Le dilemme russe

Publié le par Adriana Evangelizt

Toujours pour continuer dans ce que nous disions précédemment, il n'est qu'à aller sur les médias sionistes pour voir de quoi il retourne. L'article ci-dessous en dit long. Poutine les gêne vraiment. Un haut responsable israélien trouve que la position russe demeure préoccupante en ce qui concerne l'Iran et qu'elle ralentit le processus onusien. Il n'est pas du tout apprécié que Poutine ait rétorqué à Sarkozy  qu' «aucune preuve tangible nous prouve le développement d'une quelconque arme nucléaire en Iran.» Tout comme nier le danger iranien est un subterfuge. D'autre part, on apprend sur Guysen que le président français du Crif, Richard Prasquier  est allé en délégation à Moscou pour entretenir Poutine de l'éternel sujet iranien. L'accueil aurait été assez froid, Vladimirovitch ne leur a même pas serré la main. Il est clair et net que Poutine est assez grand pour savoir ce qu'il a à faire et que les incessantes jérémiades sionistes partout dans le monde en ce qui concerne l'Iran doivent sérieusement l'agacer. Mais lui, au moins, il le montre. Donc qui avait vraiment intérêt à faire annuler le voyage de Poutine en Iran ? Et qui peut-être menace de le supprimer ? Souvenons-nous de Kennedy...

Le dilemme russe

Un haut responsable politique israélien a déclaré ce jeudi au sujet du dossier iranien que la position russe demeurait préoccupante et par conséquent qu'elle ralentissait le processus onusien de règlement de la problématique iranienne.

Cependant on estime que la Russie ne fera pas usage de son droit de veto si de nouvelles sanctions venaient à être appliquées au régime des Ayatollahs.

La Russie, pays situé à la frontière des grands conflits de ce début de siècle (Iran, Irak, Afghanistan), a une influence particulière sur le Proche-Orient.

La défense des intérêts stratégiques et militaires russes restent une priorité (comme aux belles heures de la Guerre Froide), mais il semblerait qu'un nouveau facteur viendrait s'intégrer dans l'atmosphère russe: il s'agit bien du facteur Communication.

Vladimir Poutine, personnage jusque-là impassible, fait de plus en plus parler de lui en exposant une vie privée saine et sportive (pêche à la ligne, ski) une chaleur humaine et une ouverture au dialogue (rencontre avec George Bush suivie d'une virée en yacht)... Que nous apprend alors ce changement de ton et d'attitude sur la politique russe actuelle?

L'heure viendra bientôt où la Russie devra à la fois préserver ses intérêts au Proche et Moyen-Orient devant ceux des états occidentaux et principalement du vieil ennemi américain, mais également gagner la confiance de l'opinion internationale en véhiculant une image chaleureuse et en lui assurant qu'elle veille à la paix dans le monde. Mais il est difficile de croire aux bonnes intentions russes lorsque lors de la même semaine, Vladimir Poutine s'entretient devant les caméras avec le Président français qui a pris les rênes sur la scène internationale en haussant le ton contre l'Iran pour ensuite essayer de rassurer la communauté internationale en déclarant qu' «aucune preuve tangible nous prouve le développement d'une quelconque arme nucléaire en Iran».

Le Kremlin encore amère de l'effondrement du bloc soviétique se trouve aujourd'hui partagée entre soutenir les ennemis des Etats-Unis et pour réaffirmer sa suprématie dans cette partie du monde, et s'engager sur la voie diplomatique (accompagnée de démonstrations médiatiques) et condamner la prolifération nucléaire. Ainsi, on comprend mieux le subterfuge qui nie l'existence de la menace iranienne et qui permet de jouer sur deux tableaux .... Mais pour combien de temps encore?

Du coté israélien, la confiance du dirigeant russe est loin d'être gagnée du fait de son soutien aux organisations terroristes telles que le Hamas reçu au Kremlin ou encore les relations constantes avec son homologue iranien Mahmoud Ahmadinejad.

Selon Jérusalem, on s'attend à une abstention de la part de la Russie sur un éventuel vote de l'ONU prévoyant d'engager de nouvelles sanctions contre l'Iran, ce qui montrerait la difficulté de la Russie à prendre position sur ce dossier incontournable.

Sources
Info live

Posté par Adriana Evangelizt

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