Quand depuis 60 ans l’OTAN s’invite en Méditerranée - 2ème partie

Publié le par Adriana Evangelizt

Quand depuis 60 ans l’OTAN s’invite en Méditerranée

 2ème Partie

par Sadek Hadjerès

II. QUELQUES ANTECEDENTS ET RECIDIVES DE L’OTAN EN MEDITERRANEE CENTRALE ET ORIENTALE

Les peuples de la rive nord et européenne de la Méditerranée ont eu eux aussi à subir les préjudices de la politique atlantique, même si les formes et l’intensité de ces atteintes ont été différentes que celles de la rive sud et orientale.
Les cas les plus graves et les plus significatifs ont été celui de la Grèce après la deuxième guerre mondiale et, plus près de l’époque actuelle, celui des peuples yougoslaves.

Ici aussi, le contexte global a été celui de l’implantation progressive du nouveau venu nord américain au détriment des impérialismes franco-britanniques ancrés traditionnellement dans la région. Les USA, à la différence de tous les autres belligérants des deux camps épuisés par la guerre et les destructions, sont sortis renforcés économiquement de la deuxième guerre mondiale. Ils ont mis à profit à la fois leur puissance militaire et économique (avec le plan Marshall) et le levier de la solidarité politique occidentale. La doctrine Truman justifiait idéologiquement le caractère hégémonique et même barbare de cette démarche, déjà illustré par les horreurs de Hiroshima et Nagasaki. La démarche allait trouver peu d’années plus tard une expression militaire plus structurée dans la création de l’OTAN. Mais cette agressivité au nom du « monde libre » n’attendra pas la consécration officielle de la doctrine atlantiste pour s’exprimer sur le terrain européen.

Dès décembre 1944, le processus a commencé en Grèce par une espèce de 8 mai 1945 algérien avant l’heure. L’une des différences avec l’Algérie était seulement qu’en Grèce la provocation réactionnaire tragique n’a pas attendu la fin de la guerre mondiale, elle a frappé six mois avant. Les acteurs concernés étaient aussi de nationalité différente : les citoyens mitraillés et bombardés sur la Place de la Constitution et les rues d’Athènes étaient les hommes, femmes et enfants grecs, qui célébraient eux aussi pacifiquement l’espoir et la liberté reconquise par leur propre Résistance contre l’occupant allemand, tandis que les massacreurs étaient ceux de l’aviation, l’infanterie et les blindés britanniques qui venaient de débarquer après la fuite des troupes nazies. Comme pour souligner la marque de fabrique d’une partie de ces évènements, ceux qui mitraillaient la foule rassemblée sur l’immense place le faisaient du haut de la terrasse de l’Hôtel Grande Bretagne.


A part ces détails, la ressemblance profonde avec l’Algérie est que l’infanterie et l’aviation étrangères étaient là pour voler au peuple sa liberté et ses perspectives de souveraineté nationale. Les forces britanniques avaient été absentes du territoire tout au long de la guerre antifasciste. Il y avait, en Grèce comme en Yougoslavie, une grande différence avec la plupart des autres pays de l’Europe occupée. C’est le peuple en armes, mobilisé massivement autour du Front National de Libération ( EAM) et de l’Armée populaire de Libération (ELAS) qui, après la déroute des agresseurs Italiens au tout début (octobre 40 à mars 41) avait contraint les occupants allemands (présents dans le pays depuis mai 1941) à fuir le continent et les îles grecques plusieurs mois avant l’écrasement de Hitler à Berlin. Cela avait coûté au peuple grec trois années et demie de combats lourds de souffrances populaires et notamment d’une famine gigantesque, qui à elle seule avait fait dans ce petit pays 300 000 victimes civiles, sur un total de 650 000 à 700 000 victimes de la guerre antinazie (incluant les combattants), avec 1700 villages incendiés.

C’est à ce peuple assoiffé de paix et de liberté que les interventionnistes britanniques, coalisés avec des forces locales qui avaient collaboré avec l’occupant nazi, allaient imposer plusieurs années de guerre civile malgré les concessions initiales des forces communistes et progressistes visant à des solutions pacifiques permettant l’expression démocratique de la volonté populaire.

