7 PRISONS CLANDESTINES EN IRAK
Peu à peu les langues se délient et notamment celles des déserteurs. Les prisons secrètes pullulent en Irak avec pour but principal de torturer les sunnites. Cheney peut ricaner et se rendre incognito en Irak. Pourquoi faire ? On se le demande. Voir comment se porte le pays qu'il a décidé de saccager pour s'emparer du pétrole... nous lui présentons nos meilleurs voeux !

Dessin de MARIALI
Un général irakien révèle la présence de 7 prisons clandestines
UN général irakien déserteur, ex-commandant des forces spéciales du ministère de l’Intérieur, a révélé la présence de sept prisons clandestines du gouvernement intérimaire d’Irak dans lesquelles les gardiens «torturent» systématiquement les détenus, tandis que l’armée étasunienne a reconnu la mort de quatre soldats dans des actions de guerre perpétués ce mardi par la résistance dans le pays envahi.
Le général Muntadhar Samarai, qui a abandonné l’Irak de crainte d’être assassiné par des agents gouvernementaux, a fait ces révélations à la radio publique française France Inter, après avoir informé ses supérieurs – sans succès – , des pratiques qu’il avait observés durant des interrogatoires à de prétendus militants de la résistance armée.
Samarai a cité en particulier le cas d’un dirigeant guérillero appelé Najim Taji. «J’ai pu voir les horribles tortures auxquelles ses gardiens l’ont soumis. Il a reçu des décharges électriques, l’ont flagellé avec des câbles et lui ont planté des clous sur le corps», a déclaré le militaire déserteur.
Après les accusations par la communauté internationale de tortures à des prisonniers de guerre aux mains des Etats-Unis dans des prisons clandestines en Europe orientale, en octobre et en novembre, l’armée d’occupation a démantelé une prison secrète – supposément construite par les autorités irakiennes, en marge des étasuniens – dans le quartier Jadriya, de Bagdad, où il y avait 170 prisonniers, presque tous membres de la minorité sunnite, principale source de la résistance armée.
Cependant, le général déserteur a déclaré que ce local est seulement l’un de ceux qui fonctionnent secrètement, et il a affirmé que d’autres centres clandestins de détention à Bagdad se trouvent sur la Place Nossur, à la Porte du Canal et à Raduanyia. Hors de la capitale irakienne, a-t-il ajouté, il y a des locaux secrets à Kut, Yussufiya et Saidiya.
Pendant ce temps, le commandement militaire d’occupation dans la capitale irakienne a informé que quatre militaires de l’armée étasunienne sont morts dans deux attaques, l’une à Bagdad et l’autre à Yussufiya, à 20 kilomètres au sud de cette ville.
Un cinquième soldat est mort à la suite d’une crise cardiaque, ce qui élève le nombre de tués à 2 150 soldats et 33 mois.
Dans un autre fait de guerre, un soldat irakien est mort au nord de Bagdad quand un engin a explosé au passage d’un convoi militaire.
Tandis que ce samedi venait à expiration le délai donné par le groupe Brigades des Epées du Droit pour que les forces militaires d’occupation libèrent tous les prisonniers politiques irakiens, sinon il exécuterait les quatre étrangers kidnappés voici deux semaines.
Les quatre hommes sont le britannique Norman Kember, 74 ans; l’étasunien Tom Fox, 54 ans ; et les canadiens James Loney, 41 ans, et Harmit Singh Sooden, 32 ans.
Sources : GRANMA INTERNATIONAL
Posté par Adriana Evangelizt