La Syrie invitée à la conférence de Washington sur la Palestine

Publié le par Adriana Evangelizt

Alors le Monde dit que la Syrie est invitée à la conférence de Washington mais... Une source syrienne a estimé que l’annonce par les États-Unis de leur intention d’inviter la Syrie à la conférence de paix de George Bush ne contient aucun élément nouveau. Damas a déjà fait savoir qu’il ne participerait pas à une réunion aux objectifs imprécis, qui n’est pas organisée sur la base des résolutions internationales, qui ne prévoit pas le retrait israélien total du Golan occupé jusqu’aux lignes du 4 juin 1967 et la restitution des droits des Palestiniens. La même source doute de la réussite de cette réunion après les fortes réserves exprimées par l’Arabie saoudite et l’Égypte. (Al Khaleej - quotidien Emirati) Sources.

Et nous pensons personnellement qu'il ne sert à rien de faire cette conférence tant que les sionistes ne rendront pas les terres volées et continueront d'occuper le pays.

La Syrie invitée à la conférence de Washington sur la Palestine

par Sylvain Cypel

A l'issue de la réunion du Quartet (ONU, Etats-Unis, Union européenne et Russie) sur le conflit israélo-palestinien, dimanche 23 septembre à New York, Condoleezza Rice, secrétaire d'Etat américaine, a obtenu le ralliement de celui-ci à l'idée américaine de conférence internationale sur le Proche-Orient, à l'automne. Elle devrait se tenir à Washington.

Outre les Israéliens, les Palestiniens et les pays membres du Quartet, y participeraient la Jordanie et l'Egypte, pays en paix avec Israël, ainsi que l'Arabie saoudite, à l'origine en 2002 de l'initiative de paix de la Ligue arabe et incontournable acteur arabe de toute solution politique.

L'information majeure sortie de cette réunion est l'acceptation tacite, par Washington, d'une présence syrienne aux négociations. Sans jamais prononcer le nom de la Syrie, Mme Rice a en effet confirmé que "tous les membres du comité de suivi de la Ligue arabe" y seraient "naturellement" invités. Or Damas en fait partie.

Mme Rice a également réitéré la nécessité de voir émerger un "Etat palestinien viable", insistant sur le fait que "la Cisjordanie et Gaza ne font qu'un".

Dans l'objectif de rassurer ses interlocuteurs arabes - en particulier Riyad, réticent à participer à une conférence sans objectif pratique -, la secrétaire d'Etat américaine a affirmé que "trois questions centrales" (celle des frontières de l'Etat palestinien, celle de Jérusalem et celle des réfugiés) seraient traitées. Pour le reste, prudence : il s'agit de "profiter d'un moment propice" pour "avancer". Pas question d'échéancier pour la création d'un "Etat palestinien viable".

Le volontarisme de Mme Rice se heurte au fossé encore profond entre les attentes du président palestinien Mahmoud Abbas de parvenir rapidement à "la fin de l'occupation israélienne", selon ses termes, et celles des Israéliens, eux-mêmes divisés. Enfin, la volonté de faire avancer le dossier palestinien suscite aussi des réticences au sein de l'administration américaine.

Sources Le Monde

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans SYRIE

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