Les élèves new-yorkais excédés par les fouilles à l'école

Publié le par Adriana Evangelizt

Alors quand on lit l'article ci-dessous et que l'on sait le drame qui s'est passé à l'université, on se dit qu'il y a vraiment quelque chose qui cloche. D'un côté les élèves ne peuvent même pas avoir une règle en fer sur eux à cause des détecteurs de métaux et de l'autre, un étudiant fait rentrer un arsenal sans être inquiété. Très curieux.

Le ras-le-bol des élèves new-yorkais excédés

 par les fouilles à l'entrée des école




Il ne se déplace plus sans son "T", l'équerre dont il se sert en cours de technologie. Jonathan Clark, 17 ans, est en terminale à l'école d'aviation de Long Island City, en face de Manhattan. Le matin du 24 octobre 2006, trente voitures de police ont encerclé le lycée. Plusieurs dizaines d'agents sont descendus et ont installé des détecteurs de métaux à l'entrée de l'école.

Trois heures plus tard, les élèves faisaient toujours la queue pour passer sous les portiques. Les classes du matin avaient été perturbées ou annulées. Et près de 617 téléphones portables et iPod (objets interdits) avaient été saisis, mais aucune arme... A l'exception de l'équerre de Jonathan Clark et d'autres instruments considérés comme "susceptibles de poser un risque pour la société", mais tolérés parce que nécessaires dans les ateliers.

Près de 100 000 élèves de 88 collèges et lycées new-yorkais sont soumis tous les jours aux détecteurs de métaux. Depuis un an, la mairie a ajouté des descentes à l'improviste dans les autres établissements de la ville, transformant les lieux en camp retranchés. Les élèves se plaignent de devoir enlever leurs ceintures, d'être palpés sans ménagement et traités de "bébés rikers" au premier signe de mauvaise volonté (une référence à la principale prison de New York, sur Rikers Island).

Alors que la ville est devenue l'une des plus sûres des Etats-Unis, la police new yorkaise (NYPD) continue à contrôler les écoles, comme sous le maire Rudolf Giuliani, cas unique sur le territoire national. Deux cents policiers patrouillent en permanence les écoles ainsi que 4 625 agents de sécurité. La division scolaire de la NYPD compte plus d'agents que toute la police de Detroit ou de Baltimore. "Les écoles commencent à ressembler à des prisons pour enfants", dénonce Donna Lieberman, directrice de l'Association new yorkaise de défense des libertés publiques (NYCLU) qui vient de publier un rapport sur la "criminalisation des salles de classe".


SANS CHAUSSURES LE LONG D'UN MUR


Entre avril et décembre 2006, 17 000 objets ont été confisqués par ces brigades volantes mais aucune arme à feu. Les abus ne sont pas l'apanage de New York. A Atlanta, les enfants de certaines écoles sont alignés le long d'un mur tous les matins et forcés d'enlever leurs chaussures. Dans le Mississippi, chaque élève impliqué dans une bagarre est conduit en prison, quelle que soit la gravité du geste. "Il y a une sorte de pipeline entre l'école et la prison", regrette Dennis Parker, le responsable du projet "justice sociale" à l'association.

Pour les éducateurs, la présence accrue de la police s'accompagne d'un abandon éducatif. Seules 53 % des écoles qui sont pourvues d'un détecteur de métal possèdent un bibliothécaire contre 73 % dans le reste de la ville.

Sources Le Monde

Posté par Adriana Evangelizt

Publicité

Publié dans Un pouvoir fasciste

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article