Tuerie en Virginie, réaction des internautes russes

Publié le par Adriana Evangelizt

Tuerie en Virginie, réaction des internautes russes

Par Boris Kaïmakov

RIA-Novosti

La tragédie de l'Université polytechnique de Virginie a provoqué un choc en Russie. L'ampleur du massacre d'étudiants et de professeurs et le sang-froid du tueur ont bouleversé les Russes pourtant déjà habitués aux manifestations de violence. Personne ne doute qu'il s'agit d'un fou. Mais il serait simpliste de tout expliquer par une maladie mentale. Les Internautes russes estiment que certains facteurs de la vie aux États-Unis, la mentalité des jeunes Américains ont aussi joué un grand rôle.

Les médias russes ont mis l'accent sur le fait que les armes sont en vente libre aux États-Unis. La plupart des spectateurs sont persuadés que c'est la racine du mal.

D'ailleurs, les internautes branchés croient que la vente d'armes n'est pas la cause principale du drame. Les Américains sont soumis à une trop grande pression psychologique, à leur avis. De ce point de vue, la Russie ressemble beaucoup aux autres pays développés tout en profitant d'une régulation moins stricte des relations sociales qu'aux États-Unis. Presque chaque individu éprouve le désir de commettre des actes illégaux, qui acquiert des formes barbares aux Etats-Unis, pays où la loi prime. On n'a pas encore déchiffré le message de l'étudiant sud-coréen, mais il est déjà clair qu'il accuse la société américaine en disant: "Vous en êtes responsables vous-mêmes". "Tout est trop réglementé et ce, dès le plus jeune âge, malgré les libertés déclarées", écrit un internaute connecté sous le pseudo Antonborisov. Les blogueurs notent le contraste entre les émotions humaines et les règles politiquement correctes de leur expression qui provoque inévitablement l'explosion de sentiments violents.

Certes, cette position traduit l'anarchisme des jeunes révoltés contre la société. Mais le blogueur Raffl cite son ami américain qui affirme qu'on a privé les Américains de leur droit à la colère.

Ceux qui préconisent l'interdiction des jeux vidéo violents ont trouvé de nouveaux arguments. Très populaires en Russie, ces jeux créent une attitude inadéquate à l'égard de la violence et de la mort chez les jeunes, selon les psychologues russes. "Beaucoup d'enfants adeptes de ces jeux pourraient se décharger ainsi de leur agressivité. Et cela pourrait aussi provoquer des massacres. Ces enfants peuvent se bercer de l'illusion que "la vie est un jeu". Ils peuvent ne pas voir la différence en perpétrant un vrai meurtre. Certains avocats utilisent d'ailleurs cet argument pour défendre leurs clients. "Il ne voyait pas de différence entre le jeu et la vie réelle lorsqu'il a commis son meurtre. Il vidait son arme et croyait manier un joystick de jeu vidéo", écrit Antonborisov.

Certains blogueurs accusent le "monde des adultes" de promouvoir la concurrence sociale et de construire une société basée sur le principe de survie du plus fort. "Il y a une contradiction désagréable dans la vie américaine. D'une part, on subit en permanence une pression de socialisation très agressive. Il s'agit entre autres du fameux politiquement correct qu'on aime critiquer en Russie bien qu'il soit le moindre des maux. D'autre part, la société est une arène de concurrence. On encourage la compétition au sein de n'importe quel groupe et la société n'est pas responsable du sort de ses citoyens. S'opposer à la socialisation forcée signifie donc avoir des problèmes très graves, mais l'accepter apporte une récompense émotionnelle douteuse. Cela suscite naturellement une protestation chez certaines personnes et il y a effectivement beaucoup d'armes aux États-Unis. Tout dépend du degré de folie de la personne", estime Dr_fedor.

Les étudiants russes tirent des conclusions surprenantes en analysant leur propre milieu social qui ressemble, selon eux, à une "meute de loups", tout comme le milieu scolaire américain. Un certain Khathi, qui a fait ses études dans une école américaine, affirme que "le collège américain est un lieu abominable. Plusieurs centaines d'adolescents âgés entre 16 et 18 ans sont réunis dans un endroit où on ne leur APPREND RIEN tout en leur permettant de se socialiser comme bon leur semble. Le bizutage y est vraiment effroyable".

Des blogueurs comparent le cynisme des jeunes Russes à l'attitude des jeunes Américains vis-à-vis du "rêve américain". Les étudiants russes restent sceptiques, alors que "les Américains croient sincèrement à leur rêve américain. Et cette pression est plus que réelle pour eux, ils exercent des pressions SUR EUX-MÊMES", écrit Khathi.

