85 000 déplacés en 2 mois en Irak

Publié le par Adriana Evangelizt

Il faut bien se rendre compte que le chaos qui règne en Irak est bien sûr dû à tout un tas d'entités troubles veillant soigneusement à ce que les évènements prennent un certain sens. Hormis les sbires des services secrets israélo-étatsuniens, mercenaires, et autres criminels en tous genres,  il ne faut pas oublier les moudjahidine du peuple qui ne doivent pas se gêner pour apporter leur griffe dans certains massacres dans le seul but de faire accuser l'Iran... on sait pertinemment comment procèdent ceux qui veulent faire aboutir leur cause... en attendant, le peuple irakien vit un calvaire, les atrocités et pression sont telles qu'ils sont obligés de changer de zone. Nous y voyons là un geste délibéré pour faire en sorte que chaque ethnie se regroupe sur une portion de territoire afin d'en délimiter les frontières ensuite... la même chose que pour la Yougoslavie. Disséqué, dépecé, martyrisé, l'Irak agonise sous les coups de boutoir des protagonistes masqués dont la plupart sont vendus tant aux Usa qu'à Israël... et qui dit vendus à ces états dit forcément des millions de dollars à la clef... belle mentalité !

Plus de 85 000 déplacés en deux mois en Irak, selon l'ONU

Plus de 85.000 personnes ont été contraintes de quitter leurs foyers en Irak sous la pression des violences et des menaces, a relevé l'Onu dans son rapport bimensuel sur la situation des droits de l'Homme dans le pays, rendu public mardi.

"Face à la violence omniprésente, les Irakiens continuent de quitter leurs foyers, volontairement ou sous la contrainte des insurgés, des milices ou d'autres groupes armés", selon le rapport qui porte sur mars et avril.

Ce document cite des chiffres de l'Organisation internationale des migrations (OIM), selon laquelle le nombre de personnes déplacées depuis l'attentat du 22 février contre le mausolée chiite de la ville sunnite de Samarra atteint 14.307 familles soit 85.842 personnes.

"Beaucoup de familles chiites quittent les régions centrales de l'Irak (Bagdad, Al-Anbar, Salaheddine) pour les provinces du sud (Najaf, Qaddissiya Wasset, Kerbala). Les familles sunnites quittent le Sud pour les provinces de Bagdad, Diyala et Al-Anbar", détaille le rapport en citant l'OIM.

L'Onu a également rappelé que "le nombre de détenus dans le pays demeure élevé, ce qui constitue une source importante de mécontentement de la population", avec 28.700 détenus au 30 avril 2006, selon des chiffres du ministère irakien des droits de l'Homme.

Quelque 15.387 personnes dont détenues par la Force multinationale (FMN), 7.727 par le ministère de la Justice, 5.077 par le ministère de l'Intérieur, 333 par celui de la Défense et 176 mineurs par le ministère du Travail et des Affaires sociales, selon le rapport.

L'Onu note cependant que le nombre de personnes détenues par la FMN a baissé de 7,5% par rapport à fin février.

"Il faut souligner que selon la loi irakienne, seul le ministère de la Justice est apte à gérer les centres de détention. Les ministères de l'Intérieur et de la Défense ne peuvent détenir des gens que pendant une brève période définie par la loi", a précisé le rapport.

"Il est très grave que de nombreux cas d'assassinats, de torture, de mauvais traitements des détenus ne fassent pas la plupart du temps l'objet d'enquêtes sérieuses et restent donc impunis", a constaté l'Onu, qui déplore le "nombre limité de juges d'instruction".

"Nous souhaitons la création aussi rapidement que possible d'une Commission indépendante des droits de l'Homme", a affirmé lors de la présentation du rapport le responsable onusien des droits de l'Homme en Irak, Gianni Magazzenni.

Les milices sont également responsables de nombreuses violations des droits de l'homme, selon l'Onu. "Au cours des deux mois étudiés, aucune action n'a été menée pour résoudre le problème des milices, renforçant leur sentiment d'impunité", a regretté l'organisation.

Enfin, l'Onu a rendu publics des chiffres concernant le nombre de personnes assassinées dans la seule ville de Bagdad.

"L'Institut médico-légal de Bagdad a délivré 1.294 certificats de décès par la suite de violences en mars et 1.155 en avril, la plupart du temps tués par balles", a-t-elle indiqué.

Sources : LE MONDE

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans IRAK

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