Moscou adhère aux sanctions du Conseil de sécurité en réaction à l'essai nucléaire de Pyongyang
Moscou adhère aux sanctions du Conseil de sécurité
en réaction à l'essai nucléaire de Pyongyang
MOSCOU, 30 mai - RIA Novosti. La Russie a adhéré aux sanctions du Conseil de sécurité de l'ONU, prévues pas la résolution 1718 du 14 octobre 2006, contre la Corée du Nord en réaction à l'essai nucléaire nord-coréen, par un décret en ce sens du président russe Vladimir Poutine placé mercredi sur le site du Kremlin.
A tous les établissements d'Etat, entreprises industrielles, commerciales, financières, de transport et autres, ainsi qu'aux compagnies et banques de Russie est désormais imposée une interdiction sur le transit à travers le territoire de la Fédération de Russie et l'exportation vers la Corée du Nord de chars, de véhicules blindés, de systèmes d'artillerie de gros calibre, d'avions de combat, d'hélicoptères d'attaque, de navires de guerre, de missiles ou de systèmes de missiles, de pièces détachées pour ceux-ci, et de tous les objets, matériaux, équipements, marchandises et technologies susceptibles de contribuer à la mise en oeuvre des programmes de Pyongyang liés à l'arme nucléaire, à d'autres types d'armes de destruction massive (ADM) ou à des missiles balistiques. Les produits de luxe font également l'objet de cette interdiction.
Le décret présidentiel interdit aussi toutes les opérations financières avec des fonds monétaires, actifs financiers et ressources économiques de personnes morales ou physiques qui, comme il a été établi par l'Organisation des Nations unies, sont liées au programme nucléaire ou au programme de missiles balistiques de la Corée du Nord.
Les compagnies russes ne peuvent pas, non plus, livrer à la Corée du Nord des services ou une assistance qui soient liés à la formation technique de spécialistes, à la fourniture, à la fabrication, à l'exploitation ou à l'usage des objets énumérés dans la résolution en question.
Vladimir Poutine a chargé les ministères et administrations du pays de veiller à la mise en application des mesures évoquées. En l'espace d'un mois depuis le jour de l'entrée en vigueur du décret présidentiel, ces ministères et administrations doivent soumettre au ministère des Affaires étrangères (MID) des rapports sur les mesures adoptées en application du document.
Sources RIA NOVOSTI
Posté par Adriana Evangelizt