LA LIGUE DES PAYS ARABES MONTREE DU DOIGT

Publié le par Adriana Evangelizt

La ligue Arabe s'est quand même décidé à "intervenir" en Irak. Quand même. Il y a quelque chose qui nous interpelle au sujet de cette ligue arabe qui laisse assassiner ses frères sans faire, nous semble-t-il, le maximum pour que les choses aillent mieux. Il nous semble, par exemple, que si nous étions Princes ou Rois dans les Emirats, nous couperions le robinet du pétrole aux Américains... bien sûr, cela n'irait pas sans mal on s'en doute. Mais quand même... après tout c'est notre pétrole et on en fait ce qu'on en veut. Nous nous imaginons à la place de l'élite Arabe, vous l'aurez compris... nous sommes à la tête de pays riches et musulmans et pour nous montrer solidaires de nos frères, nous ne pactiserions pas avec l'ennemi mais voilà, les "élites arabes" sont aussi dévoyées que les "élites occidentales". On a laissé Bush attaquer l'Irak en 2003, dévaster ce pays et massacrer sa population... depuis plus d'un demi-siècle, la Palestine n'est toujours pas un pays mais les victimes se comptent par millions... et la solidarité dans tout cela ? A croire qu'il n'y a que les occidentaux qui se serrent les coudes pour commettre leurs méfaits. Nous pensons fortement que si Arafat avait eu le même bloc soudé et puissant que Sharon possède derrière lui, il y a longtemps que la Palestine serait un Etat à part entière. Tout comme l'Irak n'aurait pas été attaqué.

TROP TARD !


Enfin la Ligue arabe a daigné se pencher sur l’enfer irakien qui a coûté la vie, depuis 2003, à près de quarante mille citoyens !


Un conflit majeur où tous les ingrédients d’une explosion généralisée dans le Golfe étaient et sont toujours réunis. Le risque de déstabiliser pour longtemps la région a fini par «ouvrir les yeux» à certaines chancelleries arabes influentes qui ont, alors, poussé Amr Moussa à tenter de faire un simulacre d’une action destinée à établir la concorde dans le pays des Rafidaïne déchiré à belles dents par la guerre civile.L’envoi d’une délégation de la Ligue à Bagdad pour évaluer la situation se fait, toutefois, sans grande conviction à la veille du référendum sur une Constitution qui lèse les sunnites au profit des chiites et des Kurdes soucieux, en premier lieu, de prendre leur revanche sur l’ancien régime du Baâth.


Si au départ, la quête de la mainmise sur le pouvoir en chassant l’étranger ou son partage était la première motivation des violences dans le pays, cela s’est vite transformé en confrontations religieuses sordides où règne la rancœur du passé mêlée aux atrocités du présent.Et la faute des forces d’occupation est entière qui, en cherchant coûte que coûte à dominer la situation et à pacifier les contrées, ont tout fait pour diviser le peuple irakien afin de mieux se protéger et de régner. Déjà, le 20 juillet 2003, Tunis-Hebdo titrait (en première page sur six colonnes) «Washington a choisi les chiites». C’est là tout un programme bien échafaudé qui fait partie intrégrante de la stratégie du «Grand Moyen-Orient» si cher au locataire de la Maison-Blanche.


A tenir à imposer la fédération à l’Irak dans un Etat appelé à être un «phare de la démocratie» pour le monde arabe, particulièrement l’Arabie Saoudite où vivent quatre millions de chiites et un million d’ismaïliens ou la Syrie, voire la Turquie, avec sa grande minorité kurde, Washington n’a fait qu’exaspérer les dirigeants arabes.D’où la déclaration fracassante du ministre saoudien des Affaires étrangères qui, en présence de Condoleezza Rice aux assises de l’ONU, n’a pas manqué de critiquer la «stratégie incorrecte des Etats-Unis en Irak qui a conduit à la domination iranienne de ce pays». Et comme pour enfoncer le clou, Saoud Al-Fayçal a ajouté à New York : «La politique américaine avait approfondi la scission en Irak au point qu’ils étaient effectivement en train de livrer le pays à l’Iran».


On ne peut être plus clair.Il y a crainte, grande crainte de l’«ogre iranien» que même Saddam Hussein «le baroudeur», appuyé à l’époque financièrement par la majorité des pays du Golfe pour son armement, n’est pas parvenu à laminer lors d’une guerre terrifiante, huit ans durant. Au départ, celle-ci s’était achevée apparemment sans vainqueur, ni vaincu.Mais, au fond, c’est Saddam Hussein, abandonné de tous, qui a payé les pots cassés et avec lui son peuple.Celui-ci ne cesse d’endurer tous les maux et en prime une guerre civile fraticide, de plain-pied actuellement…


Donc, c’est le danger de la résurrection d’une puissance régionale chiite avec tout autour des satellites à l’iranienne qui est l’épouvante de nos princes au Proche-Orient. Ajoutez à cela la quête inébranlable de Téhéran à acquérir l’arme atomique, quitte à défier l’Occident ; et on a une idée des craintes, à tort ou à raison, des décideurs arabes limitrophes des héritiers de Khomeïny.


Or, le réveil du monde arabe sunnite, pour entraver la marche triomphante des chiites perses et leurs alliés irakiens appuyés par les Etats-Unis, s’est fait tard, voire trop tard !


Les dés sont déjà jetés et les mollahs jouent sur du velours…

Sources : TUNIS HEBDO

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans LES PAYS ARABES

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