Blair nie toute transaction et affiche sa fermeté face à l'Iran
Ce pauvre Blair est pitoyable. Et menteur comme un arracheur de dents. S'il n'avait tenu qu'à lui de toute façon, la vie des marins n'aurait pas pesé lourd car il n'a cessé d'être arrogant et méprisant. Il n'a même pas le courage d'avouer qu'il a envoyé une lettre d'excuse aux Iraniens.
Blair nie toute transaction et affiche sa fermeté face à l'Iran
Le Premier ministre Tony Blair, sitôt les marins relâchés par l'Iran arrivés sur le sol britannique, a assuré jeudi que leur libération avait été obtenue "sans transaction" et a affiché sa fermeté sur les autres dossiers dans lesquels Téhéran est impliqué.
"Nous nous réjouissons du retour" des quinze marins détenus en captivité pendant deux semaines en Iran, a déclaré M. Blair au moment même où l'avion qui les ramenait à Londres se posait à l'aéroport d'Heathrow.
Cette crise, si elle avait été amenée à durer, aurait pu affecter profondément les derniers mois au pouvoir de M. Blair, dont le départ de Downing Street est attendu fin juin, et ternir un bilan déjà assombri par la guerre en Irak.
Les questions sur les conditions exactes de cette libération n'ont cependant pas tardé à rattraper le chef du gouvernement. Elle a été obtenue "beaucoup plus rapidement que ce beaucoup de personnes prévoyaient, et nous l'avons fait, et je veux être très, très clair, sans transaction, sans négociation", a-t-il affirmé.
"Il n'y a eu aucun accord d'aucune sorte", a-t-il assuré. "Nous avions été clairs au début (sur le fait) que nous ne le ferions pas et nous sommes restés fermes là-dessus tout au long" de l'affaire, a-t-il dit.
Mais Téhéran a contesté cette version. Ali Akbar Velayati, principal conseiller du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a affirmé que son pays avait atteint ses "objectifs" dans l'affaire des marins après avoir reçu une "lettre d'excuses" de M. Blair.
Interrogé sur cette lettre, le Premier ministre a préféré éluder.
Mercredi, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad n'avait fait aucune allusion à des excuses de Londres. Il avait seulement évoqué une lettre dans laquelle le gouvernement britannique s'était "engagé à ne pas recommencer de tels incidents".
M. Blair a aussi écarté l'hypothèse évoquée par les médias d'un possible échange de prisonniers avec les cinq Iraniens arrêtés le 11 janvier par les forces américaines dans le Kurdistan irakien.
"Il n'y a aucun accord sur des Iraniens qui pourraient être détenus en Irak, parce qu'ils sont détenus en Irak à cause de leur ingérence dans les affaires de l'Irak", a-t-il affirmé.
M. Blair a expliqué qu'il continuerait à appliquer à l'égard de l'Iran la stratégie duale adoptée dans cette crise et qu'il avait définie mercredi comme une "approche mesurée - ferme mais calme".
"De nouvelles lignes de communication ont été ouvertes" avec le régime iranien, qui "n'étaient pas disponibles auparavant", a-t-il remarqué, estimant qu'il était "sensé" de les approfondir.
Mais le Premier ministre, qui la semaine passée s'était tourné vers l'ONU et la communauté internationale, provoquant la colère de Téhéran, a aussi maintenu un ton résolu face à l'Iran.
"Il ne peut y avoir aucune incompréhension sur la base de cette communication", a-t-il prévenu. "Si l'Iran a de sérieuses préoccupations concernant la région, ou ce qui se passe là-bas, il y a des choses qui peuvent être discutées".
"Ce que vous ne pouvez pas avoir (...) c'est une tentative de renverser la volonté du gouvernement démocratiquement élu en Irak, ou de la communauté internationale", a-t-il averti, en dénonçant l'"horrible réalité" du terrorisme, démontrée une fois de plus par la mort jeudi de quatre soldats britanniques en Irak.
M. Blair s'est même fait très explicite en déclarant: "Il y a au moins des éléments du régime iranien qui appuient, financent, arment et soutiennent le terrorisme en Irak".
"La communauté internationale doit rester absolument inébranlable en faisant respecter sa volonté, que ce soit au regard des armes nucléaires ou du soutien d'une quelconque partie du gouvernement iranien au terrorisme, particulièrement quand il est dirigé contre les gouvernements démocratiques", a-t-il continué.
Et l'Iran, a-t-il ajouté, doit faire "un choix".
Sources AFP
Posté par Adriana Evangelizt