Les propos émis par le professeur russe Enikolopov, spécialiste de la violence, ont surpris de nombreux blogueurs. Le professeur considère que les tueurs de masse sont un problème purement américain. Les internautes sont pessimistes quant au règlement du problème de la violence aux États-Unis avec leur culte de la consommation. "Riche habit fait fol honorer. Nos collègues de bureau, nos voisins, nos copains nous jugent d'après notre voiture, notre portable, notre montre, etc. Si tu consommes beaucoup, tu es un gagnant, si tu consommes moins, tu fais partie des perdants. C'est vrai aux États-Unis et partout dans le monde, chez nous aussi. On se sent obligé de faire figure de gagnant, on réalise des efforts quotidiens pour avoir du succès, on doute tous les jours de son succès et on craint d'être un perdant... Où est l'issue? Nous avons la vodka, les Américains ont leurs colts", conclut Zyrianin.

Sources Ria Novosti

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans Poutine Bush

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C
Une affaire dramatique qui soulève tant d’interrogations.<br />  <br /> <br /> Les articles journalistiques mettent en cause la vie difficile d’aujourd’hui, et particulièrement celle des Etats-Unis en guerre avec l’Iraq, laquelle est le ferment de la violence avec également les armes en vente libre et cela dans un climat social difficile.<br />  <br /> <br /> L’actualité a rapporté que le « tueur fou » avait fait un séjour en HP et était traité pour « dépression » ; version mise en doute par un psychiatre interrogé –sur un plateau de télé- qui a conclus, plus certainement, à une affection schizophrénique. C’est aussi mon avis, -et totalement- un jeune homme de cet âge, en retrait des autres étudiants, solitaire, replié sur lui-même, ne communicant pas, est une personne en rupture psychique. Cette rupture, que je connais de près par ses symptômes, est une maladie que l’on nomme génériquement « schizophrénie » dont plus précisément dans ce cas : la « psychose paranoïde ». <br />  <br /> <br /> Etre dans cet état psychique, c’est être coupé du monde de la réalité et donc survivre en totale irréalité avec sa souffrance psychique. Ce monde de l’irréalité persécutrice est un monde totalement binaire où la personne juge son environnement qu’il classe en deux camps distincts : les bons et les méchants, le bien et le mal, en référence, le plus généralement, à Dieu et au Diable.<br />  <br /> <br /> La tuerie, certainement mûrement réfléchie, après des années de pression psychologique démesurée, perturbante, est engagée comme une application « mystique » visant à supprimer ceux qui ne sont pas dans le droit chemin ; ceux qu’il juge, comme tels, dans ses perceptions hallucinatoires prescrites. Aussi affirmer, qu’après la tuerie, il s’est suicidé pour échapper à la justice, je ne le crois pas un seul instant. Dans la tête du psychotique, ce qu’il vit est pire que la prison, tant sa souffrance psychique est intense. Dans son imaginaire halluciné, trompée, après avoir exécuté « sa tâche programmée », il s’est sentit libéré de son « devoir » et est allé rejoindre le monde de « là-haut » pour sa paix éternelle.<br />  <br /> <br /> Les relations avec la vie réaliste, même, si est n’est pas satisfaisante sur le plan éthique et moral, n’ont donc aucuns liens avec les perceptions du psychotique, prisonnier de son fonctionnement interne liée à ses symptômes maladifs. La réalité et l’irréalité sont deux mondes distincts, deux routes parallèles, qui de ce fait, n’interfèrent pas, ne communiquent pas.<br />  <br /> <br /> Lors d’affaires identiques, c’est toujours la même approche journalistique, celle qui s’appuie sur un explicatif rationnel, qui ne rassure pas pour autant et culpabilise la société ; peut être que l’irrationnel est inexplicite, incompréhensible pour ceux qui ne sont pas plongés dedans. <br />  <br /> <br /> Ce que me semble certain, cette affaire est proche de celle de la tuerie de Nanterre en mars 2002, où, là aussi, les arguments journalistiques développés mettaient en cause le fonctionnement de la société, alors que la maladie psychique était au cœur du drame.<br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> La schizo, reste encore classée dans la rubrique « folie », parce qu’elle est une maladie incomprise et qui dérange.<br />  <br /> <br /> Il est temps d’être à l’écoute des jeunes lorsqu’ils sont dans un état « hors norme » dans leurs relations sociales, de faire de la prévention explicative aux adolescents. Halte aux massacres.<br />  <br /> <br /> Maurice Champion - http://monsite.orange.fr/champion20<br />  <br /> <br /> Si Jeanne d’Arc avait compris que la psychose parlait, Elle ne serait pas allée à Reims.<br />  <br /> <br />  
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