occidentaux, mais cette éventualité a été démentie par les responsables de Téhéran et par un officiel américain cité par le Washington Post cette semaine.
Selon la radio militaire israélienne, l'hypothèse de la défection est la plus probable dans la mesure où l'épouse du général et ses enfants ont, a-t-elle dit, quitté l'Iran avant l'annonce de sa disparition.
Elle a amené Israël à renforcer la sécurité autour de ses représentations diplomatiques à l'étranger de crainte de rapts ou d'attentats de la part de l'Iran.
L'Iran, bête noire des États-Unis et d'Israël, est soupçonné notamment par Washington d'être à l'origine du redoublement des violences en Irak par le truchement des militants chiites.
Sources La grande époque
Posté par Adriana Evangelizt