Cheney pousse la Russie à l'hostilité

Publié le par Adriana Evangelizt

Cheney pousse la Russie à faire montre d'hostilité (expert)

MOSCOU, 15 mai - RIA Novosti. La dernière semaine s'est déroulée sous le signe de l'hostilité grandissante dans les relations entre la Russie et l'Occident, selon la Nezavissimaïa gazeta.

On en veut pour preuves le discours prononcé à Vilnius par Dick Cheney, les propos acerbes tenus par George W.Bush et certains fragments caustiques de certaines allocutions de Vladimir Poutine. Les événements évoluent selon le schéma de la guerre froide des années 70. Sur quoi pourrait déboucher cette confrontation verbale?

Gleb Pavlovski, conseiller de l'administration du président russe: Il ne faut pas conférer au discours prononcé à Vilnius par Dick Cheney plus de portée qu'il n'en a. C'est un galimatias fort ressemblant au style des discours de Tchernenko (successeur de Youri Andropov à la tête de l'URSS - ndlr). Cependant, il recèle deux ou trois phrases prononcées sciemment pour inciter la Russie à avoir un comportement hostile. Vladimir Poutine a refusé de ce prêter à ce jeu et l'a même tourné en dérision.

Alexeï Malachenko, membre du conseil scientifique du Centre Carnegie de Moscou: La tension se maintiendra avec des hauts et des bas tant que la Russie se distanciera graduellement de l'Occident et des Etats-Unis. Un processus qui a pour origine des motivations extérieures et intérieures tant en Amérique qu'en Russie. Les anciennes formes de confrontation sont tout simplement impossibles par définition: les grandeurs, les objectifs et les tâches sont par trop différents. Actuellement la Russie est sur la défensive: le pays est plus petit et il n'a pas les alliés dont il aurait besoin.

Depuis l'éclatement de l'Union soviétique les attentes des deux parties ne se sont pas toutes réalisées: là bas on espérait que nous nous engagerions dans la voie de la démocratie et que nous nous transformerions à l'image de l'Europe. Ici on misait sur un soutien inconditionnel. On s'est aperçu que le pays n'est pas comparable avec le monde occidental: les valeurs sont trop différentes. Les ambitions affichées par nos dirigeants visent subconsciemment à transformer le pays en superpuissance. Or, c'est tout autre chose que l'on attend de la Russie: une plus grande adéquation et l'absence d'ambitions. Les deux parties sont responsables de ce qui se produit, mais, à mon sens, la Russie a commis de très nombreuses erreurs.

Viktor Ozerov, président du comité défense et sécurité du Conseil de la Fédération: Nous sommes en présence d'un processus normal: la Russie a cessé de gober les conseils des Etats-Unis, désormais elle pose un regard pragmatique sur l'échiquier international et le processus en question est une réaction à la nouvelle politique extérieure appliquées par la Russie. Ce n'est pas un remake de la guerre froide... Aujourd'hui personne n'entend exacerber la situation jusqu'à ce niveau pour que cela n'ait pas de retombées sur l'économie.


Sources : RIA NOVOSTI
Posté par Adriana Evangelizt
Publicité

Publié dans Poutine Bush

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article