LA MANIPULATION AL QAÏDA CONTINUE...
La manipulation Al Qaïda continue... le but du jeu, instaurer la peur et nous forcer à avaliser tout un tas de mesures répressives... la nouveauté c'est que maintenant les djihadistes s'expriment en Français. Et sans accent précise-t-on... et pourquoi pas en Chinois ? La guerre en Irak et l'épineux problème palestinien sont autant de points où de sombres instances n'aimeraient pas voir notre pays s'impliquer... espérons que nos dirigeants seront se montrer plus mâlins que les manoeuvriers.

Al-Qaida : un djihadiste menace en français
La section irakienne d'al-Qaida, rattachée à l'islamiste al-Zarqaoui, menace de tuer quiconque participe à l'élaboration de la Constitution ou au référendum pour son adoption, selon un message non authentifié diffusé hier sur Internet. Cette menace intervient à quatre jours de la date butoir pour un accord sur la Constitution.
Le jeune homme, une kalachnikov en travers de la poitrine, parle d'une voix calme, dans un français sans accent. «Nous les moudjahidins, déclare-t-il, nous jurons aux musulmans oppressés victimes d'un barbarisme (sic) sans fin, sans limite, que nous vengerons leurs martyrs et que nous égorgerons les Américains et les Juifs.» L'inconnu accompagne cette phrase d'un geste de la main droite mimant un égorgement. Il dit aussi vouloir «tuer autant d'Américains, d'Européens et de Juifs que possible».
Ces propos d'un djihadiste, qui pourrait être français et dont Paris aimerait bien percer l'identité, ont été diffusés le 5 août dernier sur la chaîne de télévision de Dubaï al-Arabiya curieusement sans alerter personne en France. Ils sont extraits d'une vidéo de propagande tournée par al-Qaida en Afghanistan. Pour les services de renseignement occidentaux, ce film signifie, quatre ans après la chute du régime de Kaboul, que des «talibans étrangers» – britanniques, irlandais, australiens mais aussi français – font leur retour sur la scène médiatique.
Comme à l'habitude, la vidéo est mise à contribution. Soucieux de démontrer que leur combat afghan réunit le monde islamique dans son intégralité, les propagandistes d'al-Qaida ont assemblé des images disparates. Intitulé Opération contre la croix, le document est censé rendre compte de l'attaque contre des commandos américains, le 28 juin denier, menée par un groupe d'étrangers sous le commandement d'Abdel Hadi al-Iraki, chef opérationnel d'al-Qaida en Afghanistan. La pièce d'identité d'un commando de l'US Navy, Danny P. Dietz Jr, est exhibée à la caméra. Ce «Navy seal» a été tué le 28 juin dans l'opération la plus meurtrière pour les troupes américaines depuis 2001 (18 morts, dont 16 dans le crash d'un hélicoptère Chinook et un disparu).
Le djihadiste francophone n'est pas seul à s'exprimer. Un autre islamiste, encagoulé lui aussi, proclame dans un anglais fortement teinté d'accent australien : «Puisque vous nous tuez, vous serez tués. Puisque vous nous bombardez, vous serez bombardés. Les fils honorables de l'islam ne vous laisseront pas tuer nos familles en Palestine, en Afghanistan, au Cachemire, dans les Balkans, en Indonésie, au Caucase et ailleurs dans le monde.»
Quelques semaines après les attentats de Londres, les propos du «taliban du Pacifique sud», diffusés à la télévision, ont fait la une des médias australiens. Le ministère de la Justice de Canberra a indiqué que le document était en cours d'analyse par les services de renseignement. En France, la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) fait de même. L'affaire intéresse également la Direction de la surveillance du territoire (DST) et les renseignements généraux (RG). L'apparition du mystérieux francophone n'a guère étonné les services français. «Nous savions déjà que des étrangers sont restés auprès des talibans en 2001», remarquait, hier, un policier. «Un petit nombre de Saoudiens, de volontaires du Maghreb, d'Asie du sud-est, d'Asie centrale ou d'Europe sont bien présents, complétait le membre d'un service de renseignement. Nous n'avons pas identifié de Français mais cela n'aurait rien d'étonnant. L'Afghanistan compte encore des camps d'entraînement et, si le voyage est plus risqué qu'il ne l'était dans les années 90, il demeure faisable via le Pakistan.»
Le mois dernier, un militaire occidental installé à Kaboul évoquait ainsi un «véritable indice d'infiltration de combattants à la frontière pakistanaise». A la fin des années 90 et au début des années 2000, des Français avaient suivi cette filière pour se rendre dans les camps d'al-Qaida. Certains en sont revenus à la fin de 2001 et d'autres y ont trouvé la mort. Quatre ans plus tard, la vidéo d'al-Qaida montre que le flot n'est pas tari.
Sources : LE FIGARO
Posté par Adriana Evangelizt