Le faux procès de Moussaoui
Le procès de Zacarias Moussaoui relève du grand guignol comme tout le reste. Quand on sait que ce n'est pas Oussama Ben Laden qui a commis l'attentat, comment Moussaoui peut-il se faire complice d'une "nébuleuse" dont Ben Laden n'est pas le chef ? Où est le fameux témoin à charge qui l'a soit-disant "reconnu" ? Pourquoi n'est-il pas au tribunal ? Où est-il ? Le fait est que de nombreuses incertitudes planent sur le dénommé Bafana. Dans l'immédiat, le jeu du gouvernement est de trouver un coupable pour prouver que le 11 septembre est le fait de Ben Laden. C'est faux, bien sûr. Bafana est certainement un des hommes de la CIA qui joue un rôle. Il accuse Moussaoui. Ce dernier vu les interrogatoires qu'il a du subir en a ras le bol, il veut en finir vite, il a peut-être même "pété les plombs" et il dit n'importe quoi. Qu'il a connu Ben Laden, qu'il a commis les attentats et autres "fantasmes" pour que toute cette comédie cesse. Et comme Cheney et sa clique veulent envahir l'Iran, ce témoignage va bien tomber. Ils doivent bien rigoler sous cape. Mais en attendant Moussaoui va mourir pour rien. Il y a quand même quelque chose qui est étrange, c'est que lorsqu'il a demandé au fameux témoin "quel était son signe particulier", ce dernier a été incapable de répondre. Pourtant, s'il l'avait vraiment hébergé, il aurait vu qu'il avait un handicap à la main. Ce qui ne fut pas le cas.
Au procès de Moussaoui aux Etats-Unis, un premier témoin à charge
Le Français Zacarias Moussaoui, qui plaide coupable de complicité avec les auteurs des attentats du 11-Septembre, a été directement mis en cause par un islamiste qu'il a interrogé en novembre 2002, lors d'une téléconférence organisée par l'accusation.
L'audience au tribunal fédéral d'Alexandria (Virginie, près de Washington) a été presque entièrement consacrée mercredi à la diffusion de l'interrogatoire filmé à Singapour, d'un membre de l'organisation affiliée à Al-Qaïda Jamaah Islamiya (JI), détenu depuis décembre 2001.
L'homme était interrogé sur place par un avocat du gouvernement et Moussaoui, qui assurait alors seul sa défense, a pu mener un contre-interrogatoire depuis Alexandria. Faiz Abu Bakar Bafana, né à Singapour, a d'abord raconté sa rencontre en 1999 à Kuala Lumpur avec "John", qu'il a hébergé une nuit. "John" cherchait à se procurer des produits chimiques et à prendre des cours de pilotage. "John", "la peau mate", de "grands yeux" et des "lèvres épaisses" comme Moussaoui, lui a confié qu'il avait un "rêve": "Projeter un avion sur la Maison Blanche" et qu'il fallait concentrer les attaques sur l'Amérique, s'est-il souvenu.
Puis Moussaoui a pris très au sérieux son rôle d'avocat, questionnant à son tour Bafana, pour en venir à "John", lors d'un échange qui a suscité des sourires dans l'assistance. "Comment identifiez-vous ce John?". "Il est exactement comme vous". "Vous vous référez à moi ?". "Oui". "Etes-vous sûr?" (...) "C'est vous !" "Ce John est Moussaoui?". "Oui". Le Français ayant plaidé coupable de complicité avec les auteurs des attentats, la portée de ce témoignage est limitée.
Zacarias Moussaoui, 37 ans, dont le procès est destiné de ce fait uniquement à fixer sa peine et qui risque l'injection mortelle, avait en outre déjà affirmé qu'il ne devait pas participer aux attentats du 11-Septembre mais à une attaque ultérieure contre la Maison Blanche. Il a affirmé qu'Oussama ben Laden l'avait selectionné "personnellement" en lui disant "Sahraoui, souviens-toi de ton rêve".
La commission nationale d'enquête sur les attentats a aussi signalé un séjour de Moussaoui en Malaisie, à l'automne 2000 (et non en 1999 comme l'a affirmé le témoin). Le témoignage diffusé mercredi peut cependant être utilisé par l'accusation pour convaincre le jury que Moussaoui était déterminé depuis longtemps à s'en prendre aux Etats-Unis.
Le gouvernement cherche à prouver qu'il a provoqué la mort de victimes du 11-Septembre, en mentant pour protéger ses complices lors de son arrestation trois semaines avant.
Moussaoui, qui dans un premier temps semblait habile à l'interrogatoire, a aussi tenu des propos qui lui auraient coûté cher s'il n'avait pas déjà plaidé coupable. Ainsi, testant la crédibilité du témoin qui affirmait avoir rencontré l'un des leaders d'Al-Qaïda, il lui a demandé quel était "son signe particulier". Le témoin est resté silencieux. "Il a un handicap à la main", a dit Moussaoui, révélant un détail que seuls des sympathisants, experts ou policiers pouvaient connaître. En fin de journée mercredi, l'accusation a aussi interrogé Brenda Keene, une ex-responsable de l'école de pilotage Airman dans l'Oklahoma (sud), où il a pris des cours entre mars et fin mai 2001, et deux des anciens élèves.
Un des élèves, Pablo Hernandez, s'est souvenu d'un Moussaoui qui disait vouloir apprendre à piloter "un grand avion".
Aïcha el-Wafi, la mère du Français, a assisté à l'audience. Elle s'est montrée désolée lorsque ce dernier a quitté la salle en chantant presque, "Que Dieu bénisse Oussama ben Laden" et "Allah est grand". Elle doit se rendre à New York jeudi pour une rencontre privée avec des familles de victimes, avant de retourner en France.
Sources : AFP
Posté par Adriana Evangelizt