Bush menace l'Iran, où l'installation de centrifugeuses s'intensifie

Publié le par Adriana Evangelizt

Nucléaire: Bush menace l'Iran,

où l'installation de centrifugeuses s'intensifie

Le président américain George W. Bush a menacé jeudi l'Iran de nouvelles sanctions du Conseil de sécurité de l'ONU, alors que Téhéran annonçait être en train d'installer 3.000 centrifugeuses dans son usine d'enrichissement d'uranium de Natanz (sud).

"Nous reconnaissons pleinement que les Iraniens ne doivent pas avoir d'arme nucléaire", a déclaré M. Bush lors d'une conférence de presse conjointe à Washington avec le Premier ministre britannique Tony Blair. Si des progrès ne sont pas enregistrés, "nous voulons travailler ensemble pour appliquer de nouvelles sanctions via les Nations unies", a-t-il dit.

L'ONU a déjà adopté deux résolutions imposant des sanctions à l'Iran pour le convaincre de renoncer à son programme nucléaire.

"L'Iran est en train d'installer 3.000 centrifugeuses à Natanz et possède actuellement 1.600 centrifugeuses en activité", a déclaré à Téhéran Abdolreza Rahmani Fazli, adjoint du secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale, chargé du dossier nucléaire iranien.

Des représentants de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) ont constaté dimanche, en inspectant les installations nucléaires iraniennes à Natanz (sud), que les centrifugeuses - les machines pour enrichir l'uranium - fonctionnaient à plein rendement, selon des sources diplomatiques à Vienne.

Selon l'une de ces sources, 1.600 centrifugeuses sont opérationnelles et une "cascade" de 164 autres est ajoutée environ tous les 10 jours.

Téhéran pourrait donc atteindre cet été son objectif de 3.000 centrifugeuses, qui théoriquement pourrait lui permettre de construire une bombe atomique par an. L'uranium utilisé dans les réacteurs civils est faiblement enrichi (autour de 5%), tandis que celui destiné aux armes nucléaires doit atteindre le niveau d'au moins 90%.

L'Occident soupçonne Téhéran, qui dément, de vouloir se doter de l'arme atomique sous couvert d'un programme nucléaire civil.

Interrogé sur les déclarations d'Abdolreza Rahmani Fazli, Gordon Johndroe, porte-parole du conseil à la sécurité nationale de la présidence américaine, a répondu: "Nous attendons le rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique mais malheureusement tous les signes vont dans le sens de nouvelles discussions à l'ONU pour davantage de sanctions".

En mars, le Conseil de sécurité avait donné à l'Iran 60 jours pour suspendre ses activités d'enrichissement, faute de quoi il s'exposerait à de nouvelles mesures, et cette échéance expire la semaine prochaine.

L'AIEA doit publier mercredi un rapport sur les activités nucléaires iraniennes, qui pourrait donner lieu à de nouvelles sanctions.

Selon un responsable américain, un projet de résolution de l'ONU serait déjà en cours d'élaboration entre des responsables américains, "certains" autres membres permanents du Conseil de sécurité et les Allemands, "qui regardent si une troisième résolution serait ou non nécessaire".

Et pourtant, selon une source diplomatique européenne, les alliés des Etats-Unis dans les négociations sur le programme nucléaire iranien commencent à se poser des questions sur l'utilité des sanctions. Ces doutes pourraient faire voler en éclat l'unanimité à laquelle étaient jusque-là parvenues les six grandes puissances travaillant sur le programme nucléaire iranien.

La France, la Grande-Bretagne et l'Allemagne rejettent jusqu'à présent l'hypothèse de l'usage de la force contre Téhéran, une option que Washington a toujours refusé d'exclure. La Russie et la Chine y sont opposées.


Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans IRAN ISRAEL

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