Bush voit l'ombre de la Syrie et de l'Iran derrière les attentats au Liban

Publié le par Adriana Evangelizt

Bien sûr, on s'en doutait. Quel monde pourri !

Bush voit l'ombre de la Syrie et de l'Iran

derrière les attentats au Liban

Le président George W. Bush a vu mercredi l'ombre de la Syrie et de l'Iran, les bêtes noires des Etats-Unis au Proche-Orient, derrière l'attentat qui a tué un député libanais antisyrien et cinq autres personnes à Beyrouth.

"Je condamne vigoureusement l'assassinat ignoble du député libanais Antoine Ghanem", a dit M. Bush dans un communiqué où il présente ses condoléances aux autres victimes de ce "lâche" attentat.

"Nous continuerons à être aux côtés des Libanais dans leur résistance aux tentatives des régimes syrien et iranien et de leurs alliés pour déstabiliser le Liban et pour saper sa souveraineté", a-t-il dit.

M. Bush a parlé d'une "constante tragique" dans l'élimination depuis octobre 2004 d'une série de personnalités, "destinée à réduire au silence les Libanais qui défendent courageusement leur vision d'un Liban démocratique et indépendant".

Cette fois, il s'agit de les "intimider" juste avant la présidentielle prévue dans six jours, a-t-il dit.

Après l'attentat, le gouvernement américain a commencé par montrer du doigt la seule Syrie. Mais M. Bush lui a adjoint l'Iran dans ses mises en cause, à un moment où la tension va grandissante entre Washington et Téhéran, en même temps que la crainte d'une confrontation militaire.

Pour M. Bush, les alliés syrien et iranien sont les grands fauteurs de troubles au Proche-Orient.

Il dénonce leur soutien à l'organisation radicale chiite Hezbollah, l'un des principaux acteurs de l'opposition et de la grave crise à laquelle le gouvernement pro-occidental de Fouad Siniora est confrontée depuis novembre 2006, ainsi qu'à d'autres organisations anti-israéliennes que l'administration Bush considère comme terroristes.

Les Etats-Unis accusent la Syrie et l'Iran d'avoir appuyé le Hezbollah dans sa guerre contre leur grand allié israélien durant l'été 2006. L'administration Bush soupçonne le régime du président Bachar al-Assad d'avoir aidé le groupe islamiste Fatah al-Islam, que l'armée libanaise, assistée matériellement par les Américains, vient de combattre pendant plus de trois mois dans le nord du pays.

M. Bush fustige aussi constamment les nuisances syriennes et iraniennes chez leur voisin irakien.

Mais, pour les Etats-Unis, la Syrie semble passer encore avant l'Iran pour les immixtions dans les affaires intérieures de son voisin libanais. Ils accusent l'ancienne puissance occupante du Liban d'être directement impliquée dans l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri en février 2005, et celui de maintes personnalités antisyriennes depuis.

M. Bush a renouvelé mercredi son appel à la communauté internationale à soutenir les efforts pour juger les auteurs de ces actes de violence.

A ces griefs sont venues s'ajouter les informations selon lesquelles la Corée du Nord, autre Etat "voyou" pour les Etats-Unis, aiderait la Syrie à construire secrètement un site nucléaire qui viendrait d'être visé par un raid israélien.

Pour le gouvernement américain, le fait que l'attentat de mercredi soit survenu à six jours de la séance du Parlement où les députés doivent élire le successeur du président pro-syrien Emile Lahoud n'est "pas une coïncidence".

Cette opération continue a priori d'hypothéquer la reprise d'un dialogue entre les Etats-Unis et la Syrie, en dépit des pressions exercées sur M. Bush pour qu'il implique les régimes syrien et iranien dans la recherche de solutions dans la région.

Même si, à la différence de l'Iran, les liens diplomatiques ne sont pas rompus, les Etats-Unis soumettent la Syrie à une série de sanctions. Elle paraissait directement concernée début août par la décision de M. Bush de geler les avoirs aux Etats-Unis de quiconque représenterait une menace pour la stabilité du Liban.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans IRAN ISRAEL

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