Iran : l’option militaire est toujours sur la table à Washington

Publié le par Adriana Evangelizt

Les âmes damnées sionistes n'auront de cesse tant que l'Iran ne sera bombardé. Ils trépignent d'impatience. Cette cohorte satanique mine notre monde, Cheney en tête suivi par Elliott Abrams, David Wurmser, Burns, Mofaz et sa clique démoniaque, davantage il y a de sang versé et mieux c'est pour eux.

Iran : l’option militaire est toujours sur la table à Washington

L’offensive anti-iranienne amorcée au début de l’année par les cercles néo-conservateurs a connu un revers lorsque l’institution militaire s’est cabrée contre la perspective de l’ouverture d’un nouveau front, mais elle ne s’est pas interrompue pour autant. Les néoconservateurs rassemblés derrière Dick Cheney poursuivent avec obstination leurs efforts, et l’on assiste depuis quelques jours à un tir groupé de déclarations appelant à l’usage de la force contre l’Iran.

L’administration US est profondément clivée entre les partisans de la voie diplomatique rassemblés derrière Rice et Gates, et ceux de l’intervention armée menés par Cheney, et le débat est loin d’être clos.

Le New York Times rapporte les différents qui agitent à nouveau les cercles de l’administration américaine sur la stratégie face à Téhéran, avec en arrière plan l’engagement pris par le président de Bush de ne pas tolérer l’apparition d’un Iran « nucléaire ».

Si jusqu’à présent les diplomates semblaient l’avoir emporté, les développements de la situation ont remis en selle les faucons. L’Iran poursuit à marche forcée ses efforts pour la maitrise des technologies d’enrichissement à un niveau industriel, et selon l’Agence Internationale de l’Energie, à la fin de l’année 8000 centrifugeuses pourraient être opérationnelles si les ingénieurs surmontent leurs difficultés techniques.

Washington s’interroge sur la possibilité de délimiter une ligne-rouge, dont la forme reste à définir.

Lors d’une réunion récente à la Maison Blanche le président Bush a demandé qu’on lui fournisse une évaluation des perspectives d’évolutions de la crise iranienne dans les 18 mois qui le séparent de la fin de son mandat.

Nicholas Burns, responsable du dossier iranien au Département d’Etat, aurait estimé que les négociations avec l’Iran pourraient être encore en cours à cette échéance, au grand dam des néoconservateurs qui voient là une façon d’indiquer à Bush qu’il ne sera contraint à aucune décision d’ici là.

Néoconservateurs et likudniks à l’offensive

Les partisans de la ligne dure ne désarment pas pour autant. John Bolton, l’ancien ambassadeur à l’ONU recalé par les Démocrates, considère que « le changement de régime ou l’usage de la force sont les seules options disponibles pour prévenir l’apparition d’un Iran pouvant se doter de capacité nucléaire militaire s’il le souhaite. »

David Wurmser, l’un des conseillers de Cheney, défendait récemment auprès des cercles conservateurs l’idée que la voie diplomatique de Rice était promise à l’échec et que Bush pourrait devoir décider cet été d’une utilisation de l’option militaire. Les révélations de ce double jeu de la Vice Présidence par Steve Clemons avaient provoqué une tempête à Washinton, conduisant Rice à monter au créneau devant la presse pour confirmer que le Vice Président était bien sur la même ligne que son administration.

Dans le magazine Commentary, Norman Podhoretz a signé une tribune intitulée « Les raisons de bombarder l’Iran », ou il affirme que « en résumé, la vérité nue et brutale, c’est que si l’Iran doit être empêché de développer un arsenal nuclaire, il n’y a d’autre alternative que l’usage de la force militaire - pas plus qu’il n’y avait une alternative à la force s’il s’était agi de stopper Hitler en 1938 » [1] .

Shaul Mofaz, le vice premier ministre israelien, a signifié à Rice qu’Israel perdait patience et que les sanctions devraient être suffisamment contraigantes pour amener les Iraniens à interrompre leur programme à la fin de l’année. Les fonctionnaires israeliens ont averti Rice qu’à cette échéance, ils « auraient à réétudier la situation » quant à la possibilité d’une frappe isralienne [2] .

Le tableau ne serait pas complet sans citer Daniel Pipes, l’un des plus farouches likudniks de Whahington DC, qui détaille point par point le plan de bombardement israelien permettant de détruire le programme nucléaire iranien. Il faudrait, nous dit-il, employer 24 bombes de 2,5 tonnes, et 24 bombes d’une tonne, emportées par cinquante bombardiers F15 et F16. La semaine dernière l’aviation israelienne a mené un exercice conjoint avec l’US Air Force au dessus du désert du Neguev, qui a été interprété comme une répétition générale d’une attaque de ce type.

Burns et les fonctionnaires du Trésor tentent d’utiliser cette pression montante des cercles conservateurs pour l’option militaire afin de convaincre l’Europe et la Russie d’étendre les sanctions économiques contre l’Iran, sous entendant que cela permettait de contrebalancer les appels à l’usage de la force.

« Nous leur disons “écoutez, vous devez nous aider à obtenir un succès par la diplomatie, et vos gens doivent arrêter de continuer à faire du business comme si de rien n’était avec l’Iran” », rapporte un membre de l’administration.

L’Iran construit une nouvelle installation disposant de 1300 centrifugeuses, contre quelques dizaines au début de l’année. Mais les experts estiment de trois à huit ans la durée qui sépare l’Iran de l’obtention d’une arme nucléaire.

Contre Info, avec le NYT

[1] L’analogie de la crise iranienne avec Munich est régulièrement utilisée par les néoconservateurs qui utilisent le terme d’islamofascisme à l’appui de ce rapprochement. Arnaud de Borchgrave propose une réfutation de ce parallèle dépourvu de fondements réels The Wrong Ism And The Wrong History

[2] Voir la revue de presse du 8 juin - Mofaz : Israel perd patience face à l’Iran

Sources Contre Info

Posté par Adriana Evangelizt


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