La logique de l’intervention étrangère était dans la continuité de toute l’époque écoulée depuis les débuts de l’indépendance grecque au dix neuvième siècle. Tout au long de ces décennies, dans la stratégie de la Grande Bretagne, la Grèce était une semi-colonie servant ses intérêts économiques et stratégiques au Sud de l’Europe et sur la route du Moyen Orient et des Indes. Elle associait à cette gestion, avec parfois des contradictions secondaires résolues sur le dos du peuple, des monarchies importées de dynasties germaniques et d’Europe centrale après avoir laminé tous les leaders et projets démocratiques généreux issus des luttes d’indépendance.
L’un des méfaits de cette stratégie a été, entre autres, de pousser la Grèce au début des années vingt (sans s’engager eux-mêmes) contre le nouveau régime turc républicain issu de la chute de l’Empire ottoman, une aventure que le peuple grec a ressenti durement comme « la Catastrophe d’Asie Mineure ». Un autre des méfaits a été de favoriser la montée de régimes fascistes comme celui de Metaxas bien avant le début de la deuxième guerre mondiale.

On comprend qu’en 1944 et 1945, après sa résistance victorieuse au nazisme, le peuple grec aspirait vigoureusement à tourner la page. Les colonialistes britanniques en ont décidé autrement, relayés peu après par les USA qui ont apporté tout leur soutien logistique, tactique et politique, en particulier à partir de 1948, à la répression de la résistance populaire. Il est significatif que c’est en Grèce que le napalm américain a été utilisé pour la première fois, bien avant son utilisation contre les indépendances au Viet Nam et en Algérie (388 bombes au napalm lâchées lors de la dernière bataille du mont Grammos en 1949).

Quel était le sens de cette intrusion américaine grandissante ? Sûrement pas l’amour de la démocratie dont étaient pleins les discours des porte paroles du « monde libre ». Si des élections s’étaient déroulées librement à l’issue de la guerre mondiale, elles auraient été remportées massivement par les communistes, les progressistes et les organisations populaires et sociales de Grèce, sans aucune intervention des démocraties populaires voisines, qui se sont bien gardées de s’ingérer, ce qui aurait conforté les prétextes des bellicistes américains. Cette accession démocratique des forces populaires et antifascistes au pouvoir, Truman et son administration n’en voulaient à aucun prix. Tout en limitant l’influence britannique déjà affaiblie dans la région (ce que Eisenhower continuera de faire en 1956 à l’occasion de l’agression franco-britannique et israélienne contre l’Egypte), il fallait aux dirigeants des USA, installer solidement des bases militaires en Grèce en obtenant l’appui de couches dirigeantes grecques gagnées à l’anticommunisme. Ces dernières ont également engagé la Grèce dans la participation à la guerre de Corée en 1950.

Après la fin de la guerre civile, la population grecque a vécu plusieurs années de très dure répression (tortures, exécutions, emprisonnements massifs, exactions collectives, représailles sociales et familiales). Malgré cela, les courants démocratiques, dont la gauche communiste était le secteur le plus actif en impulsant et imposant la légalité du rassemblement EDA, ont à nouveau repris en mains l’aspiration profonde de leur peuple à la paix et à la liberté. Avec des gouvernements centristes qui ont émergé, ces évolutions se sont heurtées aux provocations répétées des courants réactionnaires soutenus par les USA et leurs services (cf l’assassinat de Lambrakis qui a été illustré par le film célèbre « Z » de Costas Gavras).

