Pas de résolution à l'Onu sur le statut du Kosovo
Là aussi, bizarre, ce revirement de situation soudain. Les pays européens du Conseil de sécurité n'ont pas soumis à un vote leur projet de résolution sur le Kosovo. L'excuse étant qu'ils n'ont pas voulu "contraindre la Russie à son droit de veto". Trop poli pour être honnête, pensons nous fortement. Et peut-être n'avons nous pas tort. Car plus loin, on nous annonce que "la stratégie est désormais" de lancer 120 jours de négociations sous l'égide d'un groupe de contact composé de la Grande-Bretagne, France, Italie, Allemagne, USA et Russie. Et ô surprise, qu'apprend-on ? Qu'aucun pays ne dispose d'un droit de veto. On a très bien saisi la stratégie. Vu que Poutine est remonté, en ce moment, ils préfèrent lâcher du lest pour lui assener le coup fatal plus tard. Soit dans quatre mois. Bush avait d'ailleurs prévenu qu'avec ou sans Poutine, il ferait ce qu'il voudrait. La seule chose qui pourrait éviter cette partition, c'est que les Serbes et les Kosovars puissent s'entendre et rester unis. Mais avec toutes les oeuvres de bienfaisance américaines présentes sur le territoire convoité, cela va s'avérer difficile. Le lobbying va être intense, on s'en doute.
Pas de résolution à l'Onu sur le statut du Kosovo
Les Etats-Unis et les pays européens du Conseil de sécurité de l'Onu ont décidé de ne pas soumettre à un vote leur projet de résolution sur le statut du Kosovo, en raison de l'opposition de la Russie à l'indépendance de la province séparatiste serbe.
"Nous regrettons qu'il ait été impossible de garantir (le passage de) cette résolution au Conseil de sécurité des Nations unies. Nous suspendrons par conséquent les discussions sur cette résolution", a dit l'ambassadeur de France à l'Onu, Jean-Marc de La Sablière, dans une déclaration à l'issue de la réunion du conseil.
De nouvelles négociations vont donc être lancées entre les autorités serbes et les représentants kosovars, ont précisé les représentations britannique et américaine.
"Il n'y a pas grand intérêt à proposer le projet de résolution au vote", avait estimé le représentant permanent de la Grande-Bretagne, Emyr Jones Parry, au vu des réticences russes, peu avant la réunion du Conseil.
Le vote n'a pas été déclenché afin de ne pas contraindre la Russie à faire usage de son droit de veto, a expliqué Jones Parry. "Nous ne voulons pas dramatiser l'événement, car cela pourrait avoir des conséquences pour la région", a-t-il déclaré.
Le représentant des Etats-Unis, Zalmay Khalilzad, a annoncé que les partisans du projet de résolution publieraient un communiqué. Il a ajouté que la stratégie était désormais de lancer 120 jours de négociations sous l'égide du Groupe de contact, en dehors du Conseil de sécurité, où "le processus a été bloqué".
Le Groupe de contact est composé de la Grande-Bretagne, de la France, de l'Italie, de l'Allemagne, des Etats-Unis et de la Russie, mais aucun pays ne dispose d'un droit de veto.
"Nous espérons qu'au cours de ces négociations, les parties parviendront à un accord", a souhaité Khalilzad.
Personne n'a cependant précisé ce qu'il adviendrait à l'issue des 120 jours de pourparlers. Le dialogue entre Pristina et Belgrade, parrainé par l'Onu, n'a pas permis de conclure d'accord.
Sources Le Monde
Posté par Adriana Evangelizt