Nucléaire : Ahmadinejad balaie les menaces d'intervention militaire
Nucléaire : Ahmadinejad balaie les menaces d'intervention militaire
Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a balayé mercredi les menaces de sanctions et d'actions militaires contre le programme nucléaire iranien, au lendemain de la rencontre entre les représentants de l'Iran et le diplomate en chef de l'Union européenne à Rome.
M. Ahmadinejad a répété sa conviction que les États-Unis ne lanceraient pas d'attaque contre l'Iran pour obtenir l'arrêt de son programme nucléaire.
«L'ennemi est en colère. Ils dessinent la carte de l'Iran sur le mur et lancent des fléchettes et ensuite ils disent qu'ils vont attaquer l'Iran», a déclaré le président à la sortie du conseil des ministres.
Il a également minimisé la portée d'une éventuelle troisième résolution du Conseil de sécurité pour renforcer les sanctions contre l'Iran.
«Ce qui reste au Conseil de sécurité à propos du dossier nucléaire, ce sont des morceaux de papier sans aucune valeur», a déclaré le président.
«Ils peuvent y ajouter d'autres morceaux de papier mais cela n'affectera pas la volonté du peuple iranien.»
Les dirigeants iraniens, notamment M. Ahmadinejad et le guide suprême l'ayatollah Ali Khamenei, n'ont de cesse de répéter que l'Iran ne cédera pas aux pressions internationales pour suspendre son programme d'enrichissement d'uranium.
Le président iranien a souligné mercredi que son pays était prêt à entendre toutes les propositions, mais qu'il ne céderait «pas sur ses droits nucléaires».
Ces déclarations interviennent au lendemain de la rencontre entre le nouveau responsable du dossier nucléaire, Saïd Jalili, son prédécesseur, Ali Larijani, et le représentant de la diplomatie européenne, Javier Solana, à Rome.
Les deux parties ont simplement qualifié cette rencontre de «constructive».
M. Jalili a remplacé M. Larijani ce week-end au poste de secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale. Des analystes ont vu dans ce remplacement la main de M. Ahmadinejad, dont M. Jalili est réputé plus proche que ne l'était M. Larijani.
Le président a minimisé la portée de ce désaccord avec M. Larijani en assurant qu'ils restaient bons amis, tout en ajoutant que ce dernier avait remis à trois reprises sa démission avant qu'elle soit acceptée.
«C'est moi qui annonce la ligne, et la politique menée depuis deux ans restera la même», a-t-il ajouté.
Sources Cyberpresse
Posté par Adriana Evangelizt