Intense lobbying diplomatique dans les coulisses de l'ONU

Publié le par Adriana Evangelizt

Intense lobbying diplomatique dans les coulisses de l'ONU



Offensive diplomatique vers le continent africain, négociations à huis clos entre l'Union européenne et Moscou, ballet diplomatique à Belgrade et Pristina... La tension monte à l'approche du vote du Conseil de sécurité, mais l'indépendance est au bout du chemin, assure la presse de Pristina.

La balle est désormais dans le camp des grandes puissances", écrit le quotidien kosovar Express, en référence aux négociations en cours dans les coulisses du Conseil de sécurité, qui doit décider d'ici à cet été de l'avenir du Kosovo. Pour que le plan de Martti Ahtisaari soit approuvé, il faut au moins neuf voix pour et, surtout, pas de veto d'un des membres permanents, rappelle le journal.

Diplomates et fonctionnaires internationaux ont d'ores et déjà commencé un intense lobbying auprès de tous les membres du Conseil. Selon la presse kosovare, l'envoyé spécial de l'ONU Martti Ahtisaari s'applique actuellement à convaincre un certain nombre de pays africains, notamment parmi les plus sceptiques (Afrique du Sud, Ghana et république démocratique du Congo). "Ces trois pays ne sont pas des membres permanents au Conseil de sécurité, mais leur soutien serait très précieux lors du vote pour le Kosovo", poursuit le journal. Le Congo et le Ghana se sentent concernés à cause de leurs propres problèmes de frontières, un phénomène omniprésent sur le continent africain, et ils ont des doutes à l'égard de l'indépendance du Kosovo. Ces pays doivent être convaincus que l'indépendance du Kosovo ne représente pas un précédent."

Le chef du groupe de négociateurs kosovars, Veton Suroi (qui est par ailleurs le patron du plus important groupe de presse du Kosovo), s'est, lui, rendu à Pretoria, en Afrique du Sud, pour tenter de convaincre les officiels de ce pays qui occupe actuellement la présidence du Conseil de sécurité. Une visite qui répond à celle, officielle, que le ministre des Affaires étrangères serbe, Vuk Draskovic, a également effectué en Afrique du Sud. Car, du côté serbe, l'opposition à l'indépendance du Kosovo ne faiblit pas, et Belgrade compte bien sur ses alliés traditionnels, la Russie et la Chine, pour faire entendre sa voix à New York. Sergueï Lavrov est déjà passé par la capitale serbe ; il sera suivi par un vice-Premier ministre chinois. Des négociateurs européens tentent, eux, de négocier avec Moscou un assouplissement de sa position tandis que les Américains font monter la pression : une "indépendance du Kosovo est inévitable", a-t-on récemment dit à Washington.

Quoi qu'il arrive, le compte à rebours est déclenché, se console la presse de Pristina. Le grand jour est attendu fin mai, voire début juin, affirment des sources proches du gouvernement. Le scénario probable n'a pas changé : un feu vert de l'ONU suivi d'une déclaration d'indépendance à Pristina et, dans la foulée, une reconnaissance par Washington puis par les principales puissances européennes. Un scénario optimiste.

Sources Courrier International

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans LES USA ET L'ONU

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