Les Gardiens de la révolution, défenseurs dévoués du régime islamique
Un article sur les Gardiens de la révolution ou Pasdaran. Une armée de 350 000 membres et ils ont sous leur autorité la milice islamiste (Bassidji) composée de plus de dix millions de membres et qu'ils entraînent et arment. Imaginez l'armée...
Les Gardiens de la révolution,
défenseurs dévoués du régime islamique

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad et le commandant des gardiens de la révolution (G), Yahya Rahim, passent les troupes en revue, le 26 novembre 2006 à Téhéran
Les Gardiens de la révolution islamique (Sepah-é Pasdaran), qui ont capturé le 23 mars quinze marins britanniques dans le Golfe, constituent l'armée idéologique du régime iranien, chargée de le protéger contre les menaces intérieures et extérieures.
Selon les estimations occidentales, cette véritable armée comporte quelque 350.000 membres. Elle a été créée le 5 mai 1979, au lendemain de la victoire de la révolution islamique, par un décret de l'imam Khomeiny, fondateur de la République islamique.
A l'époque, il s'agissait de regrouper les forces révolutionnaires créées au lendemain de la révolution.
Déjà en 2004, ce sont les Gardiens de la révolution qui avaient capturé huit marins britanniques avant de les libérer au bout de trois jours.
Cette armée, tout comme l'armée classique qui n'a pas été dissoute, est placée sous les ordres directs du guide suprême, qui en nomme les commandants. Les Gardiens de la révolution reçoivent les meilleurs équipements militaires. Ce sont eux qui ont reçu les fameux missiles Shahab-3, capables d'atteindre Israël. C'est encore cette armée qui s'est vu livrer en janvier le nouveau système de défense anti-aérien russe TOR-M1, d'une valeur de 800 millions de dollars, destiné à protéger les sites nucléaires iraniens.
En 2006, ils ont organisé de nombreuses manoeuvres militaires, notamment dans la région du Golfe, testant une panoplie de missiles, notamment d'une portée de 350 km capables d'atteindre toutes les régions du Golfe et de la mer d'Oman.
Les deux dernières résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU concernant le programme nucléaire iranien visent particulièrement les Pasdaran, dont de nombreuses sociétés sont désormais soumises aux sanctions.
Plusieurs haut commandants des Gardiens de la révolution font également partie des personnalités visées par les interdictions de voyages à l'étranger.
Washington accuse également les Pasdaran, à travers son armée Qods, d'aider les groupes rebelles chiites en Irak. Ce que Téhéran a toujours démenti.
Les adversaires de la République islamique les accusent en outre d'avoir créé le Hezbollah au Liban.
Les Pasdaran jouent également un rôle de premier plan dans la protection des frontières du pays, les zones frontalières les plus sensibles étant contrôlées par eux.
Ils ont aussi pris leur part dans la lutte contre les groupes armés de l'opposition et ont sous leur autorité la milice islamiste (Bassidji) qui revendique de plus de dix millions de membres et que les Pasdaran entraînent et arment.
En février, de violents combats entre les Gardiens de la révolution et des rebelles kurdes dans la province d'Azerbaïdjan occidentale, située à la frontière avec l'Irak et la Turquie, ont fait plus de 50 morts.
A la même époque, un attentat à la voiture piégée avait visé un autobus des Pasdaran à Zahedan, chef-lieu de la province du Sistan-Balouchistan, située à la frontière avec le Pakistan.
Les Gardiens de la révolution, qui ont également joué un rôle prééminent dans la guerre contre l'Irak de 1980 à 1988, exercent une influence politique considérable.
De nombreux cadres importants du pouvoir, notamment le président Mahmoud Ahmadinejad, le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale Ali Larijani ou encore l'actuel maire de Téhéran Mohammad Bagher Ghalibaf, ont servi à un moment ou un autre en leur sein.
Sources AFP
Posté par Adriana Evangelizt