LE BEAU DISCOURS D'ASSAD

Publié le par Adriana Evangelizt

Quoique puisse dire tous les détracteurs de Bachar el-Assad, dans son discours il n'a dit que des vérités. N'en déplaisent à ceux qui suivent le courant et qui n'y voient pas plus loin que le bout de leur nez. Il n'y a qu'à lire l'article de Paul Marie de la Gorce "La Syrie sous pression" pour comprendre. On préfère focaliser sur la Syrie plutôt que de mettre la gomme sur la Feuille de Route visant à instaurer un Etat Palestinien ou pointer le doigt sur les criminels étatsuniens qui pillent l'Irak.

Nous n'avons aucune confiance en Detlev Mehlis, dont le nom est aussi allemand que le nôtre est chinois. Il travaille avec et pour les sionistes et son enquête va et ira dans ce sens quoique Assad puisse dire ou faire. On lui a demandé de retirer ses troupes. Il l'a fait. Mais ça ne suffit pas encore. On lui colle sur le dos l'assassinat de Hariri dont on sait que ce sont d'autres services secrets qui ont perpétré ce crime. Pourquoi Assad aurait-il fait exécuter Rafic Hariri alors que ce dernier était pro-syrien ? La preuve en étant ce site anti-syrien avec comme en-tête "Lebanon's Top Syrien Agent" et la photo de toutes les têtes qui sont dans le collimateur dont celle de Rafic Hariri... et au bas de la page vous pourrez lire ceci : "This deck of cards is to commemorate the reappointment of Emile Lahoud as Lebanon's chief syrian puppet for another 3 years.  These are the pictures of a leadership which has chosen servitude over freedom, dishonesty over dignity, and self-interest over self-determination." Ce qui veut bien dire ce que ça dire, à savoir que Rafic Hariri était considéré comme une marionnette pro-syrienne. Vous pourrez même y voir la tête de Elias Hokeiba barrée d'une croix rouge et pour cause... on sait très bien que c'est le Mossad qui l'a assassiné. Et il est fort probable qu'il en est de même pour Hariri. Il gênait pour son penchant syrien. Le but du jeu étant de faire partir les troupes syriennes afin que le Liban se trouve sans défense. Comme ça, la soldatesque israélienne pourra s'en donner à coeur joie et les services secrets y perpétrer tous les attentats qu'ils voudront. Que Jacques Chirac se fasse complice de ce jeu criminel est une honte. Pas un jour ne se passe sans que les avions israéliens franchissent la ligne bleue. On accule Bachar mais d'un autre côté, le Golan et ce qui s'y perpètre est passé sous silence. Dans quel monde vivons-nous ?

Pour mieux comprendre toutes les manoeuvres dont fait l'objet la Syrie lire la page Liban sur le site WOTRACE...

Le président syrien fait de son discours à la nation une véritable déclaration de guerre

Assad : Une grande partie de l’État libanais veut faire du Liban le lieu de passage de tous les complots contre la Syrie

C’est un discours extrêmement belliqueux qu’a prononcé hier, à l’Université de Damas, le président syrien Bachar el-Assad. Flanqué de menaces, d’insultes et d’appels à la sédition interne au Liban, ce discours sonne comme une véritable déclaration de guerre contre la communauté internationale, contre le rapport de la commission d’enquête, contre le gouvernement libanais et son peuple, contre les médias et la presse, contre le Courant du futur et ses députés, mais aussi, et surtout, contre le Premier ministre Fouad Siniora. Une campagne et un déchaînement tous azimuts qui ont rendu obsolète, à peine prononcée, la volonté de Damas de continuer à coopérer, mais à condition que ses intérêts et ses constantes nationales soient protégés. Ainsi, en un mot comme en cent, c’est toutes les portes que Bachar el-Assad a fermées hier.


« Quoi qu’on dise ou fasse pour coopérer, dans un mois la réponse sera que nous ne coopérons pas. Il faut être réaliste, la Syrie est visée et les grandes puissances veulent régler leurs comptes avec elle », a dit le n° 1 syrien, allant jusqu’à demander « pour quelle raison une commission d’enquête n’a pas été créée sur le décès du président Arafat ». Il a affirmé que « compte tenu de notre innocence, notre intérêt est que l’enquête parvienne à ses objectifs. Nous coopérerons, mais pas jusqu’au point de se suicider (…). Bachar el-Assad ne sera pas celui qui pliera », a-t-il notamment lancé sous un tonnerre d’applaudissements.


Le président syrien s’est ensuite lancé dans une attaque en règle contre Fouad Siniora et, sans le nommer, contre Saad Hariri. Il a accusé le PM d’être « l’esclave d’un esclave lui-même à la solde de quelqu’un de connu », estimant qu’une « grande partie de l’État libanais est hostile à la Syrie et œuvre pour faire du Liban le lieu de passage de tous les complots contre la Syrie ».

