Polémique autour de l'arrivée dAhmadinejad aux États-Unis
Polémique autour de l'arrivée d’Ahmadinejad aux États-Unis
La polémique s'enflamme avant l'arrivée du président iranien Mahmoud Ahmadinejad à New York, où l'accès au site de Ground Zero lui a été refusé et où certains protestent contre son intervention prévue lundi à l'Université de Columbia.
M. Ahmadinejad doit quitter Téhéran dimanche pour les États-Unis, où il participe à l'Assemblée Générale des Nations Unies (AGNU) qui s'ouvre la semaine prochaine à New York (nord-est).
Le président américain George Bush a dit comprendre jeudi la décision prise la veille par les autorités de la ville de refuser au dirigeant iranien une visite à l'emplacement où se dressaient les tours du World Trade Center (WTC) à Manhattan.
«Je peux comprendre pourquoi (la police) n'aimerait pas voir descendre sur le site quelqu'un qui dirige un (..) État qui parraine la terreur», a dit M. Bush au cours d'une conférence de presse à la Maison-Blanche.
Cette opinion semblait largement partagée dans la population. La presse populaire new-yorkaise consacrait jeudi des Unes virulentes au dirigeant iranien. «Si vous pensez mettre ne serait-ce qu'un pied à Ground Zero, vous pouvez... aller au diable», titrait le Daily News, publiant une photo du leader iranien barrée du signe de stationnement interdit et accompagnée de la mention: «notre message au fou iranien».
Le New York Post évoquait pour sa part la «tempête de réactions furieuses provoquée par la requête outrageuse de l'homme qui a aidé les terroristes irakiens à tuer des GI's».
Certains politiciens, comme le républicain Mitt Romney, candidat à la présidentielle, ont même jugé que les États-Unis n'auraient pas dû lui octroyer de visa.
Avant son intervention prévue mardi à l'ONU --quelques heures après M. Bush-- le dirigeant iranien doit participer lundi à un forum à l'Université de Columbia au nord ouest de Manhattan.
Organisée par l'Institut d'études internationales --un département de l'Université--, cette intervention s'inscrit dans le cadre de débats organisés régulièrement depuis 2002, selon un communiqué du président de l'Université, M. Lee Bollinger.
Une élue démocrate du Conseil Municipal de New York, Christine Quinn, a envoyé une lettre à M. Bollinger pour lui demander d'annuler cette invitation.
Sur le site «worldleaders.columbia.edu» il est possible de voir que M. Ahmadinejad, est au programme de 13H30 à 14H30 lundi, mais que les inscriptions sont closes et que les personnes ne figurant pas sur la liste ne seront pas admises «pour raisons de sécurité».
«Cet événement a été préparé par l'Institut d'études internationales, qui a été en contact avec la mission iranienne aux Nations Unies. Il s'inscrit dans le Forum annuel des dirigeants mondiaux organisé par l'Université», précise le communiqué. La présidente du Chili Michelle Bachelet doit intervenir le même jour.
M. Bollinger souligne que l'Université a posé des conditions et qu'aucune question «délicate» ne sera évitée, des positions iraniennes sur l'État d'Israël aux ambitions nucléaires de l'Iran, insiste-t-il.
«Le fait qu'un tel forum ne soit pas possible sur un campus universitaire en Iran aujourd'hui rend encore plus important ce que nous faisons ici. La foi en la liberté reste l'arme la plus puissante de notre nation contre les régimes répressifs», conclut le responsable.
Sources Cyberpresse
Posté par Adriana Evangelizt