La vie atroce des enfants handicapés en Roumanie
Alors deux mots sur les pays "démocratisés" de l'Est que les USA nous imposent en Europe. Car il n'y a pas d'autres mots. La tactique de Etats-Unis c'est de nous forcer la main pour que l'Europe ressemble à un assemblage hétéroclite d'Etats qui n'ont rien à voir dans leur façon de vivre avec les 6 pays prévus à la base. Mais surtout d'agiter la carotte devant ces pays, quelques millions d'euros, pour y installer des bases de l'Otan dont les bombes fatalement nous retomberont sur le coin du baigneur d'ici peu. Ils ont tout calculé.
Il n'est un secret pour personne que les pays slaves n'ont pas la même façon de voir les droits de l'Homme que la France, la Norvège, la Suède, la Hollande, l'Allemagne, l'Espagne ou l'Italie, j'en ai sûrement oublié. L'Angleterre, par exemple... mais passons. En Roumanie, il faut voir comment les handicapés sont traités. Il y a cent mille orphelins qui vivent dans des conditions déplorables tout comme 10 000 enfants sont abandonnés chaque année. Demandez à un animal s'il abandonne ses petits. Ca prouve déjà la mentalité. Des enfants abondonnés, il y en a dans tous les pays, on sait. Mais je suppose que les orphelinats français sont des quatre étoiles comparés à ceux des pays de l'Est. Vous n'avez qu'à lire le rapport du Conseil de l'Europe pour vous faire une idée. Certains patients dans les hôpitaux sont enfermés dans des cages grillagées. Pour les personnes arrêtées pour des délits, ils peuvent croupir dans des dépôts de police pendant des mois avant de recouvrer la liberté. Et on ne parlera pas bien sûr des mauvais traitements allant jusqu'à entraîner la mort que subissent les personnes arrêtées. Bref, les droits de l'Homme laissent vraiment à désirer mais malgré tout, tenez vous bien, alors que Bush et sa clique s'acharnent sur l'Iran, les USA trouvent que les droits de l'homme sont acceptables en Roumanie. Voyez un peu comme on n'a pas les mêmes valeurs. Mieux, le président Roumain se targue de vouloir entretenir un partenariat stratégique avec Londres et Washington et quelle est la raison invoquée ? Vous allez rire. En tant que membre de l'Otan, la Roumanie "a la responsabilité de sécuriser la frontière orientale de l'Union européenne." et le sieur Basescu de poursuivre sans rire "L'Union européenne n'a pas intérêt à entretenir une relation transatlantique conflictuelle car elle a du mal à assurer seule sa sécurité." Voilà, c'est dit. Le bourrage de crâne a fait son effet, la Roumanie assure notre sécurité par l'entremise des bases de l'OTAN américaines. Décidément, ce pays-là se choisit toujours des amis fascistes, il y a d'abord eu Hitler maintenant c'est Bush-Cheney. On poursuit dans la même voie. Car pour rappeler un peu l'Histoire, il faut savoir que lors de la dernière guerre, jusqu'en 1940, la Roumanie était l'alliée des franco-britanniques puisque des accords furent signés avec Georges Bonnet mais en même temps, la Roumanie faisait du business avec Hitler. "Mais, en réalité la Roumanie était d'ores et déjà entrée dans la sphère d'influence des nazis. La moitié de ses importations et tout son armement provenait d'Allemagne. Le 10 décembre 1938 un accord avait été signé entre le IIIe Reich et la Roumanie. ce texte prévoyait la fourniture par les Roumains de céréales et de pétrole en échange de 65 millions de Reichmarks. En février 1939, Carol II et H. Göring étaient parvenus à un second accord de coopération économique : Ploesti aurait à produire 628.000 tonnes de pétrole par an pour l'Allemagne, l'agriculture roumaine serait structurellement adaptée afin de satisfaire aux demandes des nazis, tandis qu'en échange, le Reich équiperait l'armée et l'aviation avec ses nouveaux chasseurs Heinkel 112 et ses canons de Flak. Mieux, Carol, fit appel aux Allemands pour construire un nouveau canal ainsi que des infrastructures routières. Pour le bois de Transylvanie roumaine, Göring imposa comme condition préalable à son importation par l'Allemagne, que Carol II "fasse le ménage" et interdise aux juifs le négoce de ce produit. Ce sera fait ! " tout comme Carol vendra la France et l'Angleterre à l'Allemagne... "Hitler, qui avait la mainmise sur l'économie du pays, exigea encore plus de pétrole (1.500.000 tonnes/an) et de céréales. Pour satisfaire le Führer, Carol II proposa même aux allemands d'obliger les sociétés anglaises et françaises qui exploitaient les champs de pétrole de Ploesti à servir l'Allemagne. Les Roumains, "économiquement colonisés", venaient de vendre leur âme au diable... La France, elle, venait de perdre une nouvelle bataille diplomatique à l'Est." Vous voyez, l'histoire est en train de se reproduire car tous les pays qu'ils nous collent ont collaboré avec Hitler, la Hongrie, la Bulgarie... "L'affaire de Bessarabie créa un précédent diplomatique et politique dans lequel la Bulgarie du Roi Boris III, sympathisant de l'Allemagne nationale-socialiste, et la Hongrie, véritable état satellite du Reich, eurent tôt fait de s'engouffrer." Pour leur Nouvel Ordre Mondial fasciste, ils ont récupéré les pays qui ont connue cela par le passé. Et que dire de la Lettonie dont la présidente a réhabilité le nazisme ? Rendons-nous à l'évidence, les USA sont en train d'installer la même chose que le Führer autour de l'Europe. Dans les pays baltes et ex-urss, il y a un fort antisémitisme déjà. Le choix de ces pays n'est pas un hasard. Nous le disons et le répétons, il est temps d'ouvrir les yeux sur ce qu'ils nous préparent.