Tout cela ne suffisait pas aux USA qui voulaient avoir les mains totalement libres dans la région. Ils ont fomenté alors le coup d’Etat des colonels (avril 1967) qui a replongé à nouveau la Grèce dans sept nouvelles années de dictature sauvage impitoyable. Ils consolidaient ainsi leurs plans à long terme d’hégémonie de leur Sixième Flotte sur la Méditerranée en aménageant tranquillement leur immense base souterraine de l’île de Crète, surnommée le porte avion insubmersible. En même temps, pour l’immédiat, ce qui explique en partie le timing du coup d’Etat, ils mettaient en œuvre leur plan mis au point en concertation avec les dirigeants d’Israël. Il consistait à fournir à ces derniers depuis la Grèce une base d’appui logistique pour une éventuelle « guerre préventive » contre l’Egypte et la Syrie. Deux mois plus tard en effet, la guerre colonialiste « des Six Jours » était déclenchée, à l’initiative d’Israël comme le reconnaîtra plus tard Menahem Begin. Ce fut un désastre historique pour la Palestine et tous les Etats arabes de la région. Comme en 1948, leur impréparation aussi bien politique que militaire était flagrante, contrastant avec les proclamations des discours officiels hors de proportion avec les capacités réelles. Cette guerre aura des conséquences géopolitiques importantes et durables sur la situation en Méditerranée.

Les nuisances de cette dictature des colonels proaméricains ne s’exerceront pas seulement contre le monde arabe. Elles vont affecter gravement la politique neutraliste de l’Etat de Chypre qui, sous la direction de Makarios acquis aux orientations de Paix du mouvement des non alignés, indisposait de plus en plus les dirigeants fascisants de Grèce et leurs protecteurs d’Outre Atlantique. C’est alors que ces derniers inspirèrent l’aventure du coup d’Etat qui renversa Makarios. Les aventuriers auteurs de ce coup d’Etat étaient connus pour leur revendication de rattachement de Chypre à la Grèce. Le risque pris par ces aventuriers nationalistes de mettre en danger le fragile équilibre entre les deux communautés chypriotes fut à l’origine d’une grave crise qui, avec l’intervention militaire turque, menaça sérieusement la paix et la stabilité de cette région. Les conséquences n’en sont toujours pas effacées aujourd’hui.

Cet épisode précipita néanmoins la chute d’une dictature aussi sanguinaire qu’aventuriste. A nouveau au prix de lourds sacrifices, les forces démocratiques de Grèce, soutenues cette fois par un fort courant d’opinion en Europe et dans le monde, parvinrent en 1974 à renverser le régime des colonels. Ce fut le début d’une nouvelle étape pour la conquête et la consolidation de droits sociaux et libertés démocratiques. La lourde présence américaine, toujours sensible dans tous les domaines, trouvait cependant en face d’elle une opposition nationale plus large et mûrie par l’expérience. Dans les années qui ont suivi, l’adhésion à l’Union Européenne ne changeait pas fondamentalement les rapports de force internes en Grèce et la solution des inégalités sociales dont étaient victimes les couches les plus exploitées. Mais elle créait jusqu’à un certain point des conditions relativement plus favorables pour limiter les risques toujours latents de graves perturbations dans une région aussi sensible que les Balkans. Les années 80 ont même marqué, à l’initiative mutuelle de la Grèce et de la Bulgarie, une certaine détente bénéfique à cette région entre les Etats balkaniques appartenant aux deux blocs opposés par la guerre froide.

Espoir fragile, compte tenu de la menace foncière permanente constituée pour la région par le bloc des puissances de l’OTAN. Leur implantation prenait jusque là prétexte du danger « rouge » pour justifier leur présence et leurs ingérences. L’hypocrisie de l’argument éclata au grand jour aussitôt que le démantèlement du système socialiste des pays de l’Est a mis fin au rôle stabilisateur que ce dernier avait joué en mettant son poids au service d’une politique de coexistence et de désarmement. Cette politique était un contrepoids, un facteur d’équilibre, une des garanties pour la paix et la sécurité dans la région, terrain plus favorable à l’éclosion de politiques plus démocratiques et sociales.

