La frustration américaine contre Moscou

Publié le par Adriana Evangelizt

La façon dont Cheney a critiqué la Russie ressemble au comportement d'un éléphant dans un magasin de porcelaine, la même chose. On voit là le tact de l'individu. Morgue, arrogance, insolence, mépris... il y a quelques temps, nous avons tracé un portrait de l'individu dans notre site Visionnaire, Dick Cheney le maléfique... sa mission est toujours la même, en digne disciple de Strauss, extrêmisme et va-t-en guerre. Même Condoleeza Rice n'a pas droit de cité, elle est obligée de se conformer aux voies ténébreuses tracée par cet homme qui ne poursuit qu'une ambition, la sienne. Il se prend pour le Maître du monde et quelque part, il l'est... vu les horreurs pratiquée par sa politique. Le problème c'est qu'en critiquant Poutine -ou son régime- il va avoir fort à faire car le Russe a plus d'un tour dans son sac. Et il a aussi sa façon à lui d'exercer des représailles... comme vous pourrez le constater dans les prochains articles que nous allons poser...

Les critiques de Cheney contre Moscou illustrent la frustration américaine

Les vives critiques du vice-président américain Dick Cheney à l'encontre de la politique intérieure russe illustrent la frustration croissante de Washington face à un régime jugé autoritaire et aux choix diplomatiques trop éloignés des positions de Washington.

Elle soulignent aussi le dilemme de l'administration Bush, qui fait la promotion des valeurs démocratiques chez son ancien ennemi de la guerre froide tout en quémandant l'aide de Moscou pour plusieurs dossiers épineux.

M. Cheney a fait sensation jeudi en accusant Moscou d'utiliser ses ressources en gaz et pétrole »comme instruments de manipulation et de chantage» envers les anciennes républiques soviétiques.

»De manière abusive et déplacée, le gouvernement restreint les droits. D'autres démarches du gouvernement russe restent contreproductives et risquent de jouer sur les relations avec d'autres pays», a-t-il ajouté pour faire bonne mesure, dans un discours qui a manifestement déplu au Kremlin.

Cette virulence intervient dans une période particulièrement délicate, alors que Washington tente de convaincre la Russie de soutenir un sévère projet de résolution de l'Onu sur l'Iran.

Elle précède de deux mois un sommet du G8 (les sept pays les plus industrialisés plus la Russie) à Saint-Petersbourg où le président Vladimir Poutine s'attend à être interpellé sur le rythme des réformes en Russie.

Le Département d'Etat a endossé le discours de M. Cheney, signalant qu'il avait pu en prendre connaissance à l'avance, et qu'il reflétait l'opinion de l'administration.

»Il ne s'agit pas d'un nouveau discours de politique», a déclaré jeudi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères. »Il trace l'horizon de la démcoratie et fournit, je crois, une évaluation très claire du stade où en est la Russie», a ajouté Sean McCormack.

Certes le contenu des critiques de M. Cheney n'est pas particulièrement nouveau venant de Washington, mais son ton tranche avec l'approche suivie par la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice, qui tente d'adoucir Moscou.

Mme Rice met régulièrement en garde contre des tentatives d'isoler les Russes. Le mois dernier, elle avait souligné que les commentaires américains sur la démocratie ne sont pas prononcés »d'une façon accusatoire».

Reste que les relations russo-américaines se sont refroidies depuis la fameuse rencontre au sommet de 2001, où M. Bush avait dit qu'il avait pu voir l'âme de son homologue Vladimir Poutine et reconnaître quelqu'un avec qui il pouvait travailler.

La liste des sujets de critiques ne cesse de s'allonger, sur la concentration des pouvoirs par le Kremlin, la répression des médias et l'effort pour contrôler les organisations pro-démocratiques et de défense des droits de l'homme.

Des experts estiment qu'en durcissant le ton face au Kremlin, via Cheney, M. Bush entend prendre ses marques avant le sommet de Saint-Pétersbourg et pousser les Russes à prendre des mesures pour éviter un fiasco sur ce thème lors de la réunion des 15-17 juillet.

Mais ils ajoutent que Washington risque aussi de s'aliéner Moscou. »Le discours de Cheney (..) a sans aucun doute toutes les chances d'irriter le Kremlin, et à mon avis a peu de chance d'obtenir les résultats voulus», déclare Stephen Larrabee, spécialiste de la sécurité européenne à la Rand Corporation.

»Il est clairement important d'essayer de garder un équilibre, parce qu'il vaudrait mieux pour nous avoir la coopération de la Russie face à l'Iran et au Hamas, si possible», ajoute-t-il.

Jusqu'à présent, Moscou s'est montrée très réticente à adopter une ligne dure face à l'Iran qui pourrait conduire en dernier ressort à des sanctions. Les Russes résistent également aux efforts pour isoler le groupe radical islamiste Hamas, vainqueur des dernières élections palestiniennes.

Sources : TAGEBLATT

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans Poutine Bush

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