Téhéran coopère avec lAIEA pour éviter des sanctions de lONU et qualifie les USA et la CIA de terroristes
Le Parlement iranien qualifie l’armée US et la CIA de « terroristes »
Téhéran coopère avec l’AIEA pour éviter des sanctions de l’ONU
Les autorités iraniennes ont affirmé hier qu’ils vont poursuivre leur coopération avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) pour empêcher l’adoption de nouvelles sanctions par le Conseil de sécurité de l’ONU. Parallèlement, les députés iraniens ont adopté hier une résolution qualifiant l’armée américaine et la CIA d’organisations « terroristes » pour dénoncer l’occupation de l’Afghanistan et de l’Irak.
«Pour éviter de nouvelles sanctions, nous allons continuer le processus de coopération avec l’AIEA », a déclaré hier le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, cité par IRNA. L’Iran et l’AIEA ont signé en août un accord avec un calendrier étalé sur plusieurs mois afin d’éclaircir, d’ici à la fin de l’année, les zones d’ombre du programme nucléaire iranien.
Les ministres des Affaires étrangères du groupe 5+1 (États-Unis, Russie, Chine, Grande-Bretagne, France et Allemagne) impliqués dans les discussions sur le nucléaire iranien avaient décidé vendredi dernier d’attendre novembre et les rapports du chef de l’AIEA, Mohammad el-Baradei, et du chef de la diplomatie européenne, Javier Solana, pour décider d’éventuelles nouvelles sanctions contre l’Iran. Faisant allusion à la position des États-Unis et de la France, qui réclamaient l’adoption de nouvelles sanctions immédiatement, M. Hosseini a déclaré que « certains pays radicaux » avaient « dû respecter la position des pays plus réalistes », qui veulent attendre le rapport de M. el-Baradei. M. Hosseini a aussi ajouté que de nouvelles discussions entre les experts iraniens et ceux de l’AIEA auraient lieu d’ici à une semaine à propos des centrifugeuses (de générations) P1 et P2. L’Iran possède actuellement quelque 2 000 centrifugeuses P1 qui fonctionnent à l’usine d’enrichissement de Natanz (Centre) et est en train d’en installer plus de 600 autres. Les responsables iraniens avaient déclaré par le passé qu’ils travaillaient aussi sur des centrifugeuses P2, plus modernes et plus perfectionnées.
Parallèlement, le Parlement iranien a adopté samedi un texte qualifiant l’armée américaine et la CIA de « terroristes », en représailles à une motion du Congrès américain qui avait attribué le même qualificatif aux gardiens de la révolution, l’armée idéologique du régime iranien. « L’armée américaine et la CIA sont terroristes car elles soutiennent les terroristes », affirme le document signé par 215 députés sur les 290 que compte le Parlement iranien, selon l’agence ISNA. Les parlementaires citent pour preuve « l’utilisation de bombes atomiques au Japon », « l’occupation de pays comme le Vietnam, l’Irak et l’Afghanistan », « le soutien au “régime sioniste” » et « le soutien aux groupes terroristes el-Qaëda et aux talibans » par l’armée américaine et la CIA. Le Congrès américain a adopté cette semaine un texte qui demande au gouvernement de ranger les gardiens de la révolution – ou pasdarans – sur la liste des organisations terroristes. Cette décision permettrait aux autorités américaines de viser les intérêts financiers des pasdarans.
Dans le même temps, un haut responsable iranien, Safar Ali Eslamian, a affirmé, dans une interview publiée dans le quotidien bolivien La Razon, samedi, que l’Iran, le Venezuela et la Bolivie ne sont pas en train de constituer un bloc contre les États-Unis M. Eslamian a souligné que « l’Iran ne veut pas d’armes nucléaires » et que le développement de la technologie nucléaire répondait à une stratégie visant à se doter de sources renouvelables d’énergie alternatives pour le moment où les ressources de gaz et de pétrole seront épuisées.
Sources Lorient le Jour
Posté par Adriana Evangelizt