La rupture de cet équilibre stratégique a donné le signal du démantèlement de la République Socialiste Fédérative de Yougoslavie, encouragé par les puissances occidentales empressées à revenir au légendaire chaos des « balkanisations » . L’éclatement de ce facteur de paix et d’équilibre balkanique a résulté d’une conjonction entre d’une part les nationalismes agressifs et expansionnistes locaux (serbe et croate) et d’autre part leurs soutiens réciproques allemand et français qui ont repris leurs luttes d’influence traditionnelles, sur le dos des peuples de la région et plus particulièrement des Bosniaques.

Les états-majors des USA se réjouissaient d’une déstabilisation sur la base de déchirements identitaires et du chaos sanglant qui confortait leurs plans de long terme. Ils attendaient leur heure, qui effectivement n’a pas tardé, prenant prétexte des contradictions et des incohérences manoeuvrières de leurs alliés occidentaux. Les USA ignorèrent et sabotèrent systématiquement le leader du Kosovo, Ibrahim Rugova, régulièrement élu, indépendantiste, mais partisan d’une solution pacifique et négociée pour le Kosovo. Ils soutenaient en même temps activement la mystérieuse « UCK » reconnue y compris par des officiels américains comme organisation terroriste qui leur était inféodée. Leur activité leur donna le prétexte en 1999 d’entrer en guerre contre Belgrade, dont la politique prêta le flanc à l’agression, à l’instar de ce que fit la politique de Saddam Hussein pour l’Irak. Pour les USA, la manipulation fut surtout l’occasion de donner une couverture humanitaire et un ralliement occidental à la nouvelle version de l’OTAN, récemment rebaptisée et redéployée pour cette première action officielle.

On connaît l’issue militaire de cette guerre du Kosovo. Quant aux solutions politiques souhaitables, il s’est avéré une fois de plus qu’elles ne surgissent pas de l’écrasement sous les bombes et de l’éclatement des frontières. La situation nouvellement créée n’a été que le prélude à de nouveaux problèmes, non pour la seule région mais à une échelle plus vaste. Une fausse assurance mêlée de lâche soulagement avait beau être entretenue par les medias occidentaux et leurs plumitifs grassement rémunérés qui chantaient le règne d’une Paix établie sous le parapluie de missiles téléguidés, Pour les peuples et les observateurs avertis se profilait la perspective d’une ère nouvelle d’insécurité, plus dangereuse encore pour l’Humanité que celle de la guerre froide Est-Ouest.

Je me souviens d’une discussion entre chercheurs en géopolitique peu après ce triste épilogue. Vu les fondements et les motivations de la doctrine atlantique remaniée, il y aurait des prolongements, c’était sûr pour tous. Les seules interrogations étaient : où et quand ? J’anticipais pour ma part en affirmant que la Yougoslavie, avec ses motivations régionales spécifiques, n’était qu’un tremplin politique et un banc d’essai militaire pour de futures opérations en direction de l’Asie centrale. D’autres, se fondant sur des arguments certainement plus réalistes, désignaient plutôt le Moyen Orient. Les circonstances et les évaluations (justes ou fausses) des faucons US quant aux opportunités à saisir nous ont rapidement mis d’accord, en confirmant les deux hypothèses. Les attentats du 11 septembre 2001, dont l’inventaire total reste encore à faire, ont ouvert la voie et fourni le prétexte et les justifications idéologiques Le monde a eu droit rapidement à deux opérations d’envergure successives, en direction de l’Afghanistant d’abord, de l’Irak ensuite.

Tous les observateurs admettent que leurs plans dans leurs grandes lignes se trouvaient déjà dans les cartons des décideurs, entremêlant les raisons véritables d’intérêt économique et stratégique et les prétextes de haute sécurité mondiale invoqués pour l’intervention.
L’Afghanistan d’abord, a donné lieu à un traitement d’actes terroristes du 11 septembre 2001, assez clairement établis au niveau de l’exécution et attribués à l’organisation de Ben Laden, sans dissiper l’ombre inquiétante qui entoure le cercle des commanditaires ainsi que la genèse et le mécanisme de dissémination des phénomènes terroristes vers des destinations significatives.


L’Irak ensuite, qui a été visé pour éliminer selon la fable de Bush, les terrifiantes ADM (armes de destruction massive) que détenait Saddam, par ailleurs fortement impliqué selon ces mêmes sources dans les réseaux d’Al Qaida. On connaît le résultat.


Là aussi, comme après la Yougoslavie, la même vision stratégique appelle de nouvelles fuites en avant. Après l’échec en Irak, c’est le Liban. Après l’échec au Liban, c’est l’Iran et la Syrie qui sont visés. Après ces derniers, ce serait quoi ? Hitler, après Napoléon, avait déjà démontré que chaque nouvelle implantation ne met pas fin aux agressions mais en appelle de nouvelles. Le sentiment de supériorité technologique et logistique ne fait qu’accroître les tentations d’en faire chaque fois davantage. La démonstration répétée au cours du siècle dernier et récemment encore, du fiasco avéré des armadas militaires grandioses minées par leur faiblesse humaine et politique ouvrira-t-elle les yeux des plus obstinés ? Aucune personne sensée, surtout dans de larges opinions populaires, n’ignore désormais que les appareils militaires les plus surpuissants sont vulnérables en posture d’agresseurs.


Le peuple grec en tout cas, échaudé dans sa majorité par ses multiples traumatismes balkaniques, semble avoir assimilé ces leçons de l’Histoire et appris que la Paix est le bien le plus précieux pour lui même et pour les autres peuples. Sans doute est-ce la raison pour laquelle ses manifestations de masse contre la guerre d’Irak puis contre les agressions et exactions subies par les peuples palestiniens et libanais ont-elles été parmi les plus puissantes de celles qui se sont déroulées en Europe. Sans doute est-ce une des raisons pour lesquelles au niveau populaire comme au niveau gouvernemental, les sentiments envers le monde arabe et musulman sont-ils d’une autre qualité que ceux observés dans d’autres pays d’Europe ou d’Amérique du Nord. Il est significatif que la Grèce, pourtant membre de l’OTAN, soit un des rares pays d’Europe qui n’ait pas envoyé de contingent militaire en Irak, et que par ailleurs au niveau officiel, soucieux de véritable sécurité et coopération, il soutienne la volonté de la Turquie d’adhérer à l’Union européenne, ne cédant pas à l’escalade des islamophobies ambiantes qui piègent l’Europe et d’autres pays d’Occident.

Lorsque le président Clinton était venu sur la fin de son mandat à Athènes, il avait dû circuler en hélicoptère devant une marée humaine de centaines de milliers de manifestants hostiles aux politiques agressives des USA. Il avait demandé pardon au peuple grec pour le tort qui lui avait été causé par la dictature des colonels instaurée avec l’appui de la CIA. Il n’avait pas demandé le pardon pour la guerre civile et d’autres épisodes mais c’était déjà un acquis des mobilisations populaires. Verra-t-on un jour un président d’un des pays de l’OTAN venir présenter ses excuses aux peuples des rives Sud et Est de la Méditerranée pour les torts causés par leur politique colonialiste ?

Cela viendra peut-être lorsque les mobilisations des peuples des deux rives auront fait mûrir les gestes et initiatives de dignité et d’intelligence, qui ouvrent la voie aux rapports d’une autre nature. Un tel résultat ne sera le fruit ni de l’esprit des Croisades du « Nord », ni celui des « djihadismes » faussement inspirés de l’islam, ni celui des plaidoyers abstraits pour le dialogue des civilisations, sans référence aux injustices et aux contradictions d’intérêt qui brouillent les cartes et retardent les solutions.


Seules y contribueront les luttes menées tout autour de la Méditerranée et ailleurs pour un monde où les rapports pacifiques et enrichissants entre cultures et civilisations seront mieux garantis par les conquêtes démocratiques et sociales de liberté et d’égalité.

C’est pourquoi le troisième volet de cette contribution sera consacré à la façon dont les Chevaliers de l’atlantisme ont géré et entendent continuer de gérer les diversités de l’espace méditerranéen et en particulier leur rapport aux peuples de culture et de civilisation musulmanes.

Sources Altermonde Le Village

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans OTAN

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