 
Voici le passage quasi intégral du discours de Bachar el-Assad sur le Liban :


« Le Liban est cette arène troublée par le biais de laquelle certaines grandes forces ont voulu solder leurs comptes aussi bien avec la Syrie qu’avec les pôles nationaux qui soutenaient et parrainaient la Résistance, et qui avaient réussi à obtenir le retrait d’Israël de la quasi-totalité du territoire libanais ; ces forces ont utilisé le Liban comme une base afin de comploter contre la Syrie, saper ses positions nationales.


L’idée de départ était de frapper la Résistance au cœur, d’imposer un nouvel accord avec l’État hébreu, comme un prélude à un réordonnancement des choses au Liban, une redéfinition de son rôle et de sa place dans la région. Parce que les armes de la Résistance étaient – et sont toujours – l’obsession, le cauchemar d’Israël et de ses alliés. Voilà pourquoi il fallait en finir avec ces armes, et on demandait à la Syrie de jouer un rôle à ce niveau, en contrepartie de quelques bénéfices. Ils pensaient que la Syrie ne pouvait pas se retirer du Liban ; certains pensaient qu’un retrait du Liban entraînerait la chute du régime en Syrie, que la Syrie ne pourrait pas abandonner cette carte.


Le compromis après la 1559 était le suivant : la Syrie reste ou alors elle se retire progressivement, en contrepartie de quoi il lui est demandé de trouver une solution à la question du Hezbollah et de ses armes. Nous avons bien sûr refusé, soulignant que ce n’était absolument pas à la Syrie de s’occuper de cela, et assurant que nous allons continuer notre retrait sur la base d’un calendrier-programme préalablement défini. Nous leur avons dit que c’était à eux de trouver une solution à ce problème, nous voulions voir comment ils allaient gérer le dossier libanais en général. Voilà ce que des responsables nous ont proposé fin 2004-début 2005…


Il y a eu ensuite l’assassinat du président Hariri, et les choses ont été totalement bouleversées. Notre problème concernant notre retrait ou pas du Liban n’étaient pas les résolutions internationales : ce qui nous intéressait, c’était de savoir si le peuple libanais était d’accord ou pas. Or, il y a eu, après l’attentat, un renversement radical de l’opinion de certaines factions libanaises. Celles-ci ont laissé primer l’affect, induites en erreur par les médias libanais et par certains responsables libanais ; nous avions ainsi décidé à l’époque de nous retirer immédiatement, indépendamment de notre agenda.


Aux mois de mars et d’avril 2005, les pressions internationales ont commencé à s’exercer contre la Syrie afin qu’elle se retire du Liban, fût-ce un jour avant les élections. Nous, évidemment, nous savions que nous allions nous retirer bien avant cette date, nous l’avons fait plus d’un mois avant les législatives. Eux pensaient que la présence de la Syrie allait influencer le cours des élections… Sauf que tout cela signifie que les législatives qui ont commencé en mai au Liban n’étaient pas une étape libanaise, mais internationale ; voilà comment on a fait passer le Liban de son rôle arabe à l’internationalisation, et cela veut dire rapprocher le Liban encore davantage d’Israël, sous couverture étrangère et grâce à des instruments libanais.


Ce plan, bien sûr, ne s’est réalisé que partiellement ; il n’a pas complètement réussi. Une partie des Libanais n’avaient pas suffisamment conscience de cela et que d’autres étaient connus, publiquement, pour être les ennemis de la Syrie et de l’arabité, ainsi que pour leur loyauté à l’égard d’Israël. Je n’invente rien. L’histoire de certaines de ces personnes et certains de ces partis pendant l’occupation israélienne n’a rien de reluisant. »

« Les marchands de sang »


« Parallèlement, on s’en prenait à la Syrie sous l’angle de la tutelle syrienne. Indépendamment de tout, indépendamment de ce slogan, de notre refus de ce slogan, de l’ingratitude et du manque d’éthique de ceux qui l’ont brandi contre une Syrie qui a consenti à de nombreux sacrifices pour le Liban, si l’on essaie de voir qui a utilisé ce slogan, il s’avère que ce sont ceux qui se nomment eux-mêmes le Courant Hariri ou le groupe Hariri. Allons avec eux jusqu’au bout : qui est le fils prodigue de la tutelle syrienne ? C’est Hariri ; c’est lui qui soutenait cette tutelle, qui en a fait la promotion, qui l’a défendue, c’est lui qui a appelé à ce que l’on intervienne pour régler chaque problème. Alors pourquoi l’insultent-ils ? Pourquoi insultent-ils Hariri alors qu’ils font partie de son courant ?


