LE PROCES DE SADDAM HUSSEIN
Le procès de Saddam Hussein qui va se dérouler n'est qu'une vaste comédie. Bush et Cheney devraient être à ses côtés pour comparaître car les crimes qu'ils ont commis et commettent encore en Irak sont bien pires que ceux de l'ancien dictateur. En attendant, nous noterons que le grand criminel Pinochet est libre, lui, ce qui est quand même un comble lorsque l'on sait toutes les exactions dont il s'est rendu coupable. Mais il est vrai qu'il fut installé sur le trône par les Etats-Unis qui oublient le nombre de fois qu'ils ont fait appel à Saddam Hussein pour servir leur politique notamment pour l'entrée en guerre contre l'Iran à une certaine époque. Aussi cette parodie de procès ne porte-t-elle même pas à sourire car le Peuple Irakien martyrisé par la soldatesque étatsunienne est bien plus misérable que lorsque Saddam était au Pouvoir. Une honte de plus pour notre monde obligé de subir les politiques dangereuses de Bush et de sa clique de maffieux protégé par l'impunité alors qu'ils n'ont aucune aptitude à gouverner. Nous le répétons, s'il ne tenait qu'à nous, ces crapules seraient à ses côtés et notre sentence serait bien plus sévère que pour l'ancien dictateur.
Discrétion totale sur le déroulement du procès de Saddam Hussein
Les autorités irakiennes maintenaient mardi une totale discrétion sur le déroulement du procès de l'ancien dictateur Saddam Hussein, qui doit s'ouvrir mercredi.Le procès doit se tenir dans un édifice situé dans la zone verte, un secteur ultra protégé de 6 km2 en plein coeur de Bagdad, abritant les ambassades américaine et britannique et le gouvernement irakien.
Saddam Hussein doit comparaître devant cinq juges, qui sont des "figures connues" de la magistrature irakienne, mais dont l'identité sera gardée secrète jusqu'au dernier moment pour des raisons de sécurité, selon Raëd al-Jouhi, porte-parole du Tribunal spécial irakien (TSI). L'heure d'ouverture du procès n'a pas été non plus révélée.
Dans un communiqué diffusé mardi, le parti Baas dissous de Saddam Hussein a appelé "la résistance" en Irak à lancer des attaques coordonnées contre les forces américaines et leurs "agents" dès la comparution du président déchu. "Saluez le dirigeant (Saddam Hussein) dès sa comparution publique au procès par des tirs de balles et d'obus visant l'occupant (américain), ses hommes, ses équipements et ses bases, de même que ses agents dans l'armée et les symboles traîtres du pouvoir (irakien)", écrit l'ancien parti unique dans ce texte.
"Le procès sera public", a dit le porte-parole du TSI, en précisant cependant que le tribunal peut décider qu'il se tienne à huis clos. L'ancien dictateur devrait comparaître derrière une vitre blindée. Lors de la retransmission par la télévision officielle irakienne du premier interrogatoire de Saddam Hussein par un juge d'instruction, le son avait été coupé. Mais des télévisions arabes avaient pu obtenir la bande sonore et la retransmettre.
On avait clairement entendu le dictateur déchu décliner de la façon suivante son identité : "Saddam Hussein Al-Majid, président de la République irakienne" et le juge de rectifier instantanément à l'intention du greffier pour l'établissement du procès verbal: "Nom, prénom: Saddam Hussein, Profession: ancien président de la République".
Interrogé sur l'invasion du Koweït en 1990, il avait traité les gouvernants koweïtiens de "chiens". De sévères mesures de sécurité avaient entouré cette comparution devant un juge, qui lui avait signifié sept chefs d'accusation relevant de crimes contre l'Humanité. Saddam Hussein et sept de ses lieutenants comparaîtront mercredi pour le massacre de 143 chiites en 1982 à Doujaïl, au nord de Bagdad, en représailles à une attaque contre le convoi présidentiel.
Selon les rares indications fournies par les autorités irakiennes, la première audience sera consacrée à des questions de procédure et à la lecture de l'acte d'accusation. L'avocat irakien de l'ancien chef d'Etat, Me Khalil al-Doulaimi, pourrait aussi demander le report du procès, en arguant du manque de temps qui lui avait été laissé pour étudier l'acte d'accusation.
Mis en place par l'ex-administrateur américain Paul Bremer, le TSI doit juger les crimes commis par des Irakiens entre le 17 juillet 1968, date du coup d'Etat baassiste, et le 1er mai 2003 en Irak ou ailleurs, ainsi que les crimes commis lors de la guerre contre l'Iran (1980-88) et l'invasion du Koweït (1990-91). Le TSI comprend un tribunal de première instance composé de cinq juges permanents nommés pour cinq ans, une cour d'appel de neuf magistrats et 20 juges d'instruction nommés pour trois ans. Les procureurs sont au nombre de 20 et ont un contrat de trois ans. Il rend son verdict à la majorité des magistrats. Le condamné a le droit de faire appel.
Saddam Hussein et ses sept lieutenants risquent la peine de mort par pendaison. Mais, selon une source proche du tribunal, la peine de mort ne sera appliquée que 30 jours après l'épuisement de tous les recours. La peine de mort en Irak avait été suspendue en mars 2003 par Paul Bremer, mais rétablie le 30 juin 2004. Le président de la République Jalal Talabani a annoncé que, par conviction personnelle, il ne signerait pas une sentence de mort contre l'ancien dictateur.
Sources : YAHOO
Posté par Adriana Evangelizt