En attendant, en Roumanie, où les USA jugent les droits de l'homme acceptables, les enfants handicapés vivent un véritable martyre...

Romania : Une ONG américaine dénonce la vie atroce d’enfants handicapés
WASHINGTON (AFP) - Adolescents "attachés dans des lits d’enfants" et "couverts d’escarres" : une ONG américaine dénonce, mercredi 10 mai 2006, les conditions de vie "atroces" de jeunes Roumains handicapés mentaux placés en institutions, et demande l’intervention de l’Union européenne.
Dans un rapport d’une trentaine de pages publié mercredi 10 mai 2006, l’association Mental Disability Rights International (MDRI), spécialisée dans le handicap mental et les droits de l’homme, affirme qu’elle a été témoin de sérieuses violations des droits de l’enfant dans plusieurs institutions qu’elle a pu visiter en Roumanie, en 2005 et 2006, notamment à Braila, dans le sud-est du pays. Photos et vidéos à l’appui, le rapport évoque des enfants "enserrés de la tête au pied dans des draps utilisés comme camisoles de force", "mal-nourris", "couverts de blessures ou d’escarres" ou "assis dans leurs excréments". Il affirme que les enfants ainsi traités, souvent orphelins et souvent d’origine rom, "deviennent "psychologiquement ou physiquement handicapés", s’ils ne l’étaient pas à la naissance. "Je n’ai jamais rien vu de pire en treize ans" de visite d’institutions, déclare à l’AFP Eric Rosenthal, directeur-général de l’association. A Braila, quarante-six enfants, entre 7 et 17 ans, ont été trouvés dans un hôpital psychiatrique pour adultes. "J’étais horrifiée", dit à l’AFP Karen Green McGowan, une infirmière qui travaille avec des handicapés mentaux depuis 1965. "Ils étaient nourris sans jamais sortir de leur lit, et pesaient 20 % du poids qu’ils auraient dû peser", ajoute-t-elle. "Nous avons trouvé des adolescents si émaciés qu’ils paraissaient avoir trois ou quatre ans", affirme le rapport. "Leurs bras et leurs jambes étaient tordus et contorsionnés à force de n’être pas utilisés, et atrophiés", ajoute le rapport. M. Rosenthal précise qu’à l’issue de la visite de Mental Disability Rights International à Braila, en juin 2005, les enfants avaient été déplacés vers deux institutions plus petites, plus récentes et plus propres, mais inadaptées pour les soins qu’ils nécessitaient.

M. Rosenthal souligne que la loi adoptée par la Roumanie interdisant le placement d’orphelins nouveaux-nés en institutions, ne s’applique pas aux enfants présentant "des handicaps sévères". Selon lui, beaucoup d’orphelins normaux ou présentant de légers handicaps sont en fait répertoriés comme "sévèrement handicapés" et laissés à l’abandon dans ces institutions. Selon M. Rosenthal, il n’y a pas de statistiques claires sur le nombre d’enfants handicapés dans ces institutions, mais il estime leur nombre à plusieurs milliers, dans des établissements non officiellement répertoriés. "Le monde croyait que la Roumanie avait réglé sa politique en matière d’orphelinats, mais je pense que l’Union européenne a été trompée", ajoute M. Rosenthal. En 2006, "les statistiques des autorités roumaines" estimaient à "plus de 31000" le nombre d’enfants placés en institutions, indique le rapport qui "craint" que le nombre réel ne soit "beaucoup plus élevé". Mme McGowan souligne que la plupart des enfants concernés appartenaient à la communauté Rom. "Ce qui me met vraiment en colère, c’est qu’ils étaient des nourrissons normaux et qu’ils deviennent handicapés en raison du système", dit-elle.
L’association dont le siège est à Washington, active dans plusieurs pays du monde, dit avoir mis dix-huit mois pour réaliser son enquête. Mental Disability Rights International appelle la Commission européenne, qui doit décider, le 16 mai 2006, si la Roumanie rejoint l’Union en 2007 ou en 2008, à "reconnaître" et à "prendre position" sur les "violations des droits de l’homme" dont sont victimes ces jeunes.
Sources : Intérêt Général
Posté par Adriana Evangelizt