7 milliards de dollars pour la grippe aviaire

Publié le par Adriana Evangelizt

Le plan de Bush qui coûte 7 milliards de dollars au contribuable américain en ce qui concerne les vaccins contre la grippe aviaire. ON se doute bien à qui cela va profiter mais en attendant, la Louisiane n'est toujours pas reconstruite. Une honte.

Grippe aviaire : Bush a un plan

Le président a présenté sa stratégie nationale contre la pandémie. Un plan qui représente 7 milliards de dollars.

Effet manifeste du terrible fiasco qui a suivi Katrina, la grippe aviaire a brutalement rejoint les premières priorités de l'administration Bush, qui veut pas être prise au dépourvue en cas de nouvelle catastrophe. Le mois dernier, Bush a même annoncé qu'il était prêt à mettre des régions en quarantaine, avec l'appui de l'armée.


Mardi, dans un discours moins martial et plus pédagogique, le président a solennellement présenté sa “Stratégie nationale pour la préparation et la réponse à la grippe pandémique”, devant l'Institut national de la santé (NIH) de Bethesda, dans la banlieue de Washington. Le président s'est gardé d'être trop alarmiste, même s'il puisait certaines expressions dans le vocabulaire anti-terroriste qui lui est familier ( “ce danger pour notre patrie”, etc). Tout en rappelant qu'aucun oiseau contaminé n'avait encore été détecté sur le sol américain et que la maladie ne se transmettait pas encore d'humain à humain, il a expliqué qu'il était de sa responsabilité de se préparer au pire. Le plan qu'il a avancé repose sur trois piliers: le renforcement des moyens de détection (un élément capital dans un pays dépourvu de système national de soin, et où 50 millions de personnes n'ont pas de couverture santé); le stockage de millions de vaccins et de médicaments antiviraux et l'accélération du processus de développement de nouveaux vaccins; la mise en place d'un plan d'urgence, coordonnant le travail des autorités nationales et locales, dans l'hypothèse où la pandémie se déclarerait. Au total, le plan coûtera au contribuable 7,1 milliards de dollars, une enveloppe déjà approuvée par le Sénat la semaine dernière.


Le coeur de la stratégie de l'administration repose sur le stockage de vaccins. L'administration Bush a passé des contrats avec deux groupes pharmaceutiques, l'américain Chiron -en passe d'être racheté par le suisse Novartis- et le français Sanofi-Aventis, pour produire un vaccin prototype. Ce vaccin, construit à partir du virus actuel H5N1, ne sera pas forcément adapté à un virus mutant qui se transmettrait entre humains. Néanmoins, il pourrait limiter le nombre de morts en cas de pandémie. Le gouvernement envisage de stocker 20 millions de ces vaccins. Par ailleurs, elle compte stocker des antiviraux qui, s'ils sont pris assez tôt, permettent de limiter la gravité de la maladie une fois contractée.


Bush entend également faciliter le développement rapide de vaccins, une fois detecté le virus que l'on veut combattre. Actuellement, il faut environ neuf mois pour développer un vaccin, à partir des oeufs des oiseaux infectés. Les chercheurs du NIH et d'ailleurs travaillent sur un processus beaucoup plus rapide, dans lequel le vaccin serait bâti directement à partir des gènes des cellules de l'oiseau. Bush promet près de 3 milliards de subvention pour encourager ces recherches. En attendant, fidèle à un de ses dadas -la protection des entreprises contre les poursuites- le président va demander au Congrès de protéger les producteurs de “vaccins qui sauvent des vies” contre les éventuels procès.

Sources : LIBERATION

Posté par Adriana Evangelizt

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