En même temps, ils ont commencé à accuser la Syrie d’avoir tué Hariri ; en même temps, ils ont innocenté Israël. Bravo ! C’est comme s’ils disaient que Hariri ne se comportait pas bien à l’égard de la Syrie et qu’il se comportait bien avec Israël. Cela est faux. Pourquoi est-ce qu’ils font de lui un traître ? En réalité, ces gens-là ne font qu’une chose : du commerce avec du sang. Ce sont des marchands de sang. Ils ont boursicoté avec le sang de Hariri, et cela leur a apporté de l’argent, des postes. Chaque article, chaque prise de position, chaque heure de diffusion télévisée a un prix…


Malgré tout cela, nous avons fermé les yeux. Nous n’avons pas joué leur jeu, nous sommes restés la Syrie que tout le monde connaît et nous avons reçu le président Siniora. Nous avons évoqué des sujets divers, nous avons souhaité que cette visite soit un succès, que nous ne ressentons aucune rancœur à l’encontre de qui que ce soit au Liban. Nous lui avons dit que ce qui nous importe, c’est la relation libano-syrienne, nous lui avons dit que nous ne voulons pas que le Liban devienne le point de passage de quelque complot que ce soit, politique ou sécuritaire, contre la Syrie. Il a acquiescé et moi, je lui ai dit que je refusais catégoriquement que le Liban serve de base au moindre complot contre la Syrie. Or, ce que nous voyons aujourd’hui, c’est que le Liban est devenu une voie de transit, une usine et un financier de ces conspirations contre nous. Cela signifie que M. Siniora n’a pas respecté sa parole, ou qu’on ne lui a pas permis de le faire, parce qu’il est l’esclave d’un esclave lui-même à la solde de quelqu’un de connu.


Il y a eu ensuite la formation de la commission d’enquête dans l’assassinat du président Hariri, et nous avions décidé depuis le début de coopérer totalement avec cette commission parce que nous étions intimement convaincus de notre innocence, et parce que notre plus grand intérêt était de connaître la vérité ; nous étions finalement les premiers lésés par cet attentat. En même temps, certains hommes politiques libanais ont essayé par tous les moyens de mêler la Syrie à ce crime, alors qu’ils étaient absolument persuadés de l’innocence de la Syrie. Et parce qu’ils ont été très loin dans leurs accusations, ils risquent de se retrouver dans un sérieux pétrin, face au peuple libanais, au cas où l’on prouve l’innocence de notre pays. Que diront-ils au peuple libanais ? Lui avoueront-ils qu’ils lui ont menti, qu’ils l’ont désinformé délibérément ? Lui diront-ils que c’est eux qui ont inventé et financé le faux témoin ? Ils ne pourront pas faire cela, voilà pourquoi ils décuplent d’efforts pour désinformer, pour éloigner l’enquête de la vérité. Et c’est ce qui est arrivé avec le rapport de la commission d’enquête internationale. Nous savons tous quelles circonstances ont accompagné la naissance du rapport de la commission Mehlis ; une grande partie d’entre nous avait prévu que le texte allait ressembler à cela, bien avant sa parution. Il semblerait d’ailleurs que ces circonstances ne changeraient pas de sitôt. Malgré cela, nous allons continuer à coopérer positivement avec les instances internationales et leurs résolutions, avec la commission d’enquête, forts de notre confiance en nous-mêmes et persuadés de l’innocence de la Syrie. »

« Le nouveau 17 mai sera vaincu »


« Certains ont attendu cette vérité falsifiée pendant des mois ; la vérité est devenue vectrice d’ironie et de sarcasme au Liban, un outil d’agression contre les caractéristiques de la présence arabe, de l’appartenance nationale et de la fraternité. Voilà pourquoi nous ne leur permettrons pas de détruire la relation libano-syrienne, et avec elle, de détruire la région. La Syrie et le Liban vivent côte à côte et tel est leur destin. Cette vérité requiert que l’on prépare le terrain commun à une coexistence positive : le peuple libanais doit savoir, s’il souhaite réellement des relations fraternelles avec la Syrie, que cela ne peut se faire alors qu’une grande partie de l’État libanais s’oppose publiquement à la Syrie, et fait en sorte que le Liban soit une voie de transit aux complots.


Nous voulons que le Liban préserve son unité et sa stabilité, nous observons prudemment la situation au Liban, nous voyons à quel point certaines parties ont perdu jusqu’au plus petit sens des responsabilités, comment elles travaillent pour faire du Liban une base de complots contre la Syrie. Nous ressentons cela de la part de certains professionnels de la politique ; ils se trompent grandement en pensant qu’ils pourraient dynamiter l’équation nationale. Certains ont essayé avant eux, et ils ont échoué ; ceux-là échoueront aussi, grâce au peuple libanais qui dévoilera tôt ou tard leur vérité, grâce à la cohésion des forces nationales libanaises qui ont vaincu le 17 mai. Le nouveau 17 mai et ses agents seront vaincus, et ce moment-là ne me paraît pas bien loin. Beyrouth qui a résisté au siège israélien, avec en son cœur les forces libanaises, palestiniennes et syriennes, ne peut pas avoir changé.


De la même façon que la 1559 n’avait aucun rapport avec la prorogation du mandat Lahoud, ce qui se passe aujourd’hui n’a aucun lien avec l’assassinat de Rafic Hariri. S’ils étaient vraiment concernés par la mort de Hariri, ils auraient formé une commission qui aurait enquêté sur l’empoisonnement du président Arafat, qui a été empoisonné dans les Territoires palestiniens et qui est mort en France. Je pense que ce qu’ils cherchent, c’est une fausse vérité.


Nous irons de crise en crise, et ceci est l’expression de la volonté de faire basculer la région, de passer à une autre étape. La résolution 1636 n’a pas été basée sur le rapport Mehlis, elle a été préparée avant ce rapport, qui ne s’est pas basé, là non plus, sur l’enquête. Une enquête qui ne s’est pas basée, une fois encore, sur l’assassinat de Rafic Hariri.


Nous avons appliqué la 1559 et ils ont prétendu le contraire, que nos SR sont restés au Liban et que nous continuons à nous ingérer. La première commission d’enquête avec laquelle nous avons coopéré a dit que la Syrie est responsable d’une façon ou d’une autre de l’assassinat de Hariri. La deuxième, avec laquelle nous avons également coopéré, a dit la même chose. Nous nous attendions à ce que le rapport donne des réponses précises, sur la nature des explosifs par exemple, sur leur origine, sur l’idendité des pays à même de les produire… Or, la seule chose que le rapport ait évoqué, c’est des noms ; ceux de Syriens ou de toute personne ayant des relations avec la Syrie. Et tous ceux qui étaient avec la Syrie et qui ont changé d’avis ont été innocentés comme par un coup de baguette magique après avoir été accusés. Telle est la réalité des choses. Cependant, le seul point positif de ce rapport, c’est qu’il a prouvé notre innocence. Même nous, nous avions des doutes avant le rapport, nous pensions à une lacune syrienne, pour ne pas dire l’implication d’un Syrien. Après le rapport et la résolution qui a suivi, et sans oublier le faux témoin, nous avons eu la preuve qu’il n’existe rien incriminant la Syrie et que l’affaire est politique. Ne perdons plus notre temps : la Syrie n’est pas impliquée, ni au niveau de l’État ni au niveau individuel. Nous en sommes quasi certains. Le problème est uniquement politique. »

« Bachar ne pliera pas »


« Nous avons adressé une invitation à la commission internationale afin qu’elle se rende en Syrie et qu’elle rencontre le ministre des Affaires étrangères. Elle a refusé. La commission d’enquête syrienne a invité Mehlis à se rendre en Syrie afin de jeter les bases juridiques pour les interrogatoires, il a refusé. Hier, M. Amr Moussa était en Syrie, et nous avons tout fait pour montrer que nous sommes flexibles, souples, malgré le fait que nous sommes tout à fait conscients de la réalité des choses. Les interrogatoires pourraient se faire au sein de la Ligue arabe, avec la coopération de l’Égypte, j’en ai même parlé au président Moubarak ; ils ont également refusé. Pareil pour un siège de l’ONU en Syrie, sur le toit duquel flotte le drapeau onusien, et gardé par les Nations unies. Ceci confirme ce que je disais : quoi que nous fassions, quelle que soit l’intensité de notre coopération, dans un mois ils diront que la Syrie n’a pas collaboré. Nous devons connaître la vérité, qu’elle nous plaise ou non. Soyons clairs : nous ne devons pas mettre notre tête dans le sable, nous ne devons pas avoir peur, nous devons faire notre devoir.


Nous sommes prêts à coopérer, mais dans un cadre qui permet de découvrir les circonstances du crime. Nous ne permettrons pas que cela se fasse aux dépens de la sécurité et de la stabilité de la Syrie ; nous respectons la légalité internationale mais pas au prix de nos constantes nationales. Ce n’est pas le président Bachar qui pliera, qui baissera la tête devant quiconque au monde, ni celle de son peuple ou de sa nation ; nous ne nous inclinerons que devant Dieu.


Ce qu’ils n’ont pas réussi à obtenir par les pressions extérieures, ils ne l’auront pas par les pressions intérieures. Plus tard, ils se sont employés à souiller l’image du président directement, pour que le peuple perde sa confiance, mais cela aussi a échoué. Idem en ce qui concerne leurs tentatives de diviser la société syrienne ou l’État… Tout ce qu’ils ont obtenu, c’est davantage de cohésion interne. »

 

Sources : LORIENT LE JOUR

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans SYRIE

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