Obama écrit une «page de l’histoire américaine»

Publié le par Adriana Evangelizt

Un article qui décrit bien l'atmosphère qui règne aux USA. Remporter la victoire dans un Etat où 90 % de la population est blanche représente plus qu'un symbole de la valeur de l'homme...

Obama écrit une «page de l’histoire américaine»

par Philippe Berry, à San Diego

 

Chez les démocrates

Barack Obama. La star du soir, c’est lui, incontestablement. Sa victoire dans l’Iowa, «cet état à 92% blanc et rural, donne à chacun une raison de se réjouir. L’Amérique peut être fière», s’enthousiasme Ariana Huffington (Huffington Post). Même Andrew Sullivan (The Atlantist), d’habitude peu enclin au compliment, se lâche: «Dans discours, Obama sonnait comme un président. Le thème n’était plus juste le changement mais une nouvelle unité. D’avoir rassemblé tant de minorités fait de ce soir un moment historique.»  



 

Kevin Drum (Washington Monthly), le souligne, Barry «a quasi gagné dans chaque sous-catégorie: hommes, femmes, démocrates, indépendants, ceux concernés par la guerre, l’économie ou la couverture maladie». Katherine Seely (The Caucus), pose désormais la question à 100 dollars: «Obama va-t-il réussir à surfer sur cette dynamique pour remporter le New Hampshire?» Réponse dans 5 jours.

 

 

Hillary Clinton. «Reagan, Bush, tous les présidents ont subi au moins un revers dans un état» rappelait la chaîne C-Span (l’équivalent de notre Public Sénat) en attendant les résultats de l’Iowa. Sauf que pour l’ex-First lady, le coup intervient tôt, et c’est un peu un direct au foie. «Hillary a maintenant 5 jours pour montrer de quoi elle est capable», estime The Trail. De son côté, Politic Wire cite méchamment une pique d’un journaliste de NBC, qui remarquait que la salle des supporters d’Hillary était «vide jusqu’à 5 minutes avant son discours». Et de poursuivre: «Je n’ai jamais vu ça, c’était complètement fabriqué, on se serait cru à un enterrement».   Avoir à ses côtés la plus très fraîche Madeline Allbright (à gauche d'Hillary sur la photo) n'aide pas aussi...

 

  Les autres. A part la satisfaction d’avoir coiffé Hillary au poteau, qu’apporte sa 2e place à John Edwards? Pas grand-chose, selon Kevin Drum, pour qui «Edwards est condamné désormais, car il n’a juste pas assez d’argent pour surmonter la défaite face à Obama» pour les prochaines primaires. Du côté des «petits» candidats, Chris Dodd et Joe Biden, moins de 1% des voix chacun, ont décidé de jeter l’éponge. «Deux types bien», salue Andrew Sullivan, qui se demande désormais quel candidat ils vont soutenir, en soulignant que leurs supporters semblent déjà avoir «choisi Obama».

 

 

Chez les Républicains

 

Mick Huckabee. Big Mick l’a fait, et tout le monde a encore l’air de se demander comment. «Regardez, sur scène, il est entouré de sa femme et de Chuck Norris», remarque Michelle Makin, perplexe. La réponse, pour Kevin Drum, c’est le vote évangéliste, qui s’est rallié en masse derrière le pasteur guitariste. Mais de prévenir que ça risque d’être bien plus compliqué pour lui «dans les autres états moins religieux».

 

Mitt Romney, le grand loser du soir. Encore grand favori dans l’Iowa il y a deux mois, le mormon vient d’encaisser «un coup terrible» pour The Trail. Pire, celui qui misait tout sur des victoires dans les premiers états voit désormais John McCain le talonner dans les sondages dans le New Hampshire.

John McCain justement, dont la campagne semblait avoir du mal à décoller, a limité la casse avec une honnête 4e place, qui «lui permet d’espérer», dixit le blog du New York Observer.

 

Et quid de Giuliani? Celui qui reste le favori au niveau national, mais qui avait décidé de faire l’impasse sur l’Iowa, a complètement fait naufrage, terminant 6e avec moins de 3% des voix. Sa stratégie «implose», d’après Thomas Edsall (Huffington Post), qui rappelle que Giuliani ne va «pas l’emporter dans le New Hampshire», et qu’il jouera quasi tout dans le «Tsunami Tuesday», qui verra plus de 20 états voter le 5 février.

Sources 20 mn

Posté par Adriana Evangelizt

Publicité

Publié dans Barak Obama

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article