Bush nomme Robert Zoellick DG du FMI
Zoellick ou Wolfowitz, c'est du pareil au même. Un homme de Bush et rien de moins...
Bush nomme Robert Zoellick DG du FMI
LIBREVILLE, 31 mai (Infosplusgabon) - George Bush vient de nommer l’un de ses proches, Robert Zoellick, à la présidence de la Banque Mondiale en remplacement de Paul Wolfowitz. Idéologue, bête noire des alter mondialistes, Zoellick est un fervent partisan de l’ouverture des marchés.
La Maison-Blanche n’a même pas essayé de sauver les apparences. Alors que de nombreuses voix, dans le monde entier, réclamaient une plus grande transparence dans le processus de sélection du successeur de Paul Wolfowitz à la Banque mondiale, l’administration Bush a annoncé hier que le président américain nommerait aujourd’hui Robert Zoellick à la tête de l’institution.
Ex-représentant spécial américain pour le Commerce de 2001 à 2005, puis numéro deux du département d’Etat, il est depuis 2006 conseiller international à la banque d’affaires Goldman Sachs.
"Certains observateurs pensaient que la Maison-Blanche aurait fourni à la Banque mondiale une liste de candidats parmi lesquels son conseil d’administration aurait fait son choix", relève The Washington Post.
Mais selon Henry Paulson, le secrétaire au Trésor, le gouvernement "a décidé de ne proposer qu’un seul nom afin de mettre rapidement fin à la crise" ouverte à la Banque mondiale à la suite de la démission forcée de Wolfowitz. Impliqué dans une affaire de népotisme, ce néo conservateur, qui fut l’un des artisans de la guerre en Irak, quittera ses fonctions le 30 juin.
Contrairement à Wolfowitz, son successeur n’est pas considéré comme "rigide d’un point de vue idéologique", poursuit le quotidien de Washington. Rien n’est pourtant moins sûr, rétorque Salon. "On essaye de nous faire avaler que Zoellick, qui a longtemps été l’homme du libre-échange de l’administration Bush, n’est pas un idéologue.
Ce serait un négociateur pragmatique, le genre de personne qui peut élaborer de complexes accords commerciaux sans s’enliser dans des impératifs moraux." Or, rappelle le journal en ligne, Zoellick est l’un des signataires d’une lettre adressée en 1998 au président Clinton pour réclamer le "renversement de Saddam Hussein".
Pour l’anecdote, son nom figurait au bas de ce texte aux côtés de ceux de néoconservateurs éminents, tels Donald Rumsfeld, Richard Perle et... Paul Wolfowitz.
Deux ans plus tard, ajoute Salon, dans un texte publié dans Foreign Affairs, Zoellick affirmait qu’une "politique étrangère républicaine moderne part du principe qu’il existe toujours des forces malfaisantes dans le monde - ces gens qui haïssent les Etats-Unis et les idées qu’ils défendent." Difficile de faire plus idéologique...
Dans la même veine, ajoute The Guardian, ce "grand défenseur des intérêts économiques américains" n’a pas hésité, dans un discours prononcé peu après le 11 septembre 2001, à "lier libéralisme économique et lutte contre le terrorisme." Plus tard, après l’échec des négociations de l’OMC à Cancun en 2003, il affirmait que lors de cette conférence on avait vu "s’opposer ceux qui pensent que l’on peut faire quelque chose et ceux qui ne feront jamais rien.
Depuis deux ans, les Etats-Unis ont poussé à l’ouverture des marchés au niveau mondial. Si les membres de l’OMC temporisent, les Etats-Unis n’attendront pas : nous ferons progresser le libre-échange avec les pays prêts à aller de l’avant.
" Voilà qui devrait "fournir des munitions à tous ceux qui voient la Banque mondiale comme un instrument au service de la politique économique américaine", note le quotidien britannique, en soulignant que le futur président aura bien besoin de ses talents de négociateur.
Selon The Guardian, l’une de ses premières tâches sera de s’occuper du sort de Shaha Riza, la compagne de Wolfowitz qui a indirectement provoqué sa chute. Salariée de la Banque mondiale, elle avait bénéficié, à la demande du président, d’une forte augmentation de salaire avant d’être détachée au département d’Etat.
Une fois Wolfowitz parti, elle pourrait théoriquement retrouver son poste, ce qui semble toutefois très improbable. "La bonne nouvelle, conclut The Guardian, c’est que Sherry, la femme de Zoellick, ne travaille pas à la Banque mondiale."
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Sources Gabon
Posté par Adriana Evangelizt