Quatre ans après "Mission accomplie", Bush met son veto à un retrait en Irak
Ah il a belle mine avec sa "mission accomplie". On voit où on en est aujourd'hui. La seule mission accomplie est le pillage du pétrole par sa clique de profiteurs. Ils font leurs réserves pour la prochaine pénurie qui devrait arriver plus tôt que prévue. 700 000 irakiens morts pour des voleurs, 3300 américains mort pour Halliburton et cie, et à la tête des Etats-Unis une horde qui devrait passer au tribunal pour crimes de guerre. Voilà la mission accomplie.
Quatre ans après "Mission accomplie",
Bush met son veto à un retrait d'Irak
Quatre ans jour pour jour après l'annonce de la fin des "principales opérations de combat" en Irak, le président George W. Bush a opposé son veto mardi soir à un projet de loi réclamant un retrait militaire à partir d'octobre.
"Des membres de la Chambre des représentants et du Sénat ont adopté un projet de loi qui fait prévaloir les opinions des politiciens sur le jugement de nos commandants militaires. Aussi, il y a quelques minutes, j'ai opposé mon veto" à ce projet de loi, a dit M. Bush lors d'une brève intervention.
"Proposer un calendrier pour un retrait est proposer une date pour un échec et cela serait irresponsable", a estimé le président américain.
"Si le président croit qu'en opposant son veto, il va nous empêcher de travailler à changer la direction de cette guerre, il se trompe", a réagi aussitôt le chef de la majorité démocrate du Sénat Harry Reid.
"Le président veut un chèque en blanc, le Congrès ne va pas le lui donner", a renchéri la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi, se montrant pessimiste sur les chances de trouver un compromis avec le président afin d'adopter une nouvelle loi permettant de débloquer la centaine de milliards réclamée par le Pentagone.
Le texte très symbolique auquel le président a opposé son veto visait à débloquer plus de 124 milliards de dollars, principalement pour financer les opérations militaires en Irak et en Afghanistan, sous condition d'un début de retrait à partir d'octobre.
Un concours de circonstances que peu d'observateurs croient innocent a fait coïncider ce paroxysme de l'affrontement entre M. Bush et la majorité démocrate du Congrès avec le quatrième anniversaire de la proclamation par le président de la fin des "principales opérations de combat en Irak".
Cette déclaration au ton triomphaliste était intervenue sur le pont d'un porte-avions orné d'une banderole proclamant "Mission accomplie".
Ces images sont restées comme le cruel symbole des illusions de l'administration Bush sur la facilité apparente de ce conflit, qui avait permis en à peine trois semaines d'abattre le régime de Saddam Hussein.
Le bilan des militaires américains morts dans cette guerre a dépassé depuis le cap des 3.300, le mois d'avril étant le plus meurtrier depuis le début de l'année (une centaine de morts).
Ce veto, le deuxième de la présidence Bush (après le blocage l'été dernier d'un texte favorisant la recherche sur les cellules souches embryonnaires), concrétise le plus grave affrontement entre M. Bush et le Congrès depuis la victoire des démocrates aux élections parlementaires de novembre, dominées par l'impopularité de la guerre.
M. Bush, qui a invité l'état-major du Congrès à la Maison Blanche mercredi, déclare vouloir "travailler avec des élus (démocrates et républicains) pour arriver à un projet de loi qui ne pose pas de calendrier artificiel, qui ne s'immisce pas dans la gestion de la guerre, et qui donne l'argent (qu'il leur faut) aux militaires".
"Nous sommes impatients de travailler avec le président pour trouver un terrain d'entente, mais pour le moment un fossé nous sépare", a dit Mme Pelosi.
Plusieurs autres élus ont réagi avec amertume.
"D'un trait de plume, le président Bush a obstinément ignoré la volonté des Américains et de la majorité du Congrès, et, ce qui est plus troublant, les réalités sur le terrain en Irak", a estimé le sénateur présidentiable Barack Obama.
"Le président a clairement montré avec son veto qu'il est un obstacle sur la voie de la fin de la guerre permettant de ramener nos soldats à la maison", a estimé sa collègue et concurrente Hillary Clinton.
Le sénateur et présidentiable républicain John McCain a en revanche chaleureusement salué le veto présidentiel. "Le président Bush a adressé un message clair à nos ennemis: l'Amérique ne se rendra pas à Al-Qaïda en Irak", a-t-il dit.
Sources Afp
Posté par Adriana Evangelizt