Washington cherche à placer son bouclier en Europe

Publié le par Adriana Evangelizt

Les pays de l'Est imbriqués dans l'Union Européenne nous ont déjà fortement déçu par leur position vis-à-vis de l'Irak. Là, ça recommence avec le bouclier anti-missiles. S'ils sont pro-américains -avec tous les désastres que cela comporte dans le futur- ils n'ont rien à faire en Europe. La Pologne, ce pays où la misère est à un point culminant, se laisse appâter par les dollars de l'oncle Sam et nous fait injure. Nous espérons fortement que les pays européens ne vont pas rester inactifs. Les Usa n'ont rien à foutre en Europe. Absolument rien.

Washington cherche à placer son bouclier anti-missiles en Europe

par Jean-Cosme Delahoye

24 H

Le New-York Times d'hier affirme que les Etats-Unis sont en train de sonder des pays européens prêts à accueillir son bouclier anti-missiles. La Pologne et la République Tchèque sont candidates potentielles.

Caspar Weinberger est décédé le 28 mars dernier. Secrétaire à la Défense sous Ronald Reagan, il avait été chargé en 1983 de démarrer le gigantesque chantier du bouclier antimissiles américain. Ce projet, qui a déjà coûté plus de 100 milliards de dollars, est aujourd'hui au cœur de la stratégie militaire à long terme de l'administration Bush. Lors des funérailles de Weinberger le 4 avril, Donald Rumsfeld, actuel Secrétaire à la Défense, lui avait rendu un vibrant hommage et glissé une petite phrase: «Alors que nous sommes en train de mettre en place la première phase de notre système de défense anti-missiles, nous pouvons rendre hommage à la persistance de Caspar Weinberger.»

Le New York Times a révélé hier que le Pentagone poursuit ses efforts sur ce dossier et a demandé 56 millions de dollars au Congrès pour chercher des sites en Europe susceptibles d'accueillir d'ici 2011 une base antimissiles américaine. Le but du Pentagone est de pouvoir répondre à une éventuelle attaque de l'Iran.

Le quotidien new-yorkais mentionne deux candidats potentiels: la Pologne et la République tchèque. Le ministère polonais de la Défense a récemment fait savoir qu'il avait transmis une liste de questions à Washington sur ce dossier avant d'entamer des discussions plus approfondies. Du côté tchèque, un porte-parole du ministère de la Défense a déclaré à l'AFP qu'il n'y avait pas eu d'approche américaine «concrète».

Alors qu'une liste de sites potentiels doit être remise à Donald Rumsfeld d'ici l'été, le Times rappelle - citation du ministre de la Défense du gouvernement Poutine à l'appui - que la démarche américaine ne réjouit pas la Russie. Moscou ne voit pas d'un bon œil la possible création d'une infrastructure qui constituerait la première présence militaire américaine permanente sur sol polonais.

Fronde démocrate

Ces repérages américains se déroulent dans une période difficile pour le projet de bouclier antimissiles. Il y a deux semaines, une fronde démocrate à la Chambre des Représentants a tenté en vain de réduire de moitié les 9,3 milliards de dollars qui lui sont alloués pour l'année prochaine. L'opposition accuse ce projet d'être un puits financier sans fond. Des scientifiques estiment en outre que le système est incapable d'intercepter un missile. Jusqu'ici la plupart des tests se sont soldés par des échecs. Et l'année dernière, le groupe Boeing qui est chargé de développer des composantes du bouclier antimissiles, s'est vu retirer 107 millions de dollars de primes par le Pentagone pour n'avoir pas réussi à atteindre les buts qui lui avaient été fixés.

Sources : 24 H

Posté par Adriana Evangelizt

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article