Irak : le message de Ben Laden trouble l'Amérique

Publié le par Adriana Evangelizt

Article intéressant où l'on voit Michael Chertoff lever vite toute interrogation sur l'authenticité de la video. Et pour cause. Chertoff est une taupe sioniste infiltrée dans le gouvernement Bush et qui s'occupe de la sécurité, de surcroît. Voilà à qui est confiée la protection des citoyens américains. A lui se joignent le choeur de ceux qui lui ressemblent, Charles Kauthammer pro-israélien notoire, oeuvrant au Washington Post et le voyou crimiel Rudolf Giuliani, membre du lobby de l'AIPAC, qui font peser la menace ben Laden alors que le danger réel vient de cette cohorte diabolique.

Irak : le message de Ben Laden trouble l'Amérique


par Sylvain Cypel


Si, trois ans après sa dernière cassette vidéo diffusée en octobre 2004, Oussama Ben Laden souhaitait ajouter à la confusion de l'opinion aux Etats-Unis quant à l'avenir de l'intervention en Irak, il a démontré, dans une nouvelle vidéo, intitulée "Un message du cheikh Oussama Ben Laden au peuple américain", dont des extraits ont été diffusés vendredi 7 septembre, que son talent de communicateur reste intact.

Les débats télévisés, qui se sont succédé aux Etats-Unis au fur et à mesure de la divulgation progressive du contenu de la vidéo, ont porté sur deux questions : l'Amérique, en portant la "guerre contre le terrorisme" en Irak, s'est-elle trompée d'adversaire ? Et n'est-elle pas tombée dans un piège que le chef d'Al-Qaida lui a tendu, le 11 septembre 2001, et dont il est aujourd'hui le bénéficiaire, le djihadisme s'étant accru dans le monde ?

Ben Laden est apparu le teint cireux et sa barbe, auparavant plus sel que poivre, était teinte en brun, pratique répandue dans le monde arabe. Le secrétaire à la sécurité intérieure, Michael Chertoff, a vite levé toute interrogation : la voix était bien celle de l'homme le plus recherché de la planète. On sait aussi que l'enregistrement est relativement récent, Ben Laden évoquant, parmi les "dirigeants de l'Occident", deux hommes arrivés au pouvoir juste avant l'été, le président français Nicolas Sarkozy et le premier ministre britannique Gordon Brown.

De Sydney où il participe au sommet Asie-Pacifique, le président américain, George Bush, a réagi : cette vidéo, a-t-il déclaré, "rappelle combien le monde dans lequel nous vivons est dangereux". "L'Irak, a-t-il poursuivi, est un élément crucial dans la guerre aux extrémistes."

Car l'Irak constitue la majeure partie de l'allocution du chef d'Al-Qaida aux Américains. "Bush parle de travailler avec (le premier ministre irakien) Maliki et son gouvernement pour propager la démocratie en Irak. En fait, il travaille avec une secte contre une autre." Bientôt, promet Ben Laden, M. Bush aura "perdu le contrôle" de la situation et ne "recueillera que l'échec". "La plupart d'entre vous, dit-il aux Américains, veulent que cette guerre cesse." Or, poursuit le chef de l'organisation djihadiste, "il y a deux façons de le faire". "Pour notre part, c'est en poursuivant l'escalade, en vous tuant et en vous combattant. C'est notre devoir. (...) L'autre solution dépend de vous. (...) Je vous invite à vous tourner vers l'islam."

Oussama Ben Laden affirme que les Etats-Unis, malgré leur "arsenal le plus puissant et le plus moderne", restent "vulnérables". Il rend hommage, à quelques jours des commémorations des attentats de New York et Washington, aux "dix-neuf jeunes" djihadistes ayant piloté les avions détournés le 11-Septembre, qui "ont réussi, avec la volonté de Dieu, à dévier (la) boussole" de l'Amérique.

Dans les débats télévisés, les responsables et élus républicains sont apparus sur la défensive face aux démocrates, dont les principaux candidats à la présidence se sont cependant abstenus de commentaires. Seul John Edwards a jugé que le moment est venu pour les Etats-Unis de "changer de politique étrangère".

"La chance est-elle passée de capturer Ben Laden et la guerre en Irak nous a-t-elle détournés de cette mission ? Nous sommes-nous trompés d'ennemi ?" : ainsi le modérateur de la chaîne NBC interrogeait-il chaque invité. "Notre président a laissé courir Ben Laden, et on voit le résultat", clamait le maire démocrate de San Francisco, Willie Brown. La conseillère républicaine Heidi Harris tentait une réponse : "Et que voulez-vous maintenant, qu'on retire nos troupes d'Irak et qu'on les envoie au Pakistan ?"

"Nous avons envahi le mauvais pays et nous sommes mis nous-mêmes dans un piège. On ne peut plus ni rester ni sortir d'Irak. A cause des erreurs d'un conservateur messianique (le président Bush), il existe désormais dans le monde des milliers de cellules se réclamant d'Al-Qaida sans même que Ben Laden les contrôle", martelait un expert démocrate, Marc Green. Un ex-candidat à l'investiture républicaine pour l'élection présidentielle, Jim Gilmore, plaidait que "capturer Ben Laden est un grand défi", plus difficile qu'on ne l'imagine.

Sur Fox News, Charles Krauthammer, l'un des idéologues de la "révolution conservatrice", avait beau expliquer que la cassette était "une opération de relation publique d'un homme aux abois" et qu'en Irak, les Etats-Unis ont obtenu des sunnites, "les frères de Ben Laden, qu'ils rejoignent notre combat", Mort Kondracke, expert en sécurité de la chaîne, modérait son enthousiasme : certes, "Ben Laden est affaibli", mais "il gagne la guerre de la propagande".

La veille de la divulgation du contenu de la vidéo, la conseillère pour la sécurité intérieure de la Maison Blanche, Frances Townsend, avait rappelé que "capturer et tuer Oussama Ben Laden" restait "une priorité absolue" des Etats-Unis. Vendredi, le chef de l'Agence centrale de renseignement (CIA) Michael Hayden, a annoncé que ses services avaient la certitude qu'Al-Qaida "prépare des attentats de grande envergure contre la nation américaine (...) visant des cibles qui feraient un grand nombre de victimes".

Maire de New York à l'époque du 11-Septembre et candidat à l'investiture républicaine pour la présidentielle, Rudy Giulani a assuré, vendredi, qu'Al-Qaida "prépare d'autres actions, pas forcément du même ordre, mais aussi dangereuses que celle du 11-Septembre".

Sources Le Monde

Posté par Adriana Evangelizt

Publicité

Publié dans OUSSAMA BEN LADEN

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article