ANNAN MIS EN CAUSE POUR SA MAUVAISE GESTION
Que Bush et sa clique de malfaisants s'acharnent à vouloir détruire l'ONU et Kofi Annan n'est plus une légende. L'histoire "pétrole contre nourriture" dont ils demandent depuis des mois un rapport prouve bien la malhonnêteté de cette administration. On devrait faire en Irak une enquêtre sur le "pétrole contre rien ou pas grand chose"... voilà qui serait amusant. Où est passé le pétrole irakien ? Est-ce que les firmes qui travaillent pour Halliburton en savent quelque chose ? Est-ce que l'infâme Cheney a son compte en banque bien garni ? Quand on le voit pavaner en Louisiane au milieu des malheureux, on ne peut s'empêcher de grincer des dents. Si nous étions le Grand Administrateur du monde, il y a longtemps que nous aurions fourré notre nez là où ça sent mauvais au lieu de pinailler sur l'ONU qui de toute façon n'est plus crédible depuis qu'Israël fait partie de cette organisation qui sert à quoi au final ? A protéger les barbares et les oppresseurs ? A demander encore et toujours des milliards qui passent où ? Le manque de clarté de la disponibilité de sommes faramineuses dont les malheureux ne voient pas grand-chose nous fait doucement sourire. Alors avant de pinailler sur l'ONU, Bush avec l'infâme Cheney seraient plus avisés de regarder ce qu'ils font eux. Que ce soit en Afghanistan ou en Irak, ce sont des milliards qui sont détournés à la barbe du monde entier et personne n'y trouve rien à redire. Fais ce que je dis mais ne fais pas ce que je fais... voilà la règle de l'élite américaine qui se mêle sans arrêt de ce qui ne la regarde pas au lieu de balayer devant sa porte.
ANNAN MIS EN CAUSE POUR SA MAUVAISE GESTION
par Mounia DAOUDI
Très attendu, le rapport de la Commission Volcker, qui enquête sur les scandales de corruption qui entoure le programme «pétrole contre nourriture», a certes blanchi Kofi Annan en ne mettant pas en doute l’intégrité du secrétaire général des Nations unies. Mais il a, en revanche, sévèrement critiqué sa mauvaise gestion de ce programme, tout comme il a sérieusement épinglé le Conseil de sécurité qui avait la responsabilité de le superviser.
A quelques jours d’un sommet à bien des égards historique –les Nations unies fêtent en effet leurs soixante ans–, Kofi Annan peut enfin souffler. Car si son fils Kodjo a clairement été mis en cause dans les affaires de corruption qui ont entaché le programme «pétrole contre nourriture» en Irak, le secrétaire général de l’organisation n’a pas lui-même trempé dans ce scandale. La Commission Volcker, chargé d’enquêter sur des détournements de plus de dix milliards de dollars, l’a en effet blanchi sur ce point, affirmant notamment qu’il n’a tiré aucun parti financier de sa position. Mais le patron de l’ONU n’en est pas quitte pour autant. La gestion de ce programme est en effet sévèrement critiquée. «Surfacturations, dessous-de-table et contrebande ont permis à Saddam Hussein et à son régime de se fournir en devises en l’absence de tout contrôle du secrétariat et du Conseil de sécurité», assène notamment le rapport Volcker qui qualifie «pétrole contre nourriture» de «pacte avec le diable où le diable avait les moyens de manipuler pour arriver à ses fins».
La Commission d’enquête estime ainsi que Kofi Annan, son adjointe la Canadienne Louise Fréchette, mais aussi le Conseil de sécurité ont tous une part de responsabilité dans une situation qui a permis à l’ancien homme fort de Bagdad et à son entourage de détourner l’argent sensé alléger les souffrances de la population irakienne, première victime de l’embargo imposé au pays après l’invasion du Koweït. Selon elle en effet, l’une des raisons qui ont notamment conduit à ce scandale est l’absence de responsable à la tête d’un programme qui a pourtant porté sur la somme de 100 milliards de dollars, dont 64 milliards pour les achats de pétrole. Ni le Conseil de sécurité, supposé superviser «pétrole contre nourriture», ni le secrétariat général, sensé le mettre en application, n’ont pris la peine d’en désigner un, déplore ainsi la Commission Volcker. Son rapport reconnaît certes que le programme a été une réussite dans la mesure où il a permis de rétablir en Irak une situation alimentaire et sanitaire acceptables. Mais ses modalités ont donné lieu à une corruption massive.
L’urgence d’une réforme
Le document cite également le cas de la contrebande de pétrole mise en place par l’Irak avec ses voisins jordanien, syrien, turc ou encore égyptien et sur laquelle le Conseil de sécurité a consciencieusement fermé les yeux. Il affirme même que la plus importante cargaison est sortie du pays avec l’aval des Etats-Unis quelques semaines avant l’invasion de l’Irak en avril 2003. Les navires de la marine américaine qui patrouillait dans le Golfe en février n’ont pas remarqué les pétroliers transportant pour 54 millions de dollars pour le compte de la Jordanie, alliée de Washington dans la région, ironise notamment le rapport Volcker.
Réagissant aux conclusions de la Commission d’enquête qu’il a lui-même mise en place, Kofi Annan en accepté toutes les critiques. «La Commission a établi que la gestion du programme était caractérisée par de faibles pratiques administratives et des contrôles et audits inadéquats. Pour cela en tant qu’administrateur, je dois en assumer la responsabilité», a notamment déclaré le secrétaire général. Mais, a-t-il ajouté, «au début de l’année, cette même Commission avait conclu que je n’avais pas influencé, ou tenté d’influencer, le processus d’attribution des contrats. Je suis heureux de constater que cette conclusion est réaffirmée». Dans ces conditions pas question pour Kofi Annan de démissionner comme le réclament notamment ses détracteurs, nombreux dans l’administration Bush. «Les preuves d’une corruption réelle parmi un petit nombre de personnels de l’ONU sont profondément décevantes», a admis le secrétaire général soulignant que cela ne faisait qu’«illustrer l’importance vitale des réformes administratives proposées» par la Commission d’enquête.
Le rapport Volcker évoque en effet l’urgence de réformer l’organisation internationale pour éviter que ne se reproduisent «des pratiques de corruption illicites et contraire à l’éthique». Il affirme en effet que les Nations unies ne sont pas préparées pour gérer des programmes de l’ampleur de «pétrole contre nourriture» ou «même des programmes de moindre importance». «L’organisation a besoin d’une direction plus forte, d’une réforme administrative complète et de procédures plus fiables d’audits et de contrôle», insiste ainsi la Commission. Une conclusion qui ne pouvait pas mieux tomber à la veille du sommet des Nations unies qui doit accueillir la semaine prochaine quelque 170 chefs d’Etat et de gouvernement.
Sources RFI
Posté par Adriana Evangelizt