Entente Bush-Maliki pour négocier l'avenir de la présence américaine en Irak
Il faut le voir pour le croire. Maliki ne veut plus que les forces américaines soient placées sous le mandat de l'ONU mais directement sous Washington. Ce qui ouvre le pillage du pays à long terme et sans barrière. De surcroît, l'administration Bush n'a pas l'intention de soumettre ces accords à la ratification du Congrès. Toute la panoplie est offerte... entrée à l'OMC pour couvrir l'Irak d'OGM, ce qui a déjà bien commencé et le bouquet "faciliter et encourager le flux des investissements étrangers, en particulier américains, vers l'Irak"... et Maliki serre la patte à Bush tout souriant et tout content de lui. Il a sûrement l'impression d'avoir fait un gros exploit. Devant la nullité de ces individus, les bras nous en tombent !
Entente Bush-Maliki pour négocier l'avenir
de la présence américaine en Irak
Le président américain George W. Bush et le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki ont fait lundi un premier pas vers un accord donnant un nouveau cadre à la présence militaire américaine en Irak après 2008 et régissant les relations à long terme entre les deux pays.
Les deux dirigeants ont signé par téléconférence une "déclaration de principes" qui fournit la "table des matières" de négociations à venir, selon le conseiller de M. Bush pour les guerres en Irak et en Afghanistan, le général Douglas Lute.
Américains et Irakiens vont mener des négociations pendant les premiers mois de l'année prochaine pour que les forces américaines, après 2008, ne soient plus placées en Irak sous un mandat des Nations unies, mais en vertu d'un accord entre Washington et Bagdad, selon les deux gouvernements.
Cet accord s'inscrirait dans ce que la Maison Blanche a présenté comme un partenariat "stratégique" à long terme comprenant aussi les relations politiques et diplomatiques, économiques ou culturelles.
Selon la déclaration signée des deux dirigeants, les négociations doivent "commencer le plus tôt possible, avec pour objectif de conclure avant le 31 juillet les accords" sur les différents aspects du partenariat.
La forme et l'ampleur de l'engagement militaire américain, ainsi que l'établissement éventuel de bases permanentes seront un "sujet de négociations capital", a dit le général Lute.
En Irak, M. Maliki a indiqué que 2008 serait la dernière année de présence de l'armée américaine dans son pays sous mandat de l'ONU.
L'annonce faite lundi signifie que, dans la dernière année de son mandat, M. Bush va probablement engager l'avenir de la présence militaire américaine en Irak alors que cette mission contestée divise profondément ses compatriotes.
Les Américains disposent actuellement de quelque 162.000 militaires en Irak.
M. Bush est parvenu à résister aux efforts de ses adversaires démocrates, majoritaires au Congrès, pour lui imposer un retrait. Il s'est contenté d'ordonner d'ici à juillet 2008 un désengagement limité qui risque de laisser encore près de 100.000 hommes en Irak à la fin de son mandat en janvier 2009.
Les autorités américaines ont clairement envisagé une présence militaire durable en Irak qui pourrait s'inspirer de l'exemple sud-coréen.
Et le général Lute a indiqué que l'administration n'avait pas l'intention de soumettre les accords à la ratification du Congrès.
A un moment où la sécurité paraît s'améliorer en Irak, la Maison Blanche et M. Maliki se sont employés à présenter les accords à venir comme de nouveaux progrès sur la voie de la souveraineté et de la normalisation irakiennes, souvent mises en doute. "Il n'y a plus aucune justification à ce que l'Irak reste sous le chapitre VII" de la charte de l'ONU, a déclaré M. Maliki.
Le gouvernement irakien va demander "pour une dernière fois" une prolongation du mandat onusien de la force multinationale sous commandement américain, dit la déclaration signée lundi.
Au-delà, l'Irak cessera d'être considéré comme une menace pour la sécurité internationale et "reviendra au statut légal et international" qu'il avait avant 1990 aux yeux de la communauté internationale, dit le texte.
Il stipule que les accords négociés en 2008 énonceront des engagements pour dissuader toute agression extérieure contre l'Irak et soutenir la lutte antiterroriste. Ils viseront aussi à soutenir le développement économique et l'insertion de l'Irak dans les organisations politiques et économiques internationales, comme l'Organisation mondiale du commerce.
Ils viseront à "faciliter et encourager le flux des investissements étrangers, en particulier américains, vers l'Irak", et aider ce pays à obtenir l'abrogation de ses dettes et des compensations pour les guerres menées par Saddam Hussein.
Sources AFP
Posté par Adriana